Bilinguisme : entretien avec François Grosjean

Publié le 30/01/2015 par Éditions Assimil
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Couv FGrosjean parler plusieurs langues
Le psycholinguiste et spécialiste du bilinguisme François Grosjean publie Parler plusieurs langues – le monde des bilingues aux éditions Albin Michel, un livre étonnant qui remet en cause de trop nombreuses idées reçues sur ce phénomène.
« Moi, bilingue ? non, pas du tout, j’ai beaucoup de lacunes dans mon autre langue… ». Combien de fois avons-nous entendu cette protestation chez des personnes parlant (par exemple) plusieurs langues chez eux avec leurs parents ou leurs enfants ? Combien de jeunes hommes ou de jeunes femmes ont hésité à faire figurer l’adjectif « bilingue » sur leur CV, craignant de passer pour de prétentieux candidats, ou tout simplement de ne pas être à la hauteur ? Après plusieurs ouvrages consacrés au bilinguisme en langue anglaise, François Grosjean (lui-même bilingue et animateur d’un site en anglais et en français) publie Parler plusieurs langues – le monde des bilingues, un livre essentiel sur le sujet et son premier en langue française.
Il est fort à parier que cet ouvrage sera libérateur pour de nombreux bilingues, car le bilingue ou la bilingue est d’abord une personne qui ne se sent pas autorisé(e) à se qualifier ainsi. Cet empêchement et cette forme de complexe trouvent leur origine dans une tradition trop normative, où le bilinguisme est toujours envisagé comme la pratique de deux langues avec des compétences équivalentes. François Grosjean défend une autre voie avec des arguments convaincants, tout en proposant une typologie des bilingues et en faisant le point sur les effets supposés négatifs ou positifs du bilinguisme, un objet de fantasmes et de mythes qui ont, comme tous les mythes, la peau dure.


Il ne se passe pas une semaine sans qu’une nouvelle étude sur le bilinguisme apparaisse dans les médias. C’est surtout un sujet pour la presse féminine et pour le monde de l’éducation. Est-ce qu’il existe toujours autant d’idées fausses ou d’idées reçues sur la question ?

Malheureusement, de nombreux mythes subsistent au sujet du bilinguisme. Par exemple, il s’agirait d’un phénomène rare (en fait, environ la moitié de la population du monde est bilingue) ; la personne bilingue posséderait une maîtrise parfaite et équivalente de ses différentes langues (il est rare qu’une telle maîtrise soit atteinte dans toutes les langues) ; le bilingue acquerrait ses langues dans sa prime enfance (en vérité, on peut devenir bilingue à tout âge) ; le bilingue serait un traducteur-né (ceci est rarement le cas) ; le bilinguisme précoce chez l’enfant retarderait l’acquisition du langage (en réalité, les grandes étapes d’acquisition sont atteintes aux mêmes moments chez tous les enfants, monolingues ou bilingues) ; et le bilinguisme affecterait négativement le développement cognitif des enfants possédant deux ou plusieurs langues (en vérité, l’enfant bilingue montre souvent une supériorité par rapport à l’enfant monolingue pour ce qui est de l’attention sélective, la capacité à s’adapter à de nouvelles règles, et les opérations métalinguistiques). Pour illustrer combien le bilinguisme est encore considéré comme exceptionnel, j’ai dû chercher mon nouveau livre, lors d’un récent voyage à Paris, dans la section « Psychanalyse » d’une librairie bien connue du Quartier Latin !

Expliquez-nous pourquoi vous estimez que « le principe de complémentarité » est au cœur du phénomène du bilinguisme. Que recouvre cette notion essentielle ?
Selon ce principe, les bilingues apprennent et utilisent leurs langues dans des situations différentes, avec des personnes variées, pour des objectifs distincts. Les différentes facettes de la vie requièrent différentes langues. Cette répartition des langues par domaine et activité est bien connue au niveau sociétal où la notion de diglossie existe depuis longtemps, à savoir l’utilisation de deux langues, ou de deux variétés d’une même langue, en distribution complémentaire (par exemple, l’allemand et le suisse allemand en Suisse, l’arabe dialectal et l’arabe standard dans les pays de langue arabe, etc.). Chez l’individu bilingue qui n’habite pas dans un environnement diglossique, le compartimentage linguistique est moins net, car il existe des domaines et activités où il est possible de se servir de plusieurs langues. Ceci dit, il y en a aussi qui sont réservés strictement à une langue. Des exemples particulièrement clairs concernent les choses apprises par cœur telles que prier, compter, calculer, ainsi que l’expression de diverses émotions, telle que jurer. N’oublions pas non plus les numéros de téléphone et les mots de passe. Quant à des matières que l’on connaît dans une seule langue, chaque bilingue peut en énumérer plusieurs. Dans mon cas, je connaissais la statistique qu’en anglais avant de devoir enseigner un cours sur le sujet et apprendre toute la terminologie française.

Le principe de complémentarité exerce une influence sur de nombreux phénomènes psycholinguistiques tels que la perception et la production de la parole, la mémoire verbale, l’acquisition des langues chez les enfants bilingues, etc. Il a également un impact sur la connaissance linguistique de la personne bilingue dans ses différentes langues. En effet, si une langue est utilisée dans un nombre restreint de domaines ou activités, forcément avec des interlocuteurs moins nombreux, elle ne sera pas aussi développée que la langue utilisée dans plus de contextes. Le vocabulaire sera plus restreint, et les niveaux de style et les connaissances discursives et pragmatiques seront affectés. Sans une bonne compréhension du principe de complémentarité, on restera insensible à de nombreuses manifestations du bilinguisme chez l’individu.

Votre livre montre de façon étonnante que les bilingues eux-mêmes ne se vivent ni ne se représentent eux-mêmes comme bilingues. Le bilingue, on a l’impression que c’est toujours l’autre, celui qui est bien plus compétent que moi dans chacune des langues qu’il parle. Est-ce que c’est une des raisons qui vous a poussé à écrire des ouvrages sur le sujet, histoire de vraiment cerner le phénomène et de décomplexer en quelque sorte les bilingues ?
Bilingue depuis l’âge de huit ans, j’ai commencé à m’intéresser scientifiquement au domaine lorsque j’ai fait mon mémoire de maîtrise à la Sorbonne en 1967-1968 (il n’y avait qu’une seule Université de Paris à l’époque). Il est vrai qu’une des raisons de choisir ce sujet était un désir de comprendre mon propre bilinguisme. Mais rapidement, j’ai constaté que plus on travaillait dans ce domaine, mieux on pouvait le comprendre, et ainsi en parler en toute connaissance de cause. J’ai donc poursuivi mes lectures et mes recherches et ai écrit un premier livre, Life with two languages: An introduction to bilingualism (Harvard University Press, 1982). Cet ouvrage faisait le point sur les travaux jusqu’à cette date, démythifiait (déjà!) le phénomène, et présentait des témoignages de bilingues. Mes réflexions et mes travaux ont continué après, et quatre autres livres ont suivi. Le plus beau retour que je puisse avoir provient de bilingues qui m’écrivent pour me remercier de les avoir libérés, en quelque sorte, et de se sentir enfin libres de pouvoir dire qu’ils sont bilingues. Un article du journal suisse, L’Express, dans lequel je suis interviewé, le dit fort bien dans son titre: « Ces bilingues qui s’ignorent ». Je ne vous cache pas que j’aurais bien aimé avoir un de ces livres quand j’étais jeune adulte et que je tentais de comprendre qui j’étais et comment étaient organisées, et fonctionnaient, mes deux langues !

Vous définissez le bilinguisme dans votre ouvrage de façon fort précise comme « l’utilisation régulière de deux ou plusieurs langues ou dialectes dans la vie de tous les jours ». C’est une définition plus vaste que la définition classique qui consiste à faire du bilingue quelqu’un ayant une maîtrise équivalente de deux langues. Et c’est une définition qui permet de distinguer le bilingue d’un polyglotte, qui n’utilise pas forcément régulièrement les langues qu’il connaît. Quel a été votre cheminement pour façonner cette définition simple et convaincante mais inattendue ?
Dès le début de mes travaux sur le bilinguisme, je me sentais inconfortable face à une définition qui mettait uniquement l’accent sur la maîtrise de deux ou plusieurs langues, maîtrise qui, en plus, devait être parfaite. Certains ajoutaient aussi qu’il fallait que les langues soient acquises dans la petite enfance. Or, j’ai toujours été entouré de personnes qui menaient parfaitement bien leur vie avec deux ou plusieurs langues mais qui, selon ces critères, n’étaient pas bilingues. Or, elles n’étaient pas non plus monolingues !

Il est vrai qu’un petit nombre de bilingues, comme certains interprètes, traducteurs, et professeurs de langue, entre autres, remplissent les exigences ci-dessus. Mais la plupart de ceux qui se servent de deux ou de plusieurs langues dans la vie de tous les jours n’ont pas une compétence équivalente et parfaite de leurs langues. De plus, ils sont nombreux à avoir acquis leur(s) autre(s) langue(s) à l’adolescence, ou même à l’âge adulte, et non dans la petite enfance. En outre, ils se servent de leurs langues dans des situations différentes, avec des personnes variées, pour des objectifs distincts, comme nous l’avons vu précédemment.

Ce constat a amené des chercheurs à proposer des atténuations à une définition trop restrictive. Ainsi, deux d’entre eux qui ont marqué la recherche sur le bilinguisme en leur temps, Uriel Weinreich et William Mackey, ont opté de manière indépendante pour une définition plus simple du bilinguisme : l’utilisation alternée de deux ou de plusieurs langues. C’est sur cette base, en 1982 déjà, que j’ai proposé la définition que j’utilise toujours : le bilinguisme est l’utilisation régulière de deux ou plusieurs langues ou dialectes dans la vie de tous les jours. Cette définition est nettement moins restrictive et englobe des bilingues très différents les uns des autres. De plus, elle présente plusieurs avantages. Tout d’abord, elle tient compte des bilingues mais aussi des plurilingues, qui se servent de trois langues ou plus. Ensuite, elle inclut les dialectes, ce qui correspond à une réalité courante dans de nombreux pays. Enfin, la connaissance linguistique n’est pas totalement exclue de cette définition. Si une personne se sert régulièrement de deux ou de plusieurs langues, elle doit forcément avoir un certain niveau de compétence dans ses langues. L’inverse n’est pas toujours vrai, par contre – on peut connaître une langue sans la pratiquer. Depuis, comme on peut le voir dans mon récent livre, je montre comment le facteur « connaissance linguistique » d’une langue, et le facteur « utilisation » de celle-ci peuvent cohabiter harmonieusement dans la description de la personne bilingue.

Vous défendez une approche « holistique » de la personne bilingue. Pouvez-vous nous l’expliquer ?
La coexistence et l’interaction de deux ou plusieurs langues chez le bilingue ont créé un ensemble linguistique qui n’est pas décomposable. En effet, un bilingue n’est pas deux ou plusieurs monolingues en une seule personne, mais un être de communication à part entière. Lorsque son bilinguisme est stable, après d’éventuelles périodes d’apprentissage ou de restructuration des langues, le bilingue présente la même compétence communicative que le monolingue, et communique aussi bien que ce dernier avec le monde environnant, mais de manière différente.

Afin de converser avec les personnes qui l’entourent, le bilingue se sert d’une langue, de l’autre ou des autres, ou de plusieurs à la fois sous la forme d’un « parler bilingue », à savoir l’utilisation d’une langue de base à laquelle s’ajoutent des éléments d’une autre langue sous forme d’alternances de code et d’emprunts de mots ou d’expressions. Il ressemble, en quelque sorte, au coureur de 110 mètres haies qui combine en partie les compétences du sauteur en hauteur et du sprinter, mais qui le fait de telle manière qu’elles deviennent un tout indissociable, formant ainsi une compétence à part entière. Il ne viendrait jamais à l’esprit de l’amateur d’athlétisme de comparer le coureur de 110 mètres haies au seul sauteur en hauteur ou au seul sprinter. Et pourtant, le premier combine en partie les compétences de ces athlètes de manière qu’elles deviennent un tout indissociable, formant ainsi une compétence nouvelle. En somme, le bilingue a sa propre identité linguistique qui doit être analysée et décrite en tant que telle.

Sans l’attaquer frontalement, vous soulignez l’ambiguïté de la France face au bilinguisme. A une extrémité du spectre les pouvoirs publics disent encourager le bilinguisme, mais à l’autre extrémité, l’histoire de France, et surtout la plus récente, montre au contraire une certaine brutalité à l’endroit du multilinguisme. De la même façon, le bilinguisme est un sujet d’obsession des élites françaises qui n’envisagent pas l’avenir de leurs enfants sans qu’ils parlent au moins couramment deux langues… mais des langues de prestige, cela va sans dire. Quels avantages la France pourrait-elle tirer d’une politique favorisant davantage le bilinguisme sous toutes ses formes ?
La France est un pays multilingue dans le sens sociolinguistique du terme; en effet, elle abrite des locuteurs qui se servent de nombreuses langues – on en dénombre environ 400 – en plus du français. Il est estimé qu’environ 20% de la population est bilingue. Or, la politique officielle du pays a été pendant longtemps un monolinguisme d’Etat alors que nous savons que le bilinguisme a toujours existé dans notre pays. La linguiste Henriette Walter nous rappelle qu’au début du siècle dernier, presque tout le monde était bilingue en français et dans une langue régionale. Mais l’exode rural, l’urbanisation, les médias uniquement francophones, la politique éducative de monolinguisme stricte, etc. ont fait que la France est devenue l’un des pays de l’Europe où l’on maîtrise le moins bien les langues.

Cette politique monolingue est-elle en train de changer? Il y a ici et là quelques signes d’espoir. Ainsi, la Délégation générale à la langue française et aux langues de la France (DGLFLF), rattachée au ministère de la Culture et de la Communication, a pour mission, outre la promotion et l’emploi du français, de favoriser la diversité linguistique et de promouvoir les « langues de France », à savoir les langues régionales et certaines langues minoritaires « non territoriales ». Elles sont au nombre de 75 environ, et sont assurées d’un certain appui. Le problème est que les autres langues présentes sur le territoire ne reçoivent pas le même soutien, ni régional ni national. Et pourtant, les langues que l’on trouve ici sont d’une variété enrichissante et constituent un patrimoine national et une ressource précieuse dans un monde globalisé. La France défend officiellement le bilinguisme à l’extérieur, dans le cadre de sa politique linguistique liée à la francophonie, mais elle ne le fait pas (ou ne le fait pas suffisamment) à l’intérieur des frontières.

Christine Hélot, professeur à l’Université de Strasbourg, le dit très bien. Il existe une réticence à aborder la question des langues minorées dans notre pays alors que l’on trouve un réel désir d’améliorer l’enseignement des langues. Une politique qui englobe TOUTES les langues, et qui préconiserait un bilinguisme sous toutes ses formes, reste à mettre sur pied.

Votre livre fait l’impasse sur l’examen des compétences écrit/oral chez la personne bilingue. Pourtant, cette problématique rend encore plus complexe le phénomène. Un bilingue peut être parfait à l’oral dans une langue mais médiocre à l’écrit dans cette même langue, et l’inverse dans une ou plusieurs autres langues.
Ceci est une évidence. Tout d’abord, certaines langues ne s’écrivent pas ou peu. Prenez le suisse allemand qui est la première langue des Suisses alémaniques. Elle est principalement orale, et l’écriture se fait dans la deuxième langue, acquise principalement à l’école, à savoir l’allemand standard. Ensuite, de nombreuses personnes issues de la migration – je pense avant tout à celles de la deuxième génération – parlent une langue minoritaire à la maison mais sont scolarisées en français et n’apprennent pas à écrire ou lire dans leur langue première. Cela est un fait. Il existe également des personnes qui écrivent leur deuxième langue mais qui ne la parlent que peu. Quel n’est pas le chercheur français qui n’a pas dû rédiger un article en anglais, par exemple, mais qui le parle finalement assez rarement. Tout cela souligne que l’on trouve une très grande diversité parmi les personnes bi- ou plurilingues.

Que pensez-vous de phénomènes bilingues comme le comique anglais Eddie Izzard (qui a donné trois spectacles successivement en français, allemand et anglais en juin 2014) ou l’acteur autrichien Christoph Waltz (qui parle couramment l’allemand, le français et l’anglais) qui mettent littéralement en scène leur bilinguisme ?
Je suis plein d’admiration pour ceux et celles qui se servent pleinement de leur bilinguisme dans le monde des arts et des lettres. Il faut ajouter aux exemples que vous donnez, les nombreux chanteurs qui se servent régulièrement de leurs différentes langues, séparément ou en mode bilingue, et les écrivains qui rédigent dans leurs deux langues.

Le cerveau est un enjeu majeur de santé public. Il est désormais avéré que la pratique quotidienne de deux ou plusieurs langues favorise la santé du cerveau et retarde la neurodégénérescence. Est-ce que vous imaginez que la pratique et l’apprentissage de langues s’intègrent dans des programmes de santé, ou tout simplement que la pratique des langues soit perçue de façon totalement différente dans les années à venir, comme un élément indispensable de bien-être et de développement personnel ?
Les recherches sur le cerveau bilingue ne sont qu’à leur début et il faut donc faire attention à ne pas trop anticiper les résultats définitifs que l’on obtiendra. Par exemple, les premiers travaux sur les personnes âgées souffrant de démence d’Ellen Bialystok et de son équipe ont fait grand bruit car ils ont trouvé que les patients monolingues avaient en moyenne 71,4 ans lorsque la maladie s’est installée alors que les bilingues avaient 75,5 ans, une différence de 4,1 ans. La démence se déclarerait donc plus tard chez les bilingues. Mais dernièrement, des études faites dans d’autres pays n’ont pas trouvé ces mêmes résultats. Au niveau cognitif, nous trouvons maintenant de nombreuses études qui montrent que les avantages que l’on attribuait au seul bilinguisme lors de tâches expérimentales d’attention sélective et de contrôle inhibitoire peuvent, en fait, être obtenus sans pour autant apprendre et se servir d’une autre langue. En effet, on observe aussi ces avantages chez des personnes qui ont fait des études poussées, jouent d’un instrument de musique, font de l’exercice, et même jouent à certains jeux vidéo ! Ceci dit, les autres avantages du bilinguisme sont fort nombreux, et c’est pour cela qu’il faut continuer à encourager les personnes à apprendre des langues et, si possible, à s’en servir.

François Grosjean, Parler plusieurs langues – le monde des bilingues. Editions Albin Michel, 19€.


Infographie Bilinguisme F Grosjean

 

Commentaires

Par pascal le 04/02/15 à 22h01

Donc un bilingue est une personne qui utilise au plus deux langues et un polyglotte est une personne qui utilise au moins deux langues…

Par pascal le 04/02/15 à 22h09

British version : It seems that someone able to use two languages at the more is a bilingual and if he use at least two would be a polyglottus…

American version : When you use no more than two languages you’re bilinguist and u use more than two you may be a spy…

Par pascal le 05/02/15 à 1h37

Une constatation sur la méthode de cantonais sortie il y a quelques mois…Certes c’est une méthode pratique pour apprendre le cantonais écrit…mais suite à quelques recherches sur le net…quand on cherche à trouver des ouvrages en cantonais écrit, c’est mission vraiment impossible. Le cantonais écrit semble n’exister que chez Assimil…Tout est écrit en pth et plus ou moins lu à la cantonaise…C’est quand même un peu ennuyeux…De grands classiques de la littérature sont ainsi disponibles seulement en pth…

Par Michel BELLON le 05/02/15 à 14h45

Bonjour Pascal,

Lorsque j’ai lu l’article pour la première fois, j’ai immédiatement été très étonné par l’apparente confusion (hélas, il faut une fois encore utiliser ce mot sur ce bloc-notes) faite par l’auteur entre différents termes… et je me suis dit qu’il était peu probable que j’achète un livre qui, dès le titre, associait « plusieurs langues » et « bilingue ».
J’avoue que j’ai hésité à réagir, afin de ne pas paraître trop négatif, mais puisque tu « mets les pieds dans le plat », je me décide maintenant à rajouter ma pierre.

« Bilingue » signifie « qui parle deux langues » (un étudiant bilingue) ou « qui est en deux langues » (un texte bilingue). Nous avons de même « trilingue » pour trois langues et « quadrilingue » pour quatre, bien que ce dernier soit peu utilisé. Au-delà, nous disposons de « plurilingue » pour plusieurs langues (disons de 3 à 5), et « multilingue » pour un nombre encore plus important. Tous ces mots sont formés sur des racines latines et sont en anglais presque identiques aux nôtres (bilingual, trilingual, quadrilingual, plurilingual, multilingual), mais « plurilingual » n’est pas très fréquent et c’est « multilingual » qui le plus souvent recouvre à la fois « plurilingue » et « bilingue ».
« Polyglotte » (« polyglot ») est l’exact équivalent grec de « multilingue » et est souvent utilisé en français, en tant que nom surtout, pour désigner une personne qui parle plus d’une langue, en particulier à partir de trois ou quatre.
« Monolingue » (« monolingual »), bien que le terme soit bien attesté et qu’il existe beaucoup d’hybrides gréco-latins (comme « automobile ») me paraît moins satisfaisant que « unilingue » (« unilingual »).
Enfin, « diglossie » (« diglossia ») est un terme plus technique, sociolinguistique, que l’auteur explique dans l’entretien.

Ce qui est dit dans cet article est très intéressant, mais comme on l’aura compris, je regrette que l’auteur utilise « bilingue » comme synonyme de « plurilingue » ou « multilingue », ce qui ne correspond pas au sens précis de ces mots et vient par conséquent ternir un peu l’ensemble du propos.

Bon après-midi,
Michel.

Par Michel BELLON le 05/02/15 à 14h53

***** À CORRIGER *****, et avec mes excuses :
… c’est « multilingual » qui le plus souvent recouvre à la fois « plurilingue » et « MULTILINGUE » (et non pas « bilingue », bien évidemment !).

Par pascal le 07/02/15 à 0h48

Un conseil : Pour commencer à s’y retrouver parmi toutes les langues du monde consultez l »ouvrage encyclopédique de Michel Malherbe : les langages de l’humanité….

Par Michel BELLON le 08/02/15 à 23h00

Bonsoir Pascal,

« Les langages de l’Humanité », de Michel Malherbe est un ouvrage intéressant, en particulier dans sa plus récente édition. Cependant, cela reste un ensemble de petits articles sur les langues les plus diverses, mais avec peu d’informations substantielles sur chacune : les « principales caractéristiques » sont réduites à quelques données pas toujours très pertinentes d’un point de vue linguistique, et la liste de vocabulaire qui suit ces quelques lignes, la même pour chaque langue, n’a pas de réel intérêt. Il m’a toujours semblé que ce livre cherchait à impressionner en mettant en avant une certaine « virtuosité » par accumulation d’éléments, mais sans grande richesse ni variété, somme toute. Bon, je suis sans doute un peu injuste, car il y a toute la première partie (le « Premier voyage », comme l’appelle l’auteur). Mais à la réflexion, là encore, on y trouve des choses assez inégales. Enfin, quoi qu’il en soit, le travail de Michel Malherbe mérite d’être salué, en particulier celui accompli en tant que directeur de la collection « Parlons » chez L’Harmattan.

Dans le même registre (et même format !) que « Les langages de l’Humanité », je donne nettement la préférence au « Dictionnaire des langues » d’Emilio Bonvini, Joëlle Busuttil et Alain Peyraube. Cette fois, les informations et l’analyse faite de chaque langue, bien que forcément réduite, sont beaucoup plus consistantes. Les auteurs n’ont pas jugé utile de donner ces listes de vocabulaire répétitives qui encombrent le livre de Michel Malherbe, et je pense qu’ils ont eu raison. Je recommande donc cet ouvrage qui, bien que « technique » par certains côtés, est tout de même abordable pour tout passionné des langues.

Enfin, pour en revenir au bilinguisme, puisque c’est le sujet de cette section, une approche plus « littéraire », personnelle et même passionnelle du phénomène est donnée par Luba Jurgenson dans un très beau livre intitulé « Le lieu du péril ».

Bonne lecture !
Michel.

Par Michel BELLON le 08/02/15 à 23h11

Comme cela m’arrive (beaucoup trop) souvent ces derniers temps, j’ai commis une erreur dans le message qui précède… Le livre de Luba Jurgenson s’appelle exactement « Au lieu du péril ».

Désolé de cette nouvelle bévue.
Michel.

Par pascal le 09/02/15 à 1h14

Certes, chacun des ouvrages Les langages de l’hum. et le dico des langues a une finalité différente, le premier est plus pour les curieux des langues le second -pour lequel ils s’y sont mis à 150 alors que Malherbe a écrit le sien tout seul quand même !- pour les linguistes… Ils sont donc complémentaires…comme on n’a pas encore inventé le livre papier extensible à l’infini, le ou les auteurs doivent forcément se limiter dans leur contenu (évident, Watson!). Un côté pratique aussi : il est plus facile de remercier une personne que cent cinquante individuellement (rires) Monsieur Malherbe cite même Assimil dans son ouvrage (pub gratos!!) et quelques autres pour pas faire de jaloux…Un certain Tomatis a écrit un ouvrage Nous sommes tous nés polyglottes qui essaie de faire prendre conscience que tout le monde pourrait s’il le voulait parler quelques langues…Il y aussi les ouvrages de Chomsky, d’Hagège, plutôt orientés vers la psycholinguistique et/ou la sociolinguistique…Et comme j’étais en train de chercher j’ai voulu savoir si Michel Bellon était linguiste ou quelquechose comme ça mais je n’ai trouvé qu’un Michel Bellon sculpteur, sur le net…(sans doute un autre).
Pour ma part sans avoir jamais écrit de livres sur les langues (si ce n’est quelques réflexions de jeunesse jetées sur un cahier de philo portant sur l’approche linguistique par Saussure avec lesquelles j’ai pris mon…pied -oh ! le mauvais jeux de mots!!-) je me suis toujours intéressé aux langues et comme vous j’en ai appris quelques-unes…(euphémisme mais la première qualité du savant est la modestie…) . Il est vrai que j’ai peu l’occasion de les pratiquer, mais qu’importe, elles sont comme présentes sous la main…un peu comme le gigot congelé attendant d’être réchauffé…D’ailleurs l’étude des langues est une sorte de cuisine, non? Je me suis qu’en apprenant une langue seul je progressais plus vite qu’en groupe…et peu bavard j’ai appris à me taire en plusieurs langues…(rires). Vous mentionnez la collection Parlons…En plus d’Açimil j’en ai acquis quelques-uns…Culturellement intéressant…et cela donne une attente d’un ouvrage à venir plus pour apprendre soi-même la langue…et A en a sorti certains…Suis-je bilingue ou trilingue ? D’après la définition de Grosjean que je mets en avant comme…OUI. Cela me suffit. Polyglotte ? Peut-être…Si on sait dire ‘bonjour’ et « merci’ en trente langues est-on polyglotte ? Une langue avant de se parler se ressent, voire s’aime, c’est à dire est aimée par celui qui veut l’apprendre et éventuellement s’en servir…ce n’est pas qu’une opération intellectuelle d’apprentissage voire d’apprentisme…Une langue doit toujours s’apprendre comme un nouvel…enfant…sans la comparer (trop) à sa langue maternelle…qui souvent nous semble la logique même. Sujet, verbe, complément…Et on se retrouve face à une autre langue où, comme le japonais tout est chamboulé : sujet complément verbe…( C’est quoi cette langue qui met le complément où i’ faut pas!) (humour ni bon…ni mauvais). Ou les étrangetés de l’orthographe irlandaise : taghaibh se dit ‘tour’, si je ne me trompe. Je pourrais citer les caractères chinois, japonais…que l’on finit par connaître quand on veut pas les apprendre justement ! La conjugaison basque, ou géorgienne…la lecture d’un texte écrit en écriture arabe (faut savoir lire pour comprendre et comprendre pour savoir lire!)…Ou les langues comme l’italien ou l’indonésien…ou on vous dit : vous verrez c’est tout simple et où on s’aperçoit que ce ne l’est pas toujours…Je pense que l’on peut connaître suffisamment une langue pour se dépatouiller avec dans diverses situations mais qu’on ne peut jamais la connaître à fond, y compris le français qui est ma langue dite maternelle paternelle…La simplicité des mots d’un discours ne fait pas la simplicité d’un discours …Une langue se transforme au cours du temps et je trouve un peu ridicule de vouloir la maintenir sous une forme ou une autre…Même si des ouvrages comme Le bon usage du français me paraissent un peu indispensables…La langue est-elle la propriété des académiciens ou du peuple qui la parle ? D’ici quelques siècles nos langues modernes auront été remplacées par leurs nouvelles formes…tout comme le roman a été remplacé par le français…plus personne ne parle akkadien ni sumérien, et cela ne nous empêche pas de vivre ! Si un Français du quinzième siècle lisait ce texte il le trouverait sûrement bourré de fautes…et comment sera écrit le français dans cinq cent ans ? Ou le sort de l’anglais , qui d’ici quelques décennies, à force d’être utilisé par tout le monde, devient de moins en moins du ‘plain British English’…et on tend à apprendre l’ American English, c’est à dire le International English qui n’est plus du ‘plain’…C’est un peu pareil pour l’espagnol…Il commence même à y avoir des langues mixtes : le franglais, le spanglish, le chifrais, l’italenglish, etc…Il y a aussi un fascicule un peu ancien sur les langues du monde écrit par Michel Bruguière , Pitié pour Babel, qui propose une réflexion sur l’enseignement des langues…But now is it not tea-time ?

Par Michel BELLON le 09/02/15 à 15h20

Bonjour Pascal,

Je ne suis pas sculpteur, ce que je pourrais déplorer, car les arts m’ont toujours attiré.
Et je ne suis pas linguiste professionnel non plus, en dépit de ma formation dans le domaine, avec spécialisation dans les langues slaves. J’ai pris un grand virage à la fin de mes études, pour des raisons personnelles, en particulier parce que cela m’offrait à l’époque la possibilité de vivre dans des pays comme l’U.R.S.S., la Pologne et la Bulgarie. Mais je conserve bien entendu la même passion que toi pour les langues, quelles qu’elles soient.

La liste des livres susceptibles de nous intéresser est certes longue (même si l’on se limite à ceux qui ont été écrits en français) et ce qui me désole, c’est de savoir que je n’aurai pas le temps d’en lire autant que je le voudrais.
C’est la même chose pour l’étude des langues. J’en ai généralement 2 ou 3 « en cours », sur les plus de 300 de ma bibliothèque, mais je reviens régulièrement aux mêmes, car comme tout un chacun, je suis limité dans mes capacités de mémoire, et il n’est malheureusement pas possible de pratiquer autant qu’on le souhaiterait et surtout qu’il le faudrait pour retenir et avoir un niveau minimum suffisant à une communication s’étendant au-delà des formules et mots élémentaires.

Je ne crois pas qu’aucune langue soit « simple », et d’ailleurs la relativité de ce terme devrait nous mettre en garde. Les langues les plus familières recèlent parfois des pièges qu’il est difficile d’éviter, même après des années, parfois, et les plus exotiques ont souvent des aspects d’une facilité et d’une limpidité confondantes. La logique, comme il me semble que tu le relèves, n’a que peu à faire là-dedans. Chacun trace sa route au milieu de cette « jungle », et trouve ses propres solutions.

Bon après-midi,
Michel.

Par pascal le 10/02/15 à 6h10

Pour rebondir sur ce qu’écrit Michel :
Oui, chacun trouve ses propres solutions et peut en faire part…
Un des moyens de progresser est de recopier à la main des textes en langue étrangère ,y compris des leçons d’Assimil. Puis essayer de les comprendre idéalement après les avoir mis de côté quelques jours .

Par Jean-Didier le 18/02/15 à 23h42

Bonjour Michel et Pascal,

j’ai déjà lu des oeuvres de Grosjean en anglais – apparament il choissisait de publier d’abord dans des langues importants. La raison pour laquelle il emploit le terme « bilingual » pour tout interaction dans plusieurs langues est celle-ci: Surtout dans le monde anglophone le terme « bilingual » est employé pour dénommer des gens qui parlent deux langues comme des langues maternelles, ex. né d’un père allemand et d’une mère franc,aise. Il va de soi qu’avec cette définition le phenomène du multilinguisme (>2) sera plutôt rare. Alors il pense – et je suis d’accord avec lui – que la majorité des choses que l’on dit des « vrais » bilingues peuvent être constatés avec des gens qui ont appris une ou plusieures langues étrangères.

Par Michel BELLON le 19/02/15 à 13h18

Bonjour Jean-Didier,

Je ne sais pas exactement quel usage l’auteur fait des différents termes dans ses publications, car je n’en ai lu aucune à ce jour, que ce soit en anglais ou en français.
Ce qui est sûr, c’est que lorsqu’on consulte les principaux dictionnaires anglais ou américains, le sens que tu indiques n’apparaît pas.
Cela dit, il n’est pas rare, même dans une discipline scientifique, que des auteurs donnent leur propre interprétation des mots et qu’elle diffère parfois beaucoup du sens habituellement reconnu. Mais je continue à penser que le choix fait ici amène plus à la confusion, surtout que l’étymologie des mots concernés est très apparente.
Par ailleurs, on peut poser la question en sens inverse : si on admet que bilingue soit employé pour désigner des personnes qui ont deux langues maternelles, alors comment dira-t-on pour celles (beaucoup plus nombreuses) qui pratiquent ou utilisent deux langues, dont une seule est leur langue maternelle ?

Peut-être la meilleure solution dans une situation semblable est-elle de conserver les mots déjà existants avec leur signification habituelle, et d’en créer de nouveaux pour introduire les nuances ou précisions qui paraissent nécessaires. Ainsi, pour les personnes ayant deux langues maternelles, on pourrait par exemple se servir de l’expression « bilingue de naissance » ou d’une autre équivalente (bilingue originel), utiliser le préfixe latin pour  »double » (duplilingue), ou encore le grec di-, ce qui aboutirait à un de ces mots  »hybrides » grec-latin déjà évoqués : dilingue. Bref, il me semble qu’il y a plusieurs possibilités pour clarifier les choses.

Bonne journée,
Michel.

Par Manon le 23/02/15 à 22h21

Bonjour !

Je laisse un commentaire sur ce blog parce que je réalise un projet sur le bilinguisme dans le cadre de mes études pour comprendre comment l’apprentissage de deux langues différentes à un jeune âge peut se répercuter sur les aptitudes intellectuelles et sociales des individus. J’ai réalisé pour cela un petit questionnaire qui s’adresse à des personnes qui ont grandi dans un environnement bilingue. Si vous êtes dans cette situation et que vous passez par là, auriez-vous la gentillesse d’y répondre (et éventuellement de le diffuser!) ? Promis, ça ne dure que quelques minutes!

Voici le lien : https://docs.google.com/forms/d/1hG3_ZY6-6hfAK9-XARc2UB_BH_SVwNE_c4PsCyYps18/viewform?usp=send_form

Merci d’avance,
Manon

Par Ibrahima Ba étudiant à l'ucad de Dakar le 18/09/15 à 15h48

je suis étudiant à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar,je fais mon mémoire sur le bilinguisme plus précisement sur les écoles bilingues.

Par Jane Fabulet-Roberts le 04/03/16 à 15h37

Michel Bellon,
L’auteur explique dans l’introduction de son ouvrage pourquoi il utilise le mot bilingue plutôt que multilingue. L’objectif de l’ouvrage étant d’être accessible à tous et non pas aux spécialistes, le terme bilingue est plus généralement utilisé bien que, certes, parfois incorrect si la personne est plurilingue. Il ne les confond pas du tout, après tout ceci n’est qu’une interview qui explique très grossièrement ce dont il est question. Très bon ouvrage accessible pour tout le monde. Je le conseille.

    Par Éditions Assimil le 07/03/16 à 11h44

    Bonjour, l’auteur utilise l’adjectif « bilingue » selon une acception qui est communément admise par la communauté des psycholinguistes et qui est à notre sens la seule possible. Le réel bilinguisme symétrique est extrêmement rare.

Par Michel BELLON le 07/03/16 à 16h45

Bonjour Jane et tout le monde,

Je ne doute pas un seul instant que François Grosjean, qui est un spécialiste reconnu de la question, ne confonde pas les termes bilingue et multilingue (ou plurilingue).
Et je peux comprendre que par souci de simplification il utilise un mot qui est « parfois incorrect », comme l’admet Jane.
Mais je m’interroge toujours sur le choix fait, surtout si, comme Jane le suggère, le rejet du terme multilingue (ou plurilingue) avait pour seul but de rendre l’ouvrage « accessible à tous ». Il me semble en effet que toutes les personnes susceptibles de lire un tel livre devraient pouvoir comprendre sans la moindre peine la différence qui existe entre l’unique, le double et le multiple.

Quant à l’usage du terme bilingue fait en neurolinguistique, il ne me semble pas aussi clair que le dit le message d’Assimil ci-dessus, et cela si je me réfère à la terminologie utilisée par François Grosjean lui-même dans les titres d’un certain nombre de ses ouvrages ou articles, comme par exemple « Life with Two Languages. An Introduction to Bilingualism ».

Finalement, je crois comprendre que l’extension donnée au sens strict du mot « bilingue » est due plutôt au fait que le phénomène concerne un grande quantité de combinaisons différentes, les « couples » de langues possibles étant très nombreux, ou peut-être aussi au fait que les situations les plus fréquente en pratique sont celles où il est fait usage de deux langues, même si le ou les (inter)locuteurs impliqué(s) en possède(nt) chacun trois ou plus.

Merci en tout cas pour les précisions apportées, et je terminerai en redisant que ce livre est à mon avis très important et mérite l’attention de tous ceux qui s’intéressent d’une façon générale au langage et aux langues.

Michel.

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