Difficultés à apprendre une langue :
les astuces pour réussir

Publié le 04/07/2016 par Assimil
6 commentaires

Surmonter les difficultés pour apprendre une langue - Blog Assimil

Anglais, russe, turc, coréen : c’est décidé, vous souhaitez apprendre une langue. Mais passées les belles résolutions des premiers jours, votre motivation s’étiole, vous avez l’impression de ne pas progresser et les résultats tardent à arriver.

Avec Assimil, découvrez toutes les difficultés qui freinent l’apprentissage d’une langue, et toutes les astuces pour les surmonter.

  • « Je suis ridicule dès que j’essaie de m’exprimer »

Lorsque l’on commence à apprendre une langue qui ne nous est pas familière, il est parfaitement normal d’hésiter sur le vocabulaire, la tournure des phrases, la prononciation et l’intonation. Une langue ne s’apprend pas en un jour, et même les polyglottes les plus érudits ont éprouvé des difficultés à leurs débuts.

Votre accent n’est pas parfait, votre vocabulaire est encore peu fourni, et vous maîtrisez assez peu les différentes prononciations : et alors ? Le plus important lorsque l’on commence à apprendre une langue, c’est de se lancer, même si vous vous sentez ridicule. Oubliez la gêne et le jugement des autres, c’est la seule manière de réussir à s’exprimer à l’oral sans complexe et de progresser plus vite.

  • « Je fais beaucoup d’erreurs »

Tout comme l’accent et la prononciation, la grammaire, la conjugaison, le vocabulaire ne sont pas innés lorsque l’on apprend une langue différente de sa langue maternelle. Normal donc qu’à vos débuts (et même par la suite !) vous fassiez des erreurs, que la construction de vos phrases soit hasardeuses. C’est même plutôt bon signe : c’est en faisant des erreurs que vous apprendrez. Cette difficulté à apprendre une langue est en fait une chance : autorisez-vous le droit à la faute, car c’est grâce à vos erreurs que vous apprendrez et que vous pourrez progresser. Acceptez d’être comme un enfant face à une nouvelle langue. Soyez spontané, ne restez pas bloqué face à un problème de conjugaison ou à un mot qui vous fait défaut et cherchez des solutions en faisant travailler votre logique !

  • « Je suis démotivé(e) »

Trop chronophage, trop peu de progrès, trop compliqué : si vous étiez enthousiaste à l’idée d’apprendre une nouvelle langue, votre motivation s’est évaporée devant les premières difficultés. C’est le moment de mobiliser vos émotions. Pour le travail, par amour, en vue d’un futur voyage, pour vous ouvrir à une culture qui vous passionne ou simplement pour le plaisir d’acquérir de nouvelles connaissances, l’important est de trouver la raison qui vous motivera, et de la garder à l’esprit dès que les obstacles vous donneront envie d’abandonner.

  • « Je n’ai jamais l’occasion de mettre mes acquis en pratique »

Apprendre une langue ne se résume pas à apprendre des leçons les unes après les autres et à assimiler du vocabulaire. Vous devez profiter de chaque occasion qui s’offre à vous pour parler, écouter, pratiquer la langue que vous apprenez, tester vos connaissances et évaluer votre progression. Pour cela, mettez tous les moyens possibles à votre service. Livres, magazines, films, séries, musique, sites internet, voyages : tout est bon à prendre pour progresser, apprendre de nouveaux registres de langue et améliorer votre compréhension écrite et orale. Recherchez des locuteurs natifs pour mettre vos acquis en pratique et progresser au contact de l’autre. Forums en ligne, rencontres de polyglottes, centres culturels, sites spécialisés : les solutions sont multiples, à vous de choisir celle qui vous convient le mieux.

  • « Je n’avance pas assez vite »

La frustration fait partie des difficultés au moment d’apprendre une langue étrangère. Si vous pensiez être parfaitement bilingue en trois mois, vous risquez d’être fortement déçu. L’apprentissage d’une langue demande des efforts réguliers, de la curiosité, et surtout du temps pour en assimiler les mécanismes, le vocabulaire et les particularités.

Au lieu de tirer des plans sur la comète, fixez-vous des objectifs précis (et réalisables).

Réussir à tenir une conversation professionnelle, être capable de se débrouiller pendant un voyage à l’étranger ou réussir à lire un livre en langue étrangère.

De la même manière, accepter de stagner. Si les connaissances s’accumulent rapidement au début, l’apprentissage ralentit par la suite une fois que vous avez assimilé le vocabulaire de base. Ne perdez pas espoir et persévérez, vos efforts finiront par payer.

  • « Je ne retiens pas ce que j’apprends »

Vous êtes désespéré : alors que la semaine dernière vous connaissiez par cœur le vocabulaire de l’entreprise et étiez capable de vous présenter, vous avez déjà tout oublié. C’est parfaitement normal si vous n’apprenez pas de manière assidue et régulière. En effet, apprendre une langue, c’est un peu comme une histoire d’amour : une relation du quotidien basée sur la continuité. Il ne suffit pas de faire des efforts une fois par semaine pour ancrer vos connaissances, il est nécessaire de s’y confronter tous les jours, d’entretenir vos connaissances et surtout de s’en servir.

  • « Apprendre m’ennuie »

Les listes de verbes irréguliers, de vocabulaire et les leçons de grammaire interminables vous donnaient déjà des boutons au collège, et c’est toujours le cas. Et si vous appreniez différemment ? Dialogues, jeux, textes à trous : faites de vos leçons un moment vivant et jouez avec la langue et les mots, apprenez des mots d’argots, écoutez des chansons que vous aimez pour vous familiariser avec la langue, bref, amusez-vous !

Commentaires

Par GILBERT GRUDA le 20/07/16 à 10h35

je me suis mis au Breton,langue de mes racines maternelles que je me suis juré d’apprendre avant mourir(bien entendu rien ne presse!!) langue que je parlais un peu étant petit , apprise par le »bouche à oreilles »puis oubliée après par le tourbillon de la vie, et maintenant retraire donc j’ai le temps réflexion: langue assez déroutante mais j’ai tendance à me rappeler certains mots ou phrases entendus dans ma prime jeunesse! je suis à l’étude une heure par jour avec cahier de conjugaison , vocabulaire (comme à la communale!) et quand » j’en ai marre » ce qui peut arriver parfois je me force à m’y mettre 20 minutes et je pense que ça commence à payer. Bien sur j’ai le temps vu que je suis retraité , mais c’est intéressant et chose curieuse , j’avais appris le russe et je trouve le russe plus facile que le Breton!!! allez comprendre ?? meilleures salutations

Par Louis Couture le 22/07/16 à 12h04

Bonjour. Vos propos au sujet du russe ont retenu mon attention. J’expérimente le même phénomène en ce moment : j’apprends le grec et l’espagnol, étudié dans ma jeunesse, remonte à la surface et semble tellement plus facile aujourd’hui. Alors, bonne étude du breton et bon été !

Par Sylvain Romain le 22/07/16 à 15h35

merci de nous rappeler le droit à erreur. Même après 25 ++ langues étrangères (dont pas mal avec Assimil :-)), j´oublie cela trop facilement.

Un autre tuyau: pour apprendre une langue, il faut être un peu bête: 3 mots par jours, et en un an, vous lisez Victor Hugo en toute nouvelle langue (dans laquelle il est traduite. Sinon, essayez Goethe ou George Simenon). Le problème est que la règle des trois mots est trop simple pour les gens intelligents. Mais je vous assure qu´elle marche parfaitement…

Par Chris K. le 22/07/16 à 19h28

Le breton, ainsi que toutes les autres langues celtiques ne sont pas spécialement faciles à apprendre…
Je confirme que l’apprentissage du breton peut être déroutant et que cette ancienne langue est éloignée de nos racines latines !

Le cornique est la langue celtique la plus proche du breton juste devant le gallois.
Le gaélique irlandais et écossais, et le mannois sont plus éloignés même s’ils ont des racines celtiques communes.

Par Michel BELLON le 22/07/16 à 22h23

Bonsoir Romain et tout le monde,

En ce qui me concerne, je crois que qui peut le plus, peut le moins. Rien n’empêche les « gens intelligents » (expression qui ne me semble pas tout à fait à sa place ici) d’apprendre 5 ou 10 mots par jour.

Par ailleurs, les bons conseils donnés dans cet article ou dans d’autres ont plus une valeur générale, et chacun-e y trouvera des choses qui se révéleront particulièrement efficaces, et d’autres beaucoup moins.

La grammaire étant finalement composée d’un nombre limité de règles (avec, en général, leurs nombreuses exceptions), elle ne constitue jamais la principale difficulté. Le vocabulaire est en revanche la partie immergée de l’iceberg, et une vie de pratique permet rarement d’en maîtriser toutes les nuances. On le constate déjà avec sa langue maternelle. Que dire alors de la deuxième, troisième ou xième langue ?…
Pour toucher au but, il faut entretenir avec la ou les langues que l’on veut connaître un contact permanent (ou au moins très fréquent), par l’écoute, la lecture, la conversation… La tâche est ardue, mais pas totalement impossible, quand on est suffisamment motivé et passionné.

Cela dit, j’ai moi aussi expérimenté les pouvoirs surprenants de la mémoire. J’ai déjà consacré plus de 50 ans à l’étude de toutes sortes de langues, n’assimilant souvent que les seules bases de l’une avant de passer à l’autre. Et chaque fois que je reviens à une langue abandonnée parfois depuis bien longtemps, je m’aperçois qu’il en reste quelque part dans les circonvolutions de mon cerveau suffisamment d’éléments pour que mon étude renouvelée soit facilitée et que mes connaissances se consolident. Il me semble par ailleurs que des liens plus ou moins conscients s’établissent entre les langues et que cela rend l’apprentissage plus rapide : contrairement à ce que pensent beaucoup, plus on connaît de langues (et pas forcément de façon approfondie) et plus on a d’aisance pour en apprendre de nouvelles.

Pour terminer sur les petites astuces mnémotechniques que l’on peut utiliser, je mentionnerai l’aide que les similitudes phonétiques peuvent apporter. Lorsque le professeur du cours de japonais que je suivais il y a quelques années nous a donné la première liste de verbes à apprendre, j’ai immédiatement retenu que 見る /miru/ voulait dire « regarder » grâce à la proximité du mot avec « mirer », ou que 食べる /taberu/ signifiait « manger » grâce à « table », et encore que le son /i/ à la base de 行く /iku/ qui veut dire « aller » était la racine du mot de même sens en latin et dans les langues romanes, et enfin que 訳す /yakusu/ voulait dire « traduire » parce que ce mot ressemble au yakuza que l’on « traduit » en justice !

Bonne soirée,
Michel.

Par Frédéric le 22/08/16 à 18h45

« Normal donc qu’à vos débuts (et même par la suite !) vous fassiez des erreurs, que la construction de vos phrases soit hasardeuses »
une coquille ou je me trompe ? Avec tout ce que l’on lit sur le web, mon français en prend une claque.
Je pense qu’il ne faut pas se cantonner à une méthode seule, il faut des cahiers d’écriture pour les langues ayant un alphabet autre que les caractères latins.
Selon moi, les problèmes de prononciation sont minimes par rapport à l’effet rendu sur un interlocuteur de langue maternelle. Ils seront quoi qu’il en soit heureux que vous parliez leur langue.
J’ai vécu 15 ans en Grèce, j’y ai appris tout sur le tas jusqu’à devenir bilingue. Pas de méthode Assimil pour ça mais le même principe : 1ère phase on écoute, on observe, on cherche et se cherche, puis par la suite on ose, on s’aventure, on se fait corriger et on finit dans un couple bilingue où l’on ne parle à son partenaire dans sa langue et l’histoire continue, on apprend toujours.
Et pour les polyglottes, les vrais, les durs, pas de motif valable il y a toujours moyen de rapprocher un phénomène grammatical à une autre langue ! Je maîtrise toutes les langues latines, l’anglais, l’allemand, le néerlandais et les langues scandinaves germaniques, cela ne m’a pas troublé pour trouver des points de ressemblance avec le mandarin, le russe ou l’arabe. Bonne chance à tous !!! 🙂

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