Le programme Erasmus,
30 ans et toujours séduisant

Publié le 17/01/2017 par Assimil
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Teens portrait

Fondé le 9 janvier 1987, le programme Erasmus souffle cette année ses 30 bougies. Trente ans durant lesquels le programme d’échange européen a permis à plus de 3 millions de personnes de parfaire leurs connaissances linguistiques en partant travailler ou étudier à l’étranger. Mais si le programme plaît autant, c’est aussi pour tout ce qu’il permet d’acquérir en parallèle : l’indépendance, le contact avec une nouvelle culture et de nouvelles personnes… Retour sur le succès d’un projet européen.

Le programme Erasmus en chiffres

En 30 ans d’existence, le succès du programme Erasmus (Erasmus est l’acronyme pour European Region Action Scheme for the Mobility of University Studentss’avère l’une des plus belles preuves de l’unité européenne. Depuis ses débuts, l’objectif est de permettre aux étudiants et aux enseignants des universités et des grandes écoles européennes d’effectuer une partie de leur cursus dans un autre établissement européen, pendant une période allant de trois mois à un an. Une vocation professionnelle et linguistique, mais également humaine, culturelle, sociale voire amoureuse pour certains, avec toutes les découvertes et les rencontres qu’une telle expérience implique.

De 11 pays, le programme d’échange s’est considérablement amplifié au fil des années et compte à présent 33 États membres : les 28 pays de l’Union Européenne, mais aussi 3 pays de l’Espace économique européen (l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège) et deux pays partenaires, la Macédoine et la Turquie.

Depuis sa création, plus de 3 millions d’étudiants, dont 620 000 Français sont partis poursuivre leurs études à l’étranger grâce à l’initiative européenne. Si le programme Erasmus a connu des débuts mitigés, le succès du film L’Auberge espagnole en 2002 s’est chargé de lui offrir une publicité inespérée, en vantant les mérites d’une expérience à la fois enrichissante, débordant d’insouciance, dépaysante et multiculturelle.

Pour financer un tel dispositif, les étudiants bénéficient de subventions communautaires, de bourses attribuées par les conseils régionaux, voire d’aides octroyées par les grandes écoles. Le montant de ces aides varie sensiblement en fonction de la durée du séjour à l’étranger ou de la destination de l’étudiant, par exemple.

Études à l’étranger : les idées reçues qui subsistent

Selon Cédric Klapisch lui-même, les inscriptions au programme Erasmus auraient doublé suite à la sortie de L’Auberge espagnole. Le réalisateur dresse pourtant un portrait acide du programme Erasmus : galères administratives, fêtes aux allures d’orgie : qu’est-ce qui est vrai à propos du dispositif ?

Tous les étudiants en Erasmus ont leur année

La croyance populaire veut que l’on « donne » leur année à tous les candidats partis faire leurs études à l’étranger. C’est faux : si les étudiants Erasmus sont près de 98 % à valider leur année, c’est tout simplement parce qu’ils ont été triés sur le volet et choisis sur dossier avant d’accéder au programme, et qu’ils sont à la base des élèves sérieux et motivés. Par ailleurs, des compétences solides en langue et une motivation aiguisée sont exigées lors de l’entretien de sélection.

Erasmus permet de faire des rencontres, et plus si affinités

D’après Alain Lamassoure, député européen défenseur du programme, Erasmus aurait rassemblé des millions de couples et permis la naissance d’un million de bébés. Un beau coup de pub mais un chiffre totalement impossible à prouver. En 2014, une étude de la Commission européenne avançait que 27 % des étudiants Erasmus avaient rencontré leur moitié en faisant leurs études à l’étranger. De là à en déduire le nombre de bébés nés de ces unions…

Étudier en Erasmus, un vrai labyrinthe administratif

Trouver une université à l’étranger et s’y inscrire, rassembler ses relevés de notes, fournir une lettre de motivation, une lettre de recommandation de ses enseignants, remplir le contrat étudiant Erasmus et le contrat d’études, choisir ses cours dans l’université d’accueil, se soumettre aux tests de langues, multiplier les allers-retours au secrétariat de votre fac ou au bureau des relations internationales… Et ce n’est que la partie à gérer avant le départ. Dans les faits, rien n’est compliqué : il suffit d’être organisé et de suivre les instructions du bureau des relations internationales de l’université d’origine. Si vous avez prévu de partir en Erasmus, n’attendez pas la dernière minute pour rendre vos justificatifs et votre dossier, anticipez les éventuels allers-retours entre l’université d’origine et l’université d’accueil… Et les possibles retards de l’administration.

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