Chinois : entretien
avec Hélène Arthus et Mei Mercier

Publié le 01/03/2016 par Éditions Assimil
24 commentaires

Chinois collection sans peine Assimil

Mei Mercier et Hélène Arthus reviennent dans cet entretien sur la création de la nouvelle méthode de mandarin, la grande nouveauté de ce mois de mars.

Assimil : Quels ont été vos choix et vos priorités pour réaliser la nouvelle méthode de mandarin ?
Hélène et Mei : Les thèmes des dialogues répondent au cahier des charges de la collection « sans peine », qui vise avant tout l’accès à la conversation courante. Nous avons tout autant veillé à la couleur locale des dialogues qu’à leur utilité interculturelle. Chaque fait de langue est explicité et exemplifié au plus simple. Nous pensons que la progression grammaticale et lexicale – très calculée – et la variété des petites notes culturelles embarqueront en douceur nos apprenants vers de nouveaux horizons.

A : Comment vous êtes-vous partagé le travail ?
M. : Je me suis surtout chargée de la conception et de la rédaction des 100 dialogues en chinois.
H. : Et moi, j’ai fait tout le reste ! Bien sûr, Mei a constamment relu et amélioré.
M. & H. : Un vrai travail d’équipe, un solide tandem, ou plutôt un quadrige avec notre éditrice Elodie Pichon et notre correctrice Shui Min. On a bien travaillé, on est trop contentes !
Le Chinois Assimil leçon 1

A : Est-ce que les difficultés liées aux sinogrammes et à l’écriture chinoise ont dicté des choix particuliers dans le lexique ?
M. : Non, pas vraiment, puisqu’on vise la compréhension et l’expression orales. En fait, l’écriture des caractères chinois est initiée dans un volume à part en cours de rédaction et dont la sortie est prévue l’année prochaine. Ce volume d’écrit propose une étude active, concrète, crayon en main, via un questionnement simple et des solutions à vérifier. La progression pas à pas va du simple au complexe, des caractères les plus fréquents jusqu’au lexique de la communication écrite au quotidien, avec des petits plus culturels qui relancent l’effort.
H. : Pas mal de gens se mettent au chinois en refusant l’écriture, qui leur fait peur. Bon, disons qu’ils apprennent cette langue… à l’américaine. Plus tard, ils s’aperçoivent combien l’écriture les aiderait à pénétrer davantage, à mémoriser intelligemment, à découvrir une culture forte, à voyager dans le temps, l’espace, la cognition et l’imaginaire. Donc, premier principe posé : les débutants peuvent à leur guise se focaliser sur l’oral. Ils parviennent tout à fait à progresser. Bientôt ils vont reconnaître quelques signes fréquents. Une fois parvenus à un petit niveau d’oral, ils auront plaisir à écrire en caractères chinois sur leur téléphone, tablette et autre… grâce à la saisie en transcription pinyin qui se charge de convertir en caractères. La vraie magie est que, dans la foulée, le décalage oral-écrit finit par s’estomper, même quand l’écrit court loin derrière l’oral. C’est juste une affaire de lièvre et de tortue : chacun son rythme. Ceci dit, nous connaissons aussi des fous du stylo ou du pinceau qui, dès la première leçon, tombent dans la marmite, ou plutôt l’encrier chinois.

A : Est-ce que le fait de travailler à une méthode de langue vous a appris quelque chose sur la manière dont le chinois doit être enseigné ?
H. : En enseignant le chinois depuis ma jeunesse, j’ai appris à l’apprendre aux autres. Aux jeunes, aux moins jeunes, aux retraités, aux élèves “à distance”. Quant l’interlocuteur est loin ou virtuel, eh bien, le professeur a besoin de l’imaginer. De fait, nous prévoyons quatre ou cinq profils de capacité linguistique. J’ai longtemps conçu et rédigé des méthodes de chinois pour le CNED du Futuroscope de Poitiers. Par la suite, je corrigeais les travaux écrits et oraux des inscrits. Là, j’ai vite compris que la moindre imprécision génère l’erreur. Chacun apprend de ses errements !
M.: On apprend toujours en concevant une méthode, d’autant plus si on s’adresse à des apprenants autodidactes. Il faut systématiquement se mettre à leur place. D’ailleurs, je propose – si ce n’est déjà fait – l’ouverture d’un blog pour assimilistes de chinois, un genre de club qui faciliterait leurs échanges, éventuellement avec des interlocuteurs natifs, car l’apprentissage d’une langue n’est jamais une affaire solitaire.

A : Quel niveau peut-on espérer atteindre en allant au bout de la méthode compte tenu des spécificités de la langue chinoise ?
M. et H. : À l’oral niveau B2 selon le cadre européen. On peut alors communiquer avec un degré de spontanéité et d’intelligibilité qui permette une interaction normale avec un locuteur natif. On peut participer à une conversation en situation familière, présenter quelque opinion, voire la défendre ou garder son quant-à-soi.

A : Quelles sont les évolutions majeures de la langue chinoise sur les 15 ans qui viennent de s’écouler ?
M. : La langue orale a forcément beaucoup évolué avec l’ouverture au monde et le long boom économique du pays. Les néologismes sautent d’Internet dans les yeux, les cerveaux, les bouches. Au passage, des anglicismes se faufilent dans les structures de phrase. S’installeront-ils ? En tout cas, l’écriture des sinogrammes reste plus ou moins stable, si ce n’est quelques apocryphes inventés par des Netizens. Ceux-là restent inconnus au bataillon des dictionnaires académiques.
H. : Le chinois évolue plus vite que le français car il est facile de créer un néologisme en combinant deux ou trois de cette multitude de “briques” sémantiques en circulation depuis des millénaires. Les caractères sont recombinables à l’infini. Tel est le paradoxe : une écriture très ancienne qui génère des mots actuels logiquement formés. Prenons un exemple en quatre syllabes-quatre caractères : robotique 机器人学{[(engin+ustensile)+personne]+étude}, soit littéralement “étude des hommes-machines”. Parions que le mot sera encore déchiffrable dans quelques siècles, même si sa prononciation a un peu changé.

A : Quel impact Internet et les smartphones ont-ils eu sur l’évolution du mandarin ?
M. : Internet et les smartphones ont un impact énorme sur la façon de communiquer et le contenu langagier des réseaux sociaux. Selon le buzz du jour, les mots nouveaux se diffusent à toute vitesse via Internet ou Wechat. Ils finissent par s’incruster dans la langue courante du monde réel, ce qui ne va pas sans une certaine vulgarité et violence des propos.

A : Le chinois va devenir immanquablement la langue n°1 sur Internet dans les années qui viennent, et ce malgré la censure. Mais est-ce que vous pensez que le chinois puisse devenir la langue véhiculaire mondiale et supplanter l’anglais ?
M. : Je ne crois pas, et ne souhaite d’ailleurs à aucune langue de devenir hégémonique. Ceci dit, malgré un engouement soutenu pour le chinois, les Européens n’ont pas encore fait suffisamment d’efforts ni pour apprendre cette langue, souvent jugée exotique ou difficile, ni pour comprendre cette civilisation. Le nombre relativement limité des œuvres chinoises traduites en français en est une des preuves.
H. : Je ne crois pas que le chinois puisse supplanter la suprématie de l’anglo-américain, au XXIe siècle du moins. Voyons déjà ce que va devenir le Yuan. Mais il me plaît de penser qu’une écriture véhiculaire commune pouvant s’oraliser dans différentes langues serait géniale pour l’Europe : ♥ J’aime, I like, Ich liebe, lubię, me gusta, etc. Rêvons !

A : Vous êtes également traductrices de fiction du mandarin vers le français. Quels sont les jeunes auteurs chinois à suivre aujourd’hui ?
M. : Dans la bibliographie proposée en fin de méthode, vous trouverez une liste de romans à lire absolument, que leurs auteurs soient encore en vie ou non.
H. : En tout cas, Mei écrit de chouettes poèmes ! Moi, je traduis de jeunes auteurs comme Han Han et Xu Zechen. Pourquoi eux ? Parce qu’ils vivent et narrent une urbanité populaire, débrouillarde, inventive, amoureuse et désobéissante. Loin de la politique. Encore plus loin des stéréotypes de presse. Une Chine accessible au cœur.

A : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite commencer à apprendre le chinois ?
M. & H. : Le chinois n’a rien de sorcier. progresser à l’oral est assez facile. Toutefois, il faut essayer de maîtriser les tons dès le départ en écoutant et répétant le flux de la phrase. Nous vous encourageons aussi à vous initier à l’écriture chinoise. En apprenant ne serait-ce que 100 caractères de base, vous naviguerez “sans peine” vers un autre pôle de civilisation humaine.

A : Pour finir, quelle est votre expression idiomatique favorite en chinois ?
M. : 有(yǒu)志(zhì)者(zhě),事(shì)竟(jìng)成(chéng) Vouloir, c’est pouvoir.
H. : Laozi dit : 千(qiān)里(lǐ )之(zhī)行(xíng)始(shǐ)于(yú)足(zú )下(xià) Un voyage de mille lieues commence par un premier pas.

Le chinois, disponible en pack mp3, en pack CD ou en volume seul.

 

Commentaires

Par Bruno Aeschbacher le 02/03/16 à 13h55

Trop bien, me réjouis de le commander et de me remettre au mandarin.

Par Hanyu laoshi le 02/03/16 à 15h26

Les illustrations dans la methode sont bien faites. La Chine a beaucoup evolue ainsi que les Chinois. 4 natifs ont prete leur voix pour les enregistrements, indispensables pour les debutants.
漫画很棒

Par Chris Keller-Kostakiotis le 03/03/16 à 19h35

J’ai hâte de voir l’évolution de la méthode et de la langue chinoise par rapport à l’ancienne méthode de P. Kantor de 1981 remise à jour en 2008.

Concernant le nouveau manuel d’écriture chinoise qui doit paraître, j’espère que les caractères traditionnels seront abordés au même titre que les caractères simplifiés,
ce qui serait une aide précieuse à la fois pour la nouvelle méthode de chinois mandarin et pour celle de chinois cantonais (parue en 2014).

Par Javi le 09/03/16 à 18h56

Je hâte a une nouvelle version de Thaï.

Par Serbero le 02/04/16 à 19h11

J’ai eu l’occasion de jeter un œil à cette nouvelle méthode, et je dois dire que je suis assez tenté! Elle aborde bel et bien le vocabulaire contemporain, je pense notamment à celui d’internet et des nouvelles technologies, ce qui est un plus par rapport à l’ancienne version.

Mais vu que j’ai déjà le version précédente, j’hésite à prendre aussi celle-ci en complément. SI quelqu’un a un avis ou a eu l’occasion de comparer les deux à l’usage, je suis preneur!

Par Halokkin le 02/04/16 à 23h14

Je viens d’acquérir la V2, et je trouve que c’est un très bon complément de la V1!
太好了!

Par Michel BELLON le 03/04/16 à 19h23

Bonjour Serbero,

Sur le principe, et cela est donc valable pour toutes les langues, je suis d’avis de toujours se procurer les nouvelles versions des méthodes, surtout lorsqu’il ne s’agit pas d’une simple mise à jour, ce qui est le cas du Chinois tout récemment paru.

En effet, comme tu l’as remarqué, par rapport à une précédente édition parfois assez ancienne (35 ans pour le Chinois sans peine !), le vocabulaire correspond forcément mieux à la réalité présente. Aujourd’hui, les technologies et modes de vie évoluent très rapidement, et cela se reflète inévitablement dans les langues, plus rapidement que par le passé, indiscutablement. De plus, de nouveaux mots, tournures ou expressions peuvent apparaître au gré d’événements divers ou parfois de « modes ». Les nouvelles méthodes sont le miroir de ces changements, et c’est certainement là leur avantage premier sur celles qui les ont précédées.
Et puis, le fait d’avoir affaire à de nouveaux auteurs entraîne souvent une approche différente de la langue. Même si la grammaire varie bien moins vite que le vocabulaire et que la progression dans son apprentissage reste en gros la même, allant « du plus simple au plus compliqué », il n’empêche que chaque auteur présente les choses à sa façon et peut utiliser des procédés pédagogiques inédits, susceptibles d’apporter aux apprenant-e-s un éclairage intéressant sur des faits qui n’étaient pas forcément très compréhensibles pour eux ou elles jusqu’alors.

C’est pourquoi je souhaiterais (comme Chris, par exemple, pour citer un autre participant fréquent à ce bloc-notes), que des efforts soient faits pour que toutes les méthodes subissent un « toilettage » régulier, au minimum tous les 7 ou 8 ans. C’est la règle chez les éditeurs britanniques des méthodes « Colloquial » et « Teach Yourself » (avec des refontes complètes, en général), et fort heureusement, il semblerait qu’Assimil se soit aussi engagé sur cette voie, puisque depuis le début de cette décennie la plupart des titres qui ont été réédités, à l’occasion notamment des changements de maquette, n’ont pas été seulement remis en forme et réimprimés, mais ont été modifiés, complétés, voire corrigés. Citons par exemple l’ajout d’un dialogue récapitulatif du vocabulaire et de la grammaire de la semaine écoulée à la fin de chacune des leçons de révision.

Pour en revenir au sujet principal, travailler la nouvelle version d’une méthode ne signifie pas qu’on va renier la précédente. Au contraire, il faut à mon avis profiter de la version la plus récente pour renforcer ses connaissances avec la ou les version(s) plus ancienne(s).
Ma recette personnelle est la suivante : dans un premier temps, par exemple les 3 ou 4 premières semaines, j’étudie d’abord les leçons 1 à 6 (8 à 13, etc.) de la nouvelle méthode, puis lorsque j’aborde les leçons de révision, je les complète par la relecture des leçons 1 à 7 (8 à 14, etc.) de la ou des version(s) antérieure(s), en une sorte de « deuxième vague », ou plutôt « deuxième vaguelette » ! 😀 Je précise que, même si cette relecture est attentive et détaillée, je ne cherche toutefois pas à « réétudier » la ou les méthode(s) précédente(s), réservant l’effort principal de mémorisation et d’ASSIMILATION à la méthode nouvelle. Ensuite, quand le contenu de chaque leçon s’étoffe, généralement à partir de la 4ème, 5ème ou 6ème semaine, voire plus tard, selon le degré de connaissance que j’ai de la langue et le temps dont je dispose, j’alterne plus régulièrement étude de la nouvelle méthode et relecture de la ou des ancienne(s).
Bien entendu, nous avons tous une façon d’étudier qui nous convient plus particulièrement, et ce qui est efficace pour moi ne le sera pas forcément pour tel-le ou tel-le autre apprenant-e. Toutefois, l’avantage que je ressens le plus dans ma « technique », c’est l’apport simultané de plusieurs sources d’information, parfois assez différentes, sur le système de la langue étudiée, ainsi que d’un vocabulaire plus diversifié. Du coup, ces versions précédentes, bien qu’elles soient plus ou moins du même niveau que la dernière, me servent un peu de « Perfectionnement ». D’autant plus que, souvent, comme nous avons été plusieurs à le faire remarquer, en différentes occasions, les méthodes anciennes ont parfois un traitement de la grammaire plus « solide » que celles des dernières années.

J’ajouterai pour conclure que, pour tout ce qui concerne la culture véhiculée par la langue que l’on étudie, abordée explicitement dans les « notes de civilisation » de certaines leçons, ou plus indirectement dans le contenu même de ces leçons, la relecture de méthodes anciennes joue un rôle essentiel lorsqu’on veut se placer dans une perspective moins immédiate et appréhender une certaine dimension historique.

En définitive, chez ASSIMIL, tout est bon, et surtout rien n’est à jeter ! 😉

Bonne fin de journée,
Michel.

Par Serbero le 03/04/16 à 19h32

Wouhau! Merci pour cet … énorme commentaire! Je n’aurais pas grand chose à rajouter à part ça!

Par Diandra le 03/05/16 à 19h55

This ineutdrcos a pleasingly rational point of view.

Par Serbero le 14/05/16 à 22h00

J’ai eu l’occasion de tester cette nouvelle version, et je dois dire que j’apprécie particulièrement le vocabulaire actuel et les notes culturelles. De manière générale, la nouvelle méthode constitue une meilleure ouverture à la Chine contemporaine que l’ancienne. Ce genre de refonte n’est donc pas inutile!

Si je puis me permettre une question à Assimil, est-ce que la méthode de japonais et le perfectionnement russe auront droit à une réédition (ou un nouvelle version) prochainement? J’ai déjà posé la question me semble-t-il, mais sans succès…

Par Chris K. le 15/05/16 à 19h07

Je me permets de répondre à la place d’ASSIMIL, mais une réédition/remise à jour du japonais (refondue en un seul tome) est déjà parue en 2014 (la première version en deux tomes datait de 1985) et le perfectionnement russe est également paru début 2014.

C’est peut être encore un peu tôt pour des rééditions !

En revanche, pour le chinois mandarin, la première version en deux tomes est parue en 1981, elle a été remise à jour en un seul tome en 2008, puis elle a été entièrement refaite par d’autres auteurs en 2016. Ce qui est justifié, vu l’évolution de la Chine et des technologies; l’intervalle 1981 – 2008 – 2016 entre chaque édition est raisonnable.

Compte tenu de l’évolution des langues, les méthodes « sans peine » devraient être remises à jour ou refaites tous les 10 ou 15 ans.

Par Serbero le 15/05/16 à 20h38

Merci du commentaire!
Pour ce qui est de la date de sortie de la refonte du japonais et du perfectionnement russe, j’étais au courant, mais je me disais qu’Assimil devait profiter des fins de tirage pour sortir les nouvelles éditions (par « nouvelle édition » j’entends aussi bien les nouvelles méthodes, les refontes partielles que les simple remises en page comme le néerlandais récemment).
Du coup, vu que ce sont les langues relativement demandées, pas autant que l’anglais, l’espagnol ou l’allemand certes, peut-être que les dernières impressions seront épuisées d’ici peu …

Par Chris K. le 16/05/16 à 20h50

Pour l’instant, ASSIMIL est dans une phase de relooking (couvertures et mise en page) et semble se concentrer essentiellement sur les cahiers d’exercices et d’écriture (qui sont vraiment très bien).

Pour la collection « sans peine », hormis l’anglais U.K. et le chinois, les nouvelles éditions pour 2016 sont pour l’instant inéxistantes.
Et comme rien n’est annoncé à l’avance, on ne sait pas…

Idem pour les guides de conversation; je n’ai vu aucun nouveau titre paraître depuis le catalogue 2015.

Wait and see.

Par Serbero le 16/05/16 à 20h55

Tout à fait! En espérant qu’Assimil remarque ces commentaires …

Par Chris K. le 17/05/16 à 16h48

Je ne sais pas si les responsables ASSIMIL lisent tous les commentaires de ce blog, mais en tous cas ils ne s’expriment que très rarement dans les échanges de commentaires sur ce blog !…

Par Michel BELLON le 18/05/16 à 9h10

Bonjour,

Il me semble que les responsables d’Assimil répondent assez régulièrement, du moins quand les commentaires postés ici appellent une réaction particulière, ou posent une question précise.
Pour le reste, j’imagine SANS PEINE 😉 qu’ils ont autre chose à faire que systématiquement ajouter quelque chose à nos messages, d’autant plus que ce bloc-notes fonctionne parfois comme une sorte de « défouloir » pour les glottophiles enragés que nous sommes. 😀

Mais j’ai justement une question : où est passé l’article consacré à la langue des signes, qui était paru le 9 mai et n’est plus visible depuis hier ? A-t-il été retiré provisoirement pour être bientôt remplacé par une version plus complète ?

Bonne journée,
Michel.

Par Chris K. le 18/05/16 à 16h16

Bonjour Michel,

Le terme « défouloir » pour parler de ce blog est peut être un peu excessif…
C’est vrai qu’hormis publier des articles, ASSIMIL est quand même assez discret sur ce forum de discussions.

Je ferais également la remarque que pour l’instant, aucun nouveau guide de conversation n’est paru depuis le catalogue 2015, même si les nouveaux guides ASSIMIL vendus moins cher sont nettement moins bien faits que ceux de l’ancienne collection très regrettée  » Langues de poche – Evasion ».

Par Michel BELLON le 18/05/16 à 17h11

Salut Chris,

Oui, j’ai mis « défouloir » entre guillemets, pour ne pas risquer de vexer, car j’utilisais le terme volontairement de façon un peu exagérée, surtout pour dire que, souvent, nous exprimons nos souhaits et nos espoirs de voir telle ou telle langue programmée, telle ou telle méthode modifiée ou améliorée. Ce n’est pas du tout péjoratif dans mon esprit, cela dit.

Pour les guides de conversation, je fais la même constatation que toi : il y a eu un démarrage de la nouvelle série en 2013, et on pouvait penser que chaque année en avril nous aurions de nouveaux titres (même si, comme toi, je trouve que les anciennes adaptations de guides de Kauderwelsch étaient dans l’ensemble meilleures). Mais cela n’a duré que trois ans, et cette année nous n’avons rien eu de nouveau, sauf la publication des petits coffrets avec CD, qui reprennent les téléchargements que l’on pouvait précédemment faire. C’est donc un peu frustrant, et la collection des guides de conversations est un peu réduite.
Mais il est vrai que pour les langues qui ne sont pour l’instant pas reprises, les anciens titres de la collection Évasion restent disponibles !

Bonne fin de journée,
Michel.

Par Chris K. le 18/05/16 à 19h17

Il y a peut être une lueur d’espoir qu’ASSIMIL revienne aux adaptations françaises de Kauderwelsch – Wort für Wort comme avant, tout en alignant les prix à la concurrence, car c’était vraiment des guides de conversation d’excellente qualité (même mieux que la version originale allemande). On peut toujours rêver…

Du coup, là je me « défoule » ! 🙂

Je suis aussi surpris que les « sans peine » de langues « phares » comme l’arabe, le turc, le japonais, l’hébreu, etc… n’aient pas encore eu droit au relooking de leur couverture.

Par Laurent Martin le 20/05/16 à 19h16

je suis assez surpris que des langues phares comme l’arabe….n’aient pas eu une refonte voire une nouvelle couverture

Par Chris K. le 20/05/16 à 21h57

Euh… C’est un peu ce que j’ai écrit juste au dessus !… 😀

#Redondance

La dernière version de l’arabe niveau débutants date de 2006.
Maintenant c’est aux auteurs et aux éditions ASSIMIL de juger si une refonte complète ou une remise à jour est nécessaire.

Par Laurent M le 23/05/16 à 17h05

Je crains que l’arabe sans peine ne soit pas pour cette année mais pour dans deux ans ou trois peut-être, ils mettent beaucoup de temps pour republier les méthodes ou des nouvelles éditions Cordialement

Par Laurent Martin le 23/05/16 à 21h17

j’aimerai que l’arabe sans peine sorte assez vite maximum un an et demi

Par Chris K. le 24/05/16 à 1h21

@Laurent Martin:

Un an et demi de délai maximum ? C’est précis et un peu exigeant…
Il ne reste plus qu’à convaincre les éditions ASSIMIL et les auteurs.
Ce n’est pas encore gagné !
En attendant, la méthode actuelle d’arabe (2006) est très bien, même si à mon goût elle va un peu trop vite dans la difficulté.

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