« Le seul point difficile
du japonais, c’est l’écriture »
Entretien avec Catherine Garnier

Publié le 12/03/2014 par Éditions Assimil
12 commentaires

Le japonais - Superpack

 

Rencontre avec Catherine Garnier à l’occasion de la nouvelle édition du japonais, sortie en superpack et complètement remise à jour.
Son nom se confond avec l’apprentissage du japonais aux éditions Assimil. Catherine Garnier est notre auteure spécialiste pour cette langue depuis plus d’un quart de siècle. Elle évoque, à l’occasion de la refonte de la méthode de japonais, l’ambition essentielle de cet ouvrage, l’écriture kanji, l’état de la langue japonaise, les manga et la littérature.

1. Votre méthode d’apprentissage du japonais fait l’objet d’une nouvelle édition dans la collection sans peine, désormais en un seul volume. Quelles sont les différences avec l’édition précédente qui datait de 1985 ?
Catherine Garnier : Pour répondre à cette question, je pense nécessaire d’expliquer les principes qui ont présidé à la fabrication de cette méthode. Tout d’abord, apprendre une langue c’est une chose sans fin. On est toujours en train de l’apprendre. Et donc ce qui nous a toujours paru essentiel, c’est de donner à celui qui apprend des bases « en béton ». Avoir des bases insuffisantes ou erronées, c’est se condamner à se trouver, à un moment plus ou moins lointain, dans une impasse. Ensuite, la méthode s’adresse à une très grande diversité de public. Les motivations de chaque apprenant sont différentes. Les buts sont différents. Cela peut aller de la préparation d’un séjour, à la nécessité de lire des documents techniques, à l’envie de lire les manga dans le texte, à la simple curiosité de voir comment est faite cette langue, à l’envie de discuter avec des amis japonais, etc., etc. Certains aussi (j’en ai été plusieurs fois le témoin), poursuivent, sur ces bases, des études poussées pour devenir des spécialistes du japonais et du Japon. Il fallait donc trouver une sorte de «moyenne» à partir de laquelle chaque apprenant puisse par la suite développer son propre usage de cette langue, se constituer le lexique utile pour les buts qu’il poursuit. La méthode veut donc surtout permettre l’acquisition des fondamentaux, autant pour le vocabulaire que pour les structures, et là on est dans une sorte de stabilité. Ce qui a changé, c’est le monde ! La méthode se donnait aussi pour but de faire découvrir au fil des dialogues le plus possible d’aspects du Japon. Les principales différences d’avec l’édition précédente sont donc des suppressions de leçons qui ne correspondaient plus à la réalité japonaise, remplacées par de nouveaux dialogues. L’introduction aussi d’un minimum de termes emblématiques des nouvelles technologies, mais sans excès, dans la mesure où il s’agit toujours de termes venus de l’anglais, que tout le monde connaît aujourd’hui. La transformation des notes concernant la civilisation en textes globaux en fin de leçons a permis de livrer au lecteur des données plus générales sur toutes sortes de sujets, et c’était très intéressant à composer.

Un dernier détail ; pour des raisons de place, on a dû sacrifier la leçon 99 qui était consacrée à chanter les louanges de la méthode…en japonais ! Dommage !

2. En 25 ans, la langue japonaise a forcément changé. Constatez-vous des changements ou des phénomènes majeurs de cet idiome ?
C.G. : Le japonais n’échappe pas aux évolutions qui marquent les langues des pays technologiquement avancés : invasion des abréviations, des sigles et surtout invasion des termes anglais, en particulier en ce qui concerne la communication : internet, réseaux sociaux, etc.
Mais il y a deux phénomènes, plus propres au japonais qui m’intéressent particulièrement. Le premier concerne le vocabulaire. Il faut savoir que le vocabulaire japonais est formé de trois strates historiques. D’abord le japonais d’origine pour les mots désignant les phénomènes naturels, les couleurs, les actions et qualités « basiques ». Ensuite, à partir de la moitié du premier millénaire, l’emprunt d’un énorme nombre de mots chinois, pour tout ce concernait les techniques, l’administration, la pensée, les domaine de l’abstrait. Cette strate s’est sans arrêt enrichie jusque vers le milieu du XXe siècle par la création de mots nouveaux à partir d’éléments « sino-japonais ». Parfois il pouvait exister deux mots l’un japonais, l’autre « sino-japonais », pour désigner la même réalité. La troisième strate, s’est développée à partir du début du XXe siècle c’est l’invasion de mots anglais (on devrait plutôt dire américains), dans tous les domaines. Aujourd’hui l’introduction d’une réalité nouvelle s’accompagne automatiquement de l’emprunt du mot anglais correspondant. Ce mouvement s’est incroyablement accéléré vers la fin du XXe siècle avec le développement technologique. Ce qui est intéressant c’est que ce mouvement ne s’arrête pas aux mots techniques, mais atteint les domaines les plus quotidiens où on pourrait dire que « sans raison » des mots anglais viennent remplacer les mots des deux autres strates. S’approfondit ainsi la différence déjà importante entre langue écrite et langue orale, ainsi que la différence linguistique entre les générations.

L’autre phénomène concerne la grammaire. La langue japonaise n’aime pas ce qui fait figure d’exception, aussi il y un mouvement vers un « réalignement » de formules paraissant bizarres ou aberrantes, sur ce qui est le plus régulier. D’où une certaine instabilité dans certains cas : par exemple la conjugaison des adjectifs , ou certaines formes verbales.

3. Parlez-nous des enregistrements. Quelles est la proportion d’enregistrements nouveaux dans cette nouvelle édition ?
C.G. : Pour les dialogues la proportion est de 20%. Il s’agit soit de dialogues entièrement nouveaux soit de dialogues modifiés pour des raisons de vocabulaire. Et il ne faut surtout pas oublier les enregistrements de dialogues de révision (qui n’existaient pas dans la précédente édition), à la fin de chaque leçon de révision : soit 14 enregistrements de 10 phrases chacun.

4. Le volume de kanji fait également l’objet d’une nouvelle édition mise à jour. Quelles astuces donneriez-vous à un apprenant pour l’utilisation de la méthode conjointement au volume d’écriture ? En d’autres termes, comment concilier les deux faces de l’apprentissage langue parlée/langue écrite ?
C.G. : Ma première réaction c’est de dire qu’il n’y a pas d’astuce possible ! Comme il est dit honnêtement dès l’introduction de la méthode : le seul point vraiment difficile du japonais c’est son écriture. Il n’y a donc que la régularité du travail. Apprendre à écrire le japonais c’est avant tout un travail de mémoire, et on ne peut pas mémoriser trop à la fois. Le parti qui est pris dans la méthode c’est de ne pas proposer d’apprendre tout du premier coup, mais de procéder par étapes. La première étape c’est d’apprendre la langue. L’écriture vient dans un second temps. Un autre parti pris, complémentaire, c’est aussi de proposer dès le début les textes écrits en « vrai » japonais. L’idée est que l’apprenant, rien qu’en regardant les textes, mémorise déjà les divers caractères. On est toujours dans la ligne « assimilienne » de « phase passive » puis de « phase active ». Concrètement ce qui est proposé est un apprentissage en trois vagues : 1. leçons 1 à 56 : s’occuper d’apprendre la langue. A partir de la leçon 56, et jusqu’à la leçon 97 apprendre à écrire les kana (écriture syllabique hiragana et katakana), au rythme de 5 par leçon. L’idéal c’est de passer ensuite à une troisième vague : reprendre toutes les leçons en apprenant cette fois-ci les kanji (caractères chinois), grâce au volume d’écriture, où les kanji sont présentés au fur et à mesure qu’ils apparaissent dans les leçons, avec toutes les informations nécessaires pour chaque kanji. Ça c’est la démarche la plus efficace, je crois. Mais il reste que si quelqu’un est très pressé d’apprendre à écrire, il a avec la méthode et le volume d’écriture tous les éléments en main pour dès le début ou quand il l’aura décidé, se mettre à apprendre à écrire. Il suffit de se référer pour les kana aux annexes des leçons 56 à 97 et de suivre pas à pas le volume d’écriture en même temps que l’apprentissage de chaque leçon. Mais je ne le conseille pas, car à moins d’avoir beaucoup de temps et beaucoup de volonté, cela risque d’amener vite à l’abandon.

Le japonais - Kanji

5. Vous avez également publié deux cahiers d’écriture consacrés à l’apprentissage des kana et des kanji. Est-ce que ces ouvrages sont complémentaires des volumes de la collection sans peine ?
C.G. : Dans la méthode, on trouve déjà les éléments minimaux pour apprendre les kana : les tracés et des dictées. S’il a été jugé bon d’accompagner la méthode par ces cahiers c’est afin de permettre un vrai entrainement, en profondeur, pour une acquisition la meilleure possible de cette écriture, avec des pages spécialement organisées pour acquérir un beau tracé, et de nombreux exercices pour aider à la mémorisation. En ce qui concerne les kanji, il ne peut s’agir que d’une initiation (il y a 6000 kanji en usage…), mais qui a son importance pour se forger de bonnes habitudes et mieux comprendre l’organisation du système. C’est une bonne introduction à l’apprentissage des kanji en nombre, que propose le volume écriture, apprentissage nécessaire pour avoir accès aux textes écrits. Ce que je voudrais dire aussi, et cela a été très important dans la conception de ces cahiers, c’est qu’ils s’adressent tout à fait à des personnes qui n’ont pas vraiment l’intention d’apprendre le japonais, mais qui auraient envie, par simple curiosité, de comprendre son système d’écriture.

Coffret des cahiers d'écriture japonais

6. Si vous deviez conseiller à quelqu’un d’apprendre le japonais en 2014, quels seraient vos principaux arguments pour la/le convaincre ?
C.G. : Je ne sais pas si on peut convaincre quelqu’un d’apprendre une langue, qui est une aventure passionnante, certes, mais exigeante. Je le dis par expérience. Dans les années 80/90, à l’époque où le Japon s’imposait comme une puissance économique, les familles conseillaient assez facilement à leurs enfants de faire du japonais, ce qui était bon pour les affaires. Mais je n’ai pas vu réussir les étudiants qui n’avaient pas en plus une vraie motivation personnelle. Ceci étant, il reste vrai que parler japonais est encore un énorme plus pour tous ceux qui ont l’intention de faire des affaires avec ou dans ce pays (l’anglais c’est bien, mais ça ne suffit pas). Le Japon s’impose aussi dans des techniques de pointe, comme par exemple la recherche sur les robots. Des stages au Japon peuvent à juste titre intéresser les scientifiques. Et puis, comme beaucoup le savent déjà, le Japon prend de plus en plus de place en tant que pôle de la culture contemporaine, dans les arts majeurs ou mineurs, la chanson, le design, la mode, la photo etc… Sans parler évidemment des manga qui attirent au japonais de nombreux lecteurs enthousiastes. De plus, le Japon, qui a longtemps passé pour un pays difficile à visiter, pour des touristes, attire de plus en plus les voyageurs. Et plus on parle la langue, plus le voyage est enrichissant grâce aux contacts que l’on peut créer avec la population. Les Japonais sont toujours très émus de rencontrer des étrangers qui ont fait l’effort d’apprendre leur langue.

7. Le succès considérable des manga en France depuis une vingtaine d’année a largement contribué à l’apprentissage du japonais, notamment chez les jeunes. Quel regard portez-vous sur ce phénomène ?
C.G. : J’adore les manga et j’en ai été une lectrice assidue, au moins pour ceux qui sont devenus aujourd’hui des « classiques », ceci, bien avant que la France ne les connaisse. Le problème avec les manga c’est qu’il y a le meilleur et le pire. Le manga est une sorte de synthèse de tous les genres. On y trouve de vraies œuvres d’art mais aussi les pires horreurs, les plus vulgaires (peut-être celles-là restent-elles au Japon… espérons, en tous cas). Il est donc très difficile de parler des « manga » en général. C’est comme si on demandait : « que pensez-vous des livres ? ». Ceci étant, pour les manga vraiment créatives, il est clair qu’elles ont été le lieu de l’invention d’une nouvelle manière de concevoir les pages, de découper les plans, du concevoir le rapport image-caractères écrits etc .. Ce qui est très curieux , c’est une sorte d’amnésie française concernant le type de format et d’impression noir et blanc que sont les manga. Beaucoup de gens pensent que c‘est quelque chose de tout à fait nouveau par rapport à notre BD grand format en couleurs. On oublie qu’après la seconde guerre mondiale, il y eut invasion en France de petits recueils BD exactement de même format que les manga et en noir et blanc, la plupart traduits de l’américain (cf « Super boy » et autres histoires de superman, de cow-boys, ou de super soldats) . Les manga, dont le développement démarre aussi à la même période ont de leur côté évidemment connu l’influence de ces petites BD américaines. On a donc toutes sortes de connexions très intéressantes. Je pense qu’une partie de ce qui a fait le succès des manga c’est tout de même l’exotisme, l’introduction dans un univers « autre » et le fait qu’en même temps elles traitent souvent de thèmes en prise directe avec la vie des jeunes lecteurs, ce qui n’était pas le cas des BD américaines. En tous cas, si les manga suscitent chez leurs lecteurs un engouement pour le Japon et l’envie d’apprendre le japonais, on ne peut qu’ en être heureux !

8. Quels sont vos auteurs japonais préférés, en littérature et en manga ?
C.G. : En littérature mes goûts vont clairement à la littérature classique japonaise. Dès la fin du premier millénaire les Japonais ont produit des chefs-d’œuvre absolus, tant en poésie qu’en prose. Ce qui, de mon point de vue, a d’ailleurs pesé sur le développement littéraire ultérieur, ces chefs-d’œuvre ayant placé la barre trop haut pour être égalés. Je pense bien sûr au Roman de Genji (Genji monogatari vers l’ an 1000) , au recueil de poèmes appelé Recueil des mille feuilles (Man.yôshû, VIIe-VIII- siècles). J’aime aussi la littérature de la fin du XIXe et début du XXe. Par exemple Natsume Sôseki dont j’apprécie une certaine forme d’humour. D’ailleurs, comme par hasard on les retrouve dans la méthode… Je suis beaucoup moins touchée par la littérature contemporaine dont je ne saisis pas toujours bien les finalités. Pour les manga je reste indéfectiblement fidèle au pape des manga TEZUKA Osamu, en particulier à sa saga Hi no tori (L’oiseau de feu). Je garde une affection particulière aussi pour une série parue dans les années 90, d’OZE Akira, Naoko no o sake (Le saké de Naoko) qui retraçait l’histoire d’une jeune femme dans les milieux très masculins de production du saké. Manga qui accompagnait une mouvement de renaissance des saké « du terroir ». Magnifique. Et puis je suis une fanatique de Sazae-san. Cela ne dira rien aux Français car toute traduction en est interdite par la famille. Il s’agit de ce genre spécial qui a longtemps existé dans certains quotidiens : une petite histoire en 4 dessins. De 1946 à 1974, son auteur HASEGAWA Machiko a dessiné chaque jour dans le journal Asahi (le plus grand quotidien japonais), une petite BD de 4 dessins (au total 6477 livraisons !). Ce n’est pas que je les ai lues à l’époque!… mais elles sont parues en recueil. Je les ai tous et je les relis de temps en temps avec toujours autant de plaisir. A travers ses personnages qui sont une famille japonaise moyenne, grands-parents, parents, enfants, l’auteur décrit avec humour et souvent avec un regard critique et très ironique la société japonaise et son évolution. Je dois dire que le type de dialogues qu’on trouve dans la méthode de japonais est largement influencé par ce regard, quelque peu mordant parfois, de HASEGAWA Machiko sur ses compatriotes.

9. Pour finir, une question plus personnelle. La catastrophe de Fukushima a trois ans tout juste. Pensez-vous que le Japon arrivera à se relever de cette tragédie, dont les conséquences les plus inquiétantes semblent encore à venir ?
C.G. : Je suis très mal placée, ayant peu de compétences dans le domaine pour évaluer les conséquences de Fukushima sur l’ensemble de l’économie japonaise. Ce drame est arrivé à un moment où déjà le Japon était en assez mauvaise posture sur ce plan. Je pense qu’il y a eu déjà quelques conséquences politiques : il m’a semblé que les Japonais que je sentais jusque là assez peu concernés, pour la plupart, par les questions politiques, ont pris une certaine conscience de l’importance des enjeux en ce domaine et peut être le comportement politique de la population va-t-il évoluer ?. Mais je ne sais pas dans quelle mesure ce qui est pour moi plutôt une intuition va vraiment se vérifier. Tout ce que je peux dire c’est que deux points me semblent extrêmement problématiques. Tout d’abord le retour des habitants sur les zones contaminées et dans des villages dont une bonne partie n’est pas encore déblayée des monceaux de débris qui s’y sont accumulés. On commence à parler du retour d’un certain nombre d’habitants, mais à quel prix pour leur santé ? Comme pour l’autre catastrophe nucléaire, il est clair que les conséquences, inévitables, sur la santé des habitants de tout l’archipel, peu visibles pour l’instant apparaitront beaucoup plus tard et sans doute massivement. Le point le plus noir reste bien sûr la centrale pour laquelle le temps passe sans que les problèmes soient vraiment résolus. Plus largement se pose au pays la question de l’utilisation du nucléaire ou non, sachant que le Japon ne dispose sur son territoire d’aucune source d ’énergie et que son territoire peut facilement souffrir d’importantes catastrophes naturelles (séismes, volcans, typhons…). Il faudrait une vraie révolution énergétique, qui impliquerait certainement une transformation profonde de la vie quotidienne. Les Japonais y sont-ils prêts ? (Et nous ?…) Je ne peux cependant m’empêcher de faire confiance au tempérament tenace des Japonais pour surmonter ces difficultés comme ils en ont déjà surmonté d’autres, aussi tragiques, par le passé. En tous cas je le souhaite de tout cœur.

http://fr.assimil.com/methodes/le-japonais#super-pack-livre-cd-audio-cd-mp3
http://fr.assimil.com/methodes/le-japonais-kanji
http://fr.assimil.com/methodes/coffret-cahiers-d-ecriture-japonais

 

Commentaires

Par Chris Keller-Kostakiotis le 19/03/14 à 18h57

Entretien très intéressant ….
J’aurais bien voulu demander à Mme Garnier si actuellement on en connait un peu plus sur les origines de la langue japonaise qui est toujours considérée comme un isolat linguistique au même titre que le coréen.
Langues agglutinantes; origine commune et lointaine avec les langues turques-altaïques (??)

    Par Éditions Assimil le 25/03/14 à 11h19

    Chris, voici la réponse de Catherine Garnier, de retour du Salon du Livre :
    « La question des origines du japonais est extrêmement difficile à traiter, en l’absence de tout élément concret. En général pour traiter ce genre de question, on s’appuie sur les états les plus anciens des langues auxquels on puisse avoir accès, c’est-à-dire des documents écrits. Or on n’a de documents écrits pour le japonais qu’à partir des 4e/5e siècles, mais en quantité très faible et surtout : écrits en caractères chinois, ce qui renseigne fort peu sur la prononciation. Bien sûr on fait aussi des comparaisons, des reconstructions à partir de l’état actuel des langues, mais c’est très délicat et surtout fort aléatoire. De nombreuses recherches ont été, bien sûr, menées sur la question, en utilisant toutes les méthodes possibles, tant au Japon que dans d’autres pays. Il est vrai que l’hypothèse dite « ouralo-altaïque » continue à garder la vedette. On aurait, mais à époque très ancienne (donc aucun document) une sorte de croissant allant de la Turquie au Japon, au long duquel (Turquie, région de l’Oural, région de l’Altaï, Sibérie, Corée, Japon) s’aligneraient des langues entre lesquelles on trouverait quelques points communs. Certains regardent aussi vers les langues du Pacifique. De toute façon si parenté il y a, l’origine commune remonterait à des milliers d’années (sinon des dizaines de milliers).
    Le seul point relativement sûr c’est la grande ressemblance des structures du coréen et du japonais. Ce qui laisserait présager une séparation moins ancienne que d’avec les autres langues des régions citées. Longtemps cette hypothèse est restée un peu tabou au Japon, pour des raisons politiques, mais de nos jours elle est envisagée sérieusement.
    En tous cas, la langue avec laquelle le japonais ne présente aucune trace de parenté c’est le chinois, malgré la proximité…Le nombre immense de mots chinois utilisés en japonais (comme en coréen d’ailleurs) relève de l’emprunt ou de la création, dans les deux pays, de mots nouveaux sur des racines chinoises. Mais on ne peut trouver plus éloignés que le japonais et le chinois sur le plan des structures. »

Par Jacques Marleau le 26/03/14 à 16h39

Très très intéressant tout cela. J’ai lu avec un intérêt certain tout ce qui précède et j’ai apprécié ce contact –presque direct– avec l’auteure.J’ai commencé à étudier le japonais, il y a plusieurs années de cela, avec la méthode ASSIMIL que Mme Catherine Garnier a si bien utilisée et adaptée à cette langue asiatique. J’ai fait et refait le tome un quelques fois et me suis rendu jusqu’à la leçon 66 du deuxième tome. J’ai interrompu mon étude à plusieurs reprises surtout à cause de mon travail et autres occupations, mais je me suis toujours promis de revenir à l’étude du japonais et de terminer ce deuxième tome.

Certes, j’utilise parallèlement plusieurs autres outils pour m’aider dans mon apprentissage, mais la méthode ASSIMIL reste celle que je préfère pour l’apprentissage des langues. Je la recommande donc avec enthousiasme à toute personne désireuse d’apprendre des langues étrangères, notamment la langue japonaise. J’aime particulièrement le « découpage » des phrases pour bien faire comprendre le sens littéral de chacun des mots avant que d’en donner une traduction plus convenable pour notre langue. Cela nous permet vraiment de saisir le fonctionnement de la langue. Les leçons de révision hebdomadaires nous aident vraiment à faire le point également.

Je me propose donc de terminer le tome deux de l’édition de 1985 avant l’achat de la nouvelle édition et j’ai hâte d’y voir les adaptations et ajouts nouveaux de cette nouvelle mouture. Ce constituera certainement un regard neuf après presque 30 années d’évolution de nos sociétés.

Si j’avais une suggestion à faire pour la méthode ASSIMIL, ce serait d’y inclure une carte géographique schématique en fin de volume (comme on l’a déjà fait, notamment pour une vieille édition de l’espagnol et plus récemment pour l’étude du turc), question de pouvoir situer les lieux d’importance et notamment ceux mentionnés dans la méthode. Pour le japonais, en particulier, ce me semblerait utile également d’y inclure une liste des prénoms masculins et féminins les plus fréquents, prénoms dont l’aspect ne permet pas d’en distinguer le sexe d’après la forme. Faute de place, on pourrait alors donner une référence pour les internautes, à cet effet.

J’ai bien aimé les divers aspects abordés dans votre texte de présentation de la réédition. Je trouve utile les quelques références données aux néophytes, dont je suis, en ce qui a trait à la littérature. Votre réponse donnée concernant les parentés possibles du japonais m’a été très utile et fort éclairante.

Somme toute, merci à vous, Mme Garnier et aux éditions ASSIMIL pour cette réédition que je me promets d’acheter dans un proche avenir.

P.-S. Pour une illustration d’un dialogue de Mme Garnier, voir mon site web à l’adresse suivante:
http://rev-elation.net/impressions/texte_japonais.html

Par Petit Jean le 22/09/14 à 15h50

Je viens de terminer le nouvel assimil japonais. Je connais déjà un peu la langue et j’ai été vraiment impressionné par le travail réalisé par ces 2 auteures. La progression est claire dans les structures de phrases (et ce n’est pas une mince affaire) aussi bien que dans la présentation des différentes écritures. Les textes sont originaux, amusants, je dirais qu' »ils sentent bon le Japon ». La méthode me semble assez complète (les différentes formes verbales, particules, formes degré+ ou degré-, formules de politesse…) en un seul livre. Félicitations.

    Par Éditions Assimil le 23/09/14 à 8h33

    Merci bien !

Par Jean-paul le 24/09/14 à 22h05

Assimil,

Tu ne pourrais pas mettre en relation des personnes qui apprennent la même langue afin de se stimuler dans notre apprentissage ou bien essayer d’établir un tutorat entre ceux qui apprennent et ceux qui parlent la langue apprise? de mon côté, je peux aider en japonais et en cantonais (pour les langues rares), je recherche pour le khmer, le breton, le finnois…. un co-auto-enseignement serait le bienvenu… merci Assimil de relayer cette demande

Par Michel BELLON le 25/09/14 à 21h48

Bonsoir Jean-Paul,

J’ai pensé depuis le début de ce bloc-notes, il y a environ un an et demi, à la possibilité pour les participants intéressés de rentrer en contact les uns avec les autres.
Je sais qu’il existe une page Assimil sur Facebook, où la communication est plus directe, mais je n’y ai pas de compte, et pas l’intention d’en ouvrir un. Je me contente de communiquer par Skype, ou simplement par courriel.
Reste donc la solution qui consiste à indiquer ici même ses coordonnées Skype ou courriel, mais j’ai toujours hésité à le faire, car je ne suis pas sûr qu’Assimil serait d’accord pour ça. En effet, certains blocs-notes ou forum interdisent explicitement à leurs membres de mentionner tout contact personnel.

Cela dit, je suis « spécialisé » en langues slaves (bien que je ne travaille pas dans ce domaine), et je m’intéresse à beaucoup d’autres langues, comme le grec, et potentiellement à toutes ! :D. Je pourrais donc conseiller (ou peut-être même aider) principalement des personnes qui étudient les langues slaves.
À l’inverse, je serais demandeur dans le domaine des langues turciques, en tout premier lieu le turc, mais aussi l’ouzbek et les autres langues de ce groupe, notamment l’azéri, le kazakh, le kirghiz, le turkmène, le tatar et l’ouïgour.

Je reste toutefois prudent, car j’ai une longue pratique des forums et groupes Internet (il y en a énormément, pour l’étude des langues et de beaucoup d’autres choses) et de « l’enseignement » informel qu’on peut y donner ou recevoir. D’après mon expérience, on se heurte vite à plusieurs obstacles : manque de disponibilité en premier lieu (et j’avoue que c’est l’un de mes problèmes principaux), multiplicité des contacts parfois, qui empêchent un suivi effectif, insuffisance de la motivation qui est souvent la conséquence de besoins et d’objectifs mal évalués, etc.
Bref, comme on dit, « c’est pas gagné », et « il faut s’accrocher », mais je reste ouvert à toute proposition qui irait dans le sens d’une communication participative.

Michel.

Par Bruno Aeschbacher le 13/11/16 à 8h54

Bonjour, j’arrive à la leçon 14 de l’Assimil japonais édition 2014, et je félicite les auteures pour cette méthode vraiment bien structurée et passionnante à étudier. Jusque là, l’apprentissage se fait pour ainsi dire… sans peine !

J’aurais quand même deux mini critiques à formuler, peut-être pourrait-on rectifier le tir dans un prochain tirage ? Premièrement, dans les leçons 1 et 11, il n’est pas dit pourquoi le chiffre 1 dans la numérotation de la leçon se prononce ‘ik’ (dai ik ka, leçon 1, dai jû ik ka, leçon 11) plutôt que ‘ichi’, la forme normale du chiffre. Je pense que c’est une question d’assimilation du son, mais il serait bien de l’expliquer texto, car pour un parfait débutant cela peut être déroutant.

Ensuite, dans la leçon 8, la note 6 n’est pas claire, je me perds avec les formes verbales qui y sont mentionnées. En particulier, ce ‘e’ qui s’intercale dans ‘yoku miemashita’ (Je voyais bien), par rapport à la forme ‘mimashita’ sans ce ‘e’. Il est dit que c’est pour la forme négative, mais ‘yoku miemashita’ = ‘Je voyais bien’ n’est pas une phrase négative ? Pourrait-on mieux expliquer la différence ? C’est peut-être un grand sujet de la grammaire japonaise abordé plus tard, mais si on nous présente les formes, il faudrait mieux les expliquer pour ne pas créer la confusion. Merci ! Et maintenant, leçon 15 !

    Par Éditions Assimil le 17/11/16 à 18h09

    Bruno l’auteure va vous répondre prochainement.

Par Michel BELLON le 13/11/16 à 22h50

Bonsoir Bruno,

Je ne connais pas suffisamment le japonais pour répondre de façon complète à tes questions.
Cependant, je peux essayer de t’indiquer quelques pistes, en attendant une explication plus détaillée et plus précise des auteures, d’autant plus que j’ai apparemment sur toi l’avantage d’avoir déjà étudié la méthode ! 😉

1 – En ce qui concerne les nombres, c’est un sujet assez complexe. Le japonais fait partie de ces langues qui utilisent (comme le chinois ou le coréen, par exemple, mais d’une manière différente) ce qu’on appelle, selon les spécialistes, « classificateurs » (terme utilisé surtout pour le chinois), ou « numérateurs », ou « compteurs » ou « spécifiques numériques » (dans la méthode, ils sont désignés exactement par l’expression « spécifiques numéraux »), etc., car d’autres termes existent encore.
Il s’agit de « mots » ou « suffixes » que l’on place entre la partie purement numérique et la « chose » (qui peut être une personne, un animal, un objet, une notion abstraite…) qui est dénombrée. Cela ne se fait pas au hasard : l’ensemble des « choses » est divisé en catégories à chacune desquelles correspond un « spécifique » particulier.
Pour faire une (pas très bonne) comparaison, c’est un phénomène à rapprocher de celui, beaucoup plus commun dans les langues européennes, des « genres » : à chaque « chose » correspond un « genre », avec ses terminaisons et accords particuliers. Et dans certaines langues, les adjectifs numéraux peuvent varier selon le genre. Ainsi en français, qui ne connaît que deux genres, on dit « UN livre », mais « UNE maison ». Dans d’autres langues (latin, russe, polonais…) les chiffres « deux » et/ou « trois » ont aussi des formes différentes selon le genre du mot qu’ils modifient, mais dans la plupart des cas, seuls les premiers chiffres sont susceptibles de varier. Parmi les langues indo-européennes vivantes, il n’y a guère d’exemples au-delà des trois premières unités : le grec moderne a deux formes pour 4 (mais une seule pour 2), mais toutefois les langues baltes (lituanien et letton) se distinguent par le fait qu’elles possèdent une forme de féminin particulière pour toutes les unités de 1 à 9.
Une comparaison déjà meilleure pourrait être établie avec les « classes » que connaissent notamment les langues africaines bantoues, mais là encore, il s’agit d’un système très différent dans son fonctionnement de celui du japonais.

Si, dans la plupart des langues indo-européennes, on ne trouve que deux ou trois « genres » (en général, masculin, féminin et neutre /ce dernier ayant disparu en français, par exemple/, mais dans les langues scandinaves continentales, le système s’est réorganisé en une opposition « genre commun » ou « non-neutre » ~ neutre), le nombre des « spécifiques » du japonais est extraordinairement supérieur, variant entre 30 et 300 ! En effet, certaines de ces unités ont des utilisations tellement rares qu’elles restent théoriques, sont inconnues d’une partie des Japonais eux-mêmes et ne sont pratiquement pas attestées dans la littérature. Il est en tout cas presque impossible d’en connaître le nombre exact.

Pour en revenir à ta question, nous avons donc ici le « suffixe » 課 « -ka », qui sert à former les « spécifiques » utilisés avec les « sections » d’un livre (chapitres, leçons, paragraphes…). Et comme tu le supposes, le fait que いち « ichi » se transforme en « ik » est dû à une adaptation phonétique devant ce suffixe. On trouve de même des transformations de いち « ichi » en « it », « ip » ou « is » devant certains autres suffixes.
Un point sur cette difficile question est fait dans les leçons de révision 63 et 70.

2 – Passons à ta deuxième question maintenant. La note 6 de la leçon 8 indique en effet que dans la dernière phrase est présentée la forme négative du passé (du « degré moyen » de politesse, pour reprendre la terminologie des auteures). Mais attention, il n’est pas dit que cette forme négative est よく 見えました « Yoku miemashita », qui est correctement traduit par « Je voyais bien » ; c’est よく 見えません でした « Yoku miemasen deshita », donné juste après, qui est la forme négative, et traduit par « Je ne voyais pas bien ».
Le problème que tu soulèves est donc ailleurs. Nous n’avons en effet pas affaire ici au verbe 見る « miru » (voir), mais à une forme différente, sur la même racine, 見える « mieru » (être visible). Tu peux d’ailleurs t’en rendre compte en examinant attentivement la traduction « mot-à-mot » donnée : bien ne-pas-avoir-été-visible. Voilà donc la raison pour laquelle apparaît ici cette syllabe « e » qui t’intrigue.
Au passage, on a ici une belle illustration de cette tendance de la langue japonaise à éviter d’exprimer la personne lorsque cela n’est pas absolument indispensable à la compréhension. Une traduction plus proche de l’original serait « ON ne voyait pas bien », ou même « La visibilité n’était pas bonne », mais il est bien évident ici que le « on » dont il s’agit est le locuteur, d’où, en toute logique, la traduction par « je » en français.

Il est par conséquent vrai que l’explication donnée dans la note n’est pas très précise. Cependant, il ne faut pas perdre de vue le principe fondamental de la méthode qui consiste, dans un premier temps (on n’est encore qu’à la leçon 8), à assimiler passivement le texte en langue étrangère. La grammaire n’est détaillée que plus tard, et tu trouveras, au fur et à mesure de ta progression, plus de réponses à ce sujet.

Bonne soirée,
Michel.

Par Bruno Aeschbacher le 16/11/16 à 21h02

Merci Michel pour ces précisions. Concernant le point 1), j’avais bien compris (intuitivement) qu’il s’agit ici d’une transformation par nécessité phonétique du chiffre ‘ichi’ en ‘ik’. Pour un parfait débutant, cela pourrait être déroutant, je propose donc aux auteures d’inclure une petite note qui confirme que ‘ik’ c’est bien la même chose que ‘ichi’, et que le pourquoi de cette transformation serait sera expliqué plus loin dans la méthode.

Concernant le point 2), j’avais bien relevé le côté ‘passif’ de la forme verbale ‘mieru’ (être visible) par rapport à ‘miru’ de nature plus active. Là encore, une petite note ne ferait pas de mal pour relever qu’il s’agit en fait d’une forme verbale différente, car même en ayant un certain bagage linguistique à mon actif, je me suis ‘foutu dedans’ comme on dit, alors je n’imagine pas un parfait débutant.

Sinon, c’est un vrai plaisir jusque là d’apprendre le japonais avec cette méthode, ma première langue asiatique avec Assimil et j’en redemande !

    Par Éditions Assimil le 28/11/16 à 12h02

    Merci beaucoup de la gentillesse de votre mail. J’espère que vous allez continuer … sans peine et avec plaisir.
    1. Pour ce qui est de ichi et ik-. Gros problème inévitable. Le livre commence à la page 1 et il y a une leçon 1. Ce qui veut dire que dès le début on tombe sur une question diabolique qui est le système numéral et ses utilisations. Expliquer la raison de cette différence demanderait un très long exposé sur ce système. De quoi faire fuir toute personne, même bien motivée. Donc le choix : laisser comme ça pour l’instant… en sachant que l’explication va venir plus tard dans la méthode, en son temps. Ce dont je vous félicite c’est d’avoir remarqué ce problème. Vous allez tomber (êtes déjà tombé) sur le même aux leçons 6, 8, 10, 16, 18, 20 etc…Peut-être allez-vous déjà vous faire une petite idée de la solution. Une amorce : le i en finale en japonais est très faible et dans de nombreux cas il disparaît en combinaison. Si i disparaît il reste ich- qui va s’assimiler à la consonne qui suit : pour -ka > ik-. Vous trouverez aussi plus tard ip- is- it-.
    2. Décidemment quel observateur. Simplement, ce ne sont pas les mêmes verbes. Si vous êtes attentif à la traduction mot-à-mot, vous voyez que mimashita est traduit avoir-regardé, et miemasen deshita est traduit ne pas avoir été visible.
    Il existe 2 verbes : l’un miru acte volontaire d’un personne : regarder
    l’autre mieru qualité attribuée à un objet : être visible
    Il n’y a pas de e intercalé.
    SI on fait les formes concernées, pour les deux verbes :
    passé : – mimashita j’ai regardé (je tu il elle…)
    miemashita était visible > j’ai vu
    négation du passé : – mimasen deshita je n’ai pas regardé
    miemasen deshita n’était pas visible > je n’ai pas vu
    La difficulté ; vous verrez, c’est que la répartition des domaines couvert respectivement par les mots français voir et regarder ne coïncide pas exactement avec ceux couverts pas les mots japonais miru et mieru. Parfois vous trouverez miru traduit par voir. C’est malheureusement un phénomène très courant dans les langues. On affecte une traduction à un mot mais les limites de sens du mot et de sa traduction ne coïncident pas toujours. Vous rencontrerez d’autres cas plus tard.
    Bon courage pour la suite
    Amicalement
    Catherine Garnier

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