Vous avez dit « tabou linguistique » ?

Publié le 14/03/2016 par Éditions Assimil
7 commentaires

Tabous

Les tabous linguistiques existent dans toutes les langues, écrites ou pas. Quelles sont les stratégies déployées pour éviter de dire ce qui ne doit pas être prononcé ? Inventaire (presqu’à la Prévert) des principaux types d’euphémismes dans ce long article signé Nicolas Ragonneau (mis à jour le 6 mars 2017).

Les tabous sont partout

Il existe des tabous dans tous les domaines de la vie sociale, et la langue ne fait évidemment pas exception. Toutes les sociétés humaines (et même certaines sociétés animales) présentent des interdits. Certains, comme l’inceste, sont universels, mais la majorité des tabous sont particuliers et concernent des communautés dont la taille est très variable, dans tous les cas des groupes partageant des coutumes, des pratiques religieuses, des superstitions, des idées, etc. Les tabous peuvent exister à l’échelle d’une famille, et même à l’échelle individuelle. Chaque individu présente en effet sa propre collection de tabous qui peut recouper (ou pas) les interdits du groupe social auquel il appartient. On peut véritablement parler d’une idiosyncrasie du tabou. Il n’est pas d’anthropologie sérieuse sans l’étude des tabous d’une société.

Cook rapporte le mot tabou dans sa cale

L’origine du mot est assez bien documentée : tabou est un mot adapté du tongien tabu, lequel est apparu en français via l’anglais taboo. Le mot anglais lui-même a été rapporté en Europe occidentale par le capitaine Cook, qui aborde les Tonga entre 1773 et 1777. Cook et ses hommes observent un comportement commun en Polynésie (le mot tapu en maori et kapu en hawaïen désignent la même chose que  tabu) dû aux croyances animistes : des chefs, ou des rois et des reines décrètent tabous des objets, des lieux, des animaux, des végétaux, etc. Ces éléments frappés d’interdiction ne doivent être touchés sous aucun prétexte ; dans le cas contraire, ils libèrent des forces maléfiques et incontrôlables.
Le tabou à l’origine est toujours un objet, et souvent un objet animé qui relève du sacré. Petit à petit, le mot est devenu populaire (Freud et son Totem et Tabou de 1913 y sont pour beaucoup) pour aboutir à son sens actuel, un interdit dans l’acception la plus large du terme et qui s’étend aux inanimés. Tabou s’est décliné en tabouer (« rendre tabou ») et même, désormais plus rare, en tabouiser. Dans l’espace de la parole, le tabou linguistique est littéralement un « non-dit ».

Les tabous à table

Le mot tabou sature en outre l’espace politique et médiatique occidental : il ne se passe pas une semaine sans que le terme ne fasse la Une des journaux papier ou en ligne. Chaque camp politique reproche à ses adversaires tel ou tel sujet tabou, tel ou tel non-dit (que chaque adversaire va s’empresser d’aborder évidemment une fois arrivé au pouvoir, nous promet-il d’élection en élection). Le tabou en politique fonctionne main dans la main avec la langue de bois (aussi appelée xyloglossie) et le politiquement correct, un concept sur lequel on ne s’attardera pas ici, car il mérite à lui seul un article sur ce blog.
Le champ des tabous ne connaît aucune limite. Ainsi Richard Simcott, l’organisateur de la Polyglot Conference, m’expliquait récemment que l’alliance sucré-salé est un tabou culinaire en Macédoine et dans d’autres parties des Balkans. Et souvent les tabous se recoupent : un tabou culinaire peut être un tabou religieux (et vice-versa) comme c’est le cas du porc pour les musulmans et les juifs.
Pour rester en cuisine, le cas de la lotte (lophius piscatorius) est tout à fait exemplaire. On a affaire ici à un tabou linguistique, esthétique et commercial. « Lotte » est en effet le nom commercial de la baudroie commune, un poisson qui n’est jamais montré entièrement à l’étal des poissonniers (dans tous les cas jamais avec la tête et la peau) en raison de son extrême laideur : en inspirant terreur et dégoût, il dissuaderait l’achat.
Cet exemple montre que le tabou mène toujours à l’évitement, au masque, au déguisement, à la dilution, à la minoration et, pour en revenir à la langue, à l’euphémisme.

Tertullien et l’euphémisme

L’euphémisme se définit comme une manière atténuée ou adoucie de présenter des idées douloureuses, inacceptables, blessantes, scandaleuses. Il est évident que l’euphémisme, comme élément de sociabilité (on parle souvent d’euphémisme de bienséance), a préexisté au concept de tabou dont il est l’expression. Et il y a fort à parier qu’on trouve des euphémismes dans toutes les langues (la prudence reste de mise puisqu’on ne les a pas toutes documentées).
L’écrivain Tertullien a donné un magnifique et canonique exemple d’expression euphémique d’un tabou  fondamental : la mort et le pourrissement du corps. En parlant de la chair, il écrit : « Après tant d’ignominie, elle retourne à la terre, son premier élément, pour prendre le nom de cadavre ; même ce nom de cadavre ne lui demeurera pas longtemps : elle deviendra un je ne sais quoi qui n’a plus de nom dans aucune langue ».
L’euphémisme utilise principalement le remplacement comme stratégie linguistique. Il s’agit tout simplement d’utiliser un mot, une formule, une expression qu’on substitue au terme ou à l’expression d’origine (qui devient tabouée). L’euphémisme en outre s’avère très plastique, car on peut l’opacifier à loisir pour le rendre plus ou moins intelligible, plus ou moins transparent et régler de manière fine l’atténuation souhaitée. D’un point de vue structurel, mécanique ou syntaxique, c’est une pratique peu éloignée de la métaphore, à la différence près que la métaphore embellit ou dénonce par la force de l’image choisie, et qu’elle entend frapper l’imagination, alors que l’euphémisme consiste en une minoration sémantique dont le but est au contraire de rendre discret, banal, indolore, voire invisible.
On peut faire un inventaire des figures et des pratiques de l’euphémisme et ainsi établir un semblant de typologie. Tout en gardant à l’esprit que quiconque peut créer un euphémisme à tout moment car il n’y a aucune limite à la créativité dans ce domaine.

Le remplacement symétrique : appelons un chat… un félin

Premier type de remplacement, celui qui consiste à substituer au mot tabou un autre mot, supposé moins fort, mais souvent plus général (ou générique), moins précis et moins péjoratif. Ainsi, des licenciements deviennent une restructuration, un homme gros, obèse, devient corpulent ou charpenté, une moustache du duvet, etc. Le recours à des termes empruntés à des langues étrangères est fréquent. Ainsi, pour parler d’une personne, l’utilisation du mot black au lieu de « noir » en dit sans doute long sur une certaine forme de culpabilité inconsciente (ou pas) chez les locuteurs, en même temps qu’elle trahit l’anglomanie des temps modernes et une obsession un peu infantile pour le cool.
Le mot nègre, pour désigner un écrivain anonyme écrivant pour une personnalité, embarrasse de plus en plus de locuteurs français. Comme il n’a pas de synonyme, certains lui préfèrent désormais l’anglais ghostwriter. A noter qu’en espagnol et en portugais, avec escritor fantasma, c’est la même idée qui domine. Le mot nègre pour l’« écrivain fantôme » rappelle évidemment le travail de l’esclave noir, pénible et peu gratifiant, qui n’a presqu’aucune chance de sortir de l’ombre… Près d’un an après la publication cet article, une pétition circule en ligne pour demander son remplacement.

Tourner autour du pot : la périphrase

Dans son livre Le Prisme des Langues, Nicolas Tournadre évoque le cas célèbre et savoureux des substantifs américains rooster (coq) et donkey (âne) ayant remplacé les anglais cock et ass, jugés beaucoup trop inconvenants : cock et ass se traduisent par coq et âne, mais ces mots polysémiques peuvent aussi se traduire respectivement par « bite » et « trou du cul » selon le contexte.
Pour rester dans le très riche vocabulaire du sexe, une prostituée en Italie est poétiquement nommée una lucciola (une luciole). Mais le très décent lavoratora del sesso, équivalent mot pour mot de notre travailleuse du sexe, existe également.
Le verlan, très populaire dans les cours de collège et de lycée, est aussi un code utilisé dans l’euphémisation, car il est moins facilement déchiffrable. Exemple : « Qui c’est cette tepu ? C’est une vraie taspé », tepu et taspé étant a priori moins forts et moins vulgaires que pute et pétasse, et moins transparents pour certaines générations.
Le second type de remplacement est sans doute le plus répandu. Il s’agit d’utiliser une périphrase au lieu d’un seul et unique terme ou d’une expression, d’un syntagme, etc. Pour reprendre l’exemple cité plus haut et lui appliquer une tournure périphrastique, un homme obèse deviendrait « un homme présentant une surcharge pondérale ». Dans tous les cas la langue de l’administration française est un réservoir inépuisable de périphrases grotesques. Les radars automatisés si populaires deviennent sous la plume inspirée des fonctionnaires de Bercy un « système de sanction automatisé ». C’est la même logique qui a imposé « quartiers sensibles » ou  « grands ensembles » à la place de ghettos. Comme son nom l’indique, la périphrase est une circonlocution, tourne autour du pot, dit les choses avec ambages, avec détour, etc.

L’euphémisme comme travail préparatoire au négationnisme

La périphrase a ceci d’avantageux qu’elle autorise toutes  sortes de créations, des plus ridicules aux plus sournoises, et qu’elle n’est pas sur le plan sémantique parfaitement synonyme de l’expression ou du mot taboué. C’est en quelque sorte une image floue et mouvante qui vise l’hypnose du sujet. On se trouve bien souvent dans les eaux malsaines du politiquement correct, de la novlangue et du langage des Etats totalitaires.
Les événements tragiques de l’histoire, par leur violence et les traumatismes qu’ils engendrent, sont une puissante fabrique à euphémismes. L’Allemagne nazie a poussé à son extrême l’utilisation d’une novlangue destinée à masquer le projet de la Solution Finale (expression qui est bien sûr un euphémisme). En même temps que la langue employée permettait de garder le secret d’état, elle tenait également à distance, pour les SS, l’abomination des camps de la mort (et leur propre responsabilité). Hitler et ses hommes utilisaient par exemple des expressions comme le travail à l’Est ou les envoyer à Madagascar pour évoquer la déportation et l’élimination des juifs. Cette langue servait évidemment leur projet de crime parfait, dont la moindre trace aurait été effacée, ne permettant de retrouver ni les victimes ni les criminels puisque les choses n’étaient jamais nommées par leur véritable nom. Cette mécanique implacable a été disséquée de façon magistrale par le philologue allemand Victor Klemperer dans LTI, la langue du Troisième Reich.
Les Nazis n’ont d’ailleurs pas le monopole de l’euphémisation par périphrase, et on peut affirmer sans risque que, partout où il y a meurtres de masse, massacres à grande échelle, il y a un terrain propice à l’euphémisme aux fins de falsification historique. Dans cette perspective, les euphémismes par emploi de périphrases  pour évoquer l’innommable peuvent être analysés comme un travail de préparation au négationnisme et au révisionnisme. Comment prouver et condamner ce qui n’a pas de véritable nom ?

Tortures médiévales et autres joyeusetés

Les euphémismes accompagnent donc tout un catalogue d’atrocités de l’histoire ancienne et moderne, de l’araignée espagnole, de la chaise de Judas, de la Vierge de Nuremberg, de la fameuse question ordinaire et extraordinaire (pour ne nommer que quelques tortures médiévales) à la convocation à une session d’études des khmers rouges (soit l’emprisonnement avec torture) en passant par le sourire kabyle de la guerre d’Algérie (un égorgement un peu particulier) ou la mention sans droit au courrier des purges staliniennes (un emprisonnement avec exécution à plus ou moins brève échéance). Un dernier pour la route ? les femmes de réconfort de l’occupation japonaise en Corée, en japonais 慰安婦, mais aussi en en coréen 위안부, (des esclaves sexuelles)…
L’ironie et l’humour (souvent grinçant) s’invitent fréquemment dans les périphrases, avec Voltaire comme maître en la matière. Candide et d’autres contes, sont littéralement truffés d’euphémismes comme « des appartements d’une extrême fraîcheur » pour désigner une prison ou « ôter du meilleur des mondes » pour remplacer « assassiner ».
L’antiphrase, qui consiste à dire l’exact contraire de ce qu’on pense, ajoute encore une part de froide ironie. Appeler quelqu’un de stupide Einstein, l’Intello ou un fille très laide Miss Monde sont des classiques du genre, mais une oreille attentive en relève tous les jours de nouvelles, comme les Norvégiens (pour les immigrés maghrébins) ou la nouvelle Arlésienne (pour une femme voilée) entendus récemment (dans le Sud de la France).
Si la périphrase peut être vue comme une expansion du nom, l’acronymie, qui transforme tout en sigle, en est l’exacte inverse. La périphrase Sans Domicile Fixe ne suffisant pas, on l’a transformée en acronyme : SDF (re-substantivé parfois en essedéhef). Remarquons au passage que les Belges font une lecture très particulière de cet acronyme, qui désigne des Français Sans Domicile Fiscal installés sur leur territoire… La médecine moderne fait un usage immodéré des acronymes. C’est pratique pour communiquer rapidement, mais aussi pour désigner des sujets assez gênants pour le patient comme pour le corps médical : TR pour Toucher Rectal, TS pour Tentative de Suicide, etc.

La Révolution française, un tabou comme les autres

L’amputation est aussi un grand classique des procédés d’euphémisation. On utilise l’aphérèse (suppression d’un phonème, d’un groupe de phonème, d’une syllabe au commencement du mot), l’apocope.
Un cas remarquable d’amputation est celui des Incroyables de la Révolution, et plus précisément de l’époque du Directoire. La jeunesse dorée hostile à la République lança différentes modes vestimentaires (annonçant en quelque sorte le dandysme), mais s’attaqua également au vocabulaire. Les Incroyables furent ainsi surnommés car ils refusaient de prononcer la lettre « R », soit la première lettre du mot « Révolution » qui leur avait été si hostile. On donna le nom de garatisme à cette pratique car c’est vraisemblablement le chanteur et Incroyable Pierre-Jean Garat qui, le premier, retrancha la lettre r de son propre vocabulaire.
Mais les Incroyables ne se limitaient pas à cette suppression, comme le remarque de façon acerbe les frères Goncourt dans leur Histoire de la société française pendant le Directoire : « Tantôt c’est un D qu’elle éconduit de chez ma-âme […] Ch est forcé de céder sa place à un S pour ne pas effaroucher les sarmes d’une belle, et G devient trop grossier pour figurer dans son visase anzélique. Et de suppressions en suppressions, de substitutions en substitutions, quelques milliers de gens en arrivent à parler, en France, le plus étonnant patois de rossignol qui ait jamais moqué les consonnes ! ». Les Goncourt utilisent d’ailleurs un magnifique euphémisme pour évoquer cette mutilation linguistique par les Incroyables, qui mettent « l’alphabet sur le lit de Procuste ».
A l’écrit, l’amputation est très populaire, et dans toutes les langues, car le tabou peut se deviner dans des codes plus ou moins complexes qui ne sont pas sans rappeler les mots fléchés ou les mots croisés. Le mot est amputé de quelques lettres remplacées par des astérisques ou des tirets. Vous avez par exemple la possibilité de me dire, en commentaire de cet article, que vous vous e**e***z vraiment en le lisant, qu’il ne s’agit que d’un tissu de c*****i*s et que, s’il était écrit sur du papier, vous vous t***h****z  le  **l avec.
Les anglophones quant à eux apprécient beaucoup l’amputation qui consiste à ne garder que l’initiale d’un mot tabou, et souvent une injure : F-word (pour Fuck), C-Word (pour Cunt), N-Word (pour Nigger), etc. On rencontre même, dans certains articles écrits en français au sujet du génocide des Arméniens par les Turcs, le « G-Word », tabou du mot « génocide » pour les Turcs.

… ça. Quoi ? le truc ?

Le tabou linguistique s’exprime aussi par une sorte d’effacement sémantique. Dans ce cas précis, on utilise des pronoms (dont le nom ne sera jamais prononcé) ou des mots déictiques (souvent des démonstratifs). Le neutre et peu précis « ça » (qui désigne chez Freud l’insconscient et les pulsions sous forme de substantif) est ainsi souvent employé.
Exemple avec cette conversation entre deux personnes (deux filles ou deux garçons, peu importe) qui parlent de leur première fois (oui, c’est aussi un euphémisme) :
– Tu l’as fait ?
– Quoi donc ?
– Arrête, tu sais très bien de quoi je parle !
– Ah, ça ? bien sûr que je l’ai fait…
Mais le truc, le machin sont aussi populaires et remplissent à peu près la même fonction dans la communication.

Taisez ce chiffre que je ne saurais dire

Comme le mot peut être un chiffre (soit le caractère qui note un nombre), les mathématiques n’échappent pas à la tabouisation. Certains hôtels ne présentent pas de chambre 13, de même qu’en Asie certains immeubles ne comportent pas de treizième étage. Le chiffre 13 est évidemment maudit et tabou dans de nombreux pays, à tel point qu’il y a un terme pour désigner cette superstition : la triskaïdékaphobie. Moins connue, la tétraphobie est le tabou du chiffre 4. On le rencontre principalement en Chine puisqu’en mandarin, comme en cantonais et en japonais, la prononciation de quatre est identique à celle du mot mort. Au Japon, le chiffre 9 est celui de la souffrance, c’est la raison pour laquelle on ne trouve pas de chambre 9 ni de chambre 4, sans parler de la chambre 49…
En sport enfin, certains joueurs dans des sports d’équipe refusent de porter le numéro d’un prédécesseur légendaire ou décédé. Ils choisissent tout simplement d’évoluer sans numéro sur leur maillot, ou de s’en attribuer un qui ne correspond pas à leur poste sur le terrain.

Nicolas Ragonneau

Merci à Jacques Ballot, Inseon Kim et Misato Raillard

 

 

Commentaires

Par Rupert EWING le 05/04/16 à 8h58

En ce qui concerne les chiffres tabous, il y en a aussi en anglais, mais on ne va pas jusqu’à les censurer des chambres d’hôtel. Par contre, il y a des situations ou on fait attention comment on les dit. Eh oui, en anglais, quand on va aux toilettes, on peut y faire soit un numéro un, soit un numéro deux. Je ne vous dis pas toutes les blagues et jeux de mots qui sont faits sur le chiffre deux en particulier. J’ai même lu une fois une histoire courte de science fiction ou un alien est allé aux toilettes pour faire son numéro trois qui reste mystérieux pour le lecteur…

Par Fachry Ramadhan le 09/04/16 à 9h50

Bonjour, je m’appelle Fachry. je suis étudiant de français en 8e semestre et en train de rédiger mon mémoire. je m’intéresse beaucoup à ce que vous avez déjà écrit sur votre blog. Je vais aussi parler de la langue tabou dans mon mémoire. Mais j’ai besoin de quelques livres référents pour le faire.
Pourriez-vous me dire quels livres à lire? :3

    Par Éditions Assimil le 11/04/16 à 12h03

    Bonjour, il y a peu de littérature spécifique sur ce sujet (et par ailleurs il faudrait interroger des linguistes et des universitaires pour faire le tour de la question, car je suis persuadé qu’il doit exister des thèses et des travaux universitaires). L’ouvrage le plus souvent cité est celui d’Emile Benveniste qui, dans le tome 2 de ses problèmes de linguistique générale, a consacré un article à l’euphémie et à la blasphémie.

Par Valerie le 10/04/16 à 7h29

A lire.

Par Valerie le 10/04/16 à 8h14

A lire

Par Nicolas le 03/05/16 à 11h31

Pour Fachry Ramadhan, un excellent « Dictionnaire de novlangue » a été commis par Jean-Yves Le Gallou. La novlangue n’est pas propre aux états totalitaires : les médias et politiciens français en use très largement.

Par Marty le 03/05/16 à 19h17

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