Sauter le pas d’un voyage seul·e à l’étranger n’est pas toujours évident. Pourtant la pratique se démocratise et de plus en plus de personnes se lancent dans l’aventure en solitaire. Loin de l’idée d’un simple « weekend de célibataire », cette expérience, après l’appréhension légitime avant le départ, peut devenir d’une grande richesse humaine, culturelle et personnelle. Alors faites votre sac, adoptez un rythme qui vous ressemble et découvrez les nombreux avantages de cette façon de voyager.
Voyager seul·e, c’est avoir plus de liberté
L’un des principaux avantages de voyager seul·e est la liberté : vous êtes seul·e maître·sse à bord, de l’organisation jusqu’au retour. Contrairement à des vacances en famille ou entre ami·e·s, vous n’avez aucun compromis à faire pour veiller à la bonne ambiance du groupe. Destination, dates de départ, choix de l’itinéraire une fois sur place, logement, heures des repas… Tout sera à votre image et selon vos envies.
Profitez de cette aventure pour prendre le temps de faire des activités qui vous motivent réellement, et non pas simplement « parce qu’il il faut ». Vous n’êtes pas obligé·e d’aller sur les sites les plus touristiques du pays si vous préférez partir à la découverte de lieux plus authentiques ou reculés. Et l’inverse est vrai aussi : si vous voulez passer de longues heures dans un musée, devant un monument ou dans une forêt, vous le pouvez. Profitez, vous avez tout le temps nécessaire. Personne ne vous fera de remarques sur vos choix. Et surtout : ouvrez grands les yeux !
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Voyager seul·e favorise les rencontres et l’ouverture à l’autre
Partir en solo ne signifie pas pour autant rester dans son coin ; au contraire, cela peut être l’occasion de multiplier les échanges. Parmi les avantages de voyager seul·e, la possibilité de rencontres — avec les habitants, avec d’autres voyageurs — est sans doute l’un des plus enrichissant.
Fréquenter des locaux vous permettra de vous exprimer plus souvent, de tenir des conversations et de progresser dans la langue du pays où vous êtes. Demandez-leur de vous corriger en cas d’erreur, de vous apprendre des expressions plus familières, ou de plonger dans leur quotidien. Ils pourront aussi vous conseiller des lieux hors des sentiers battus, vous inviter à partager un repas ou à découvrir un quartier.
Avec d’autres voyageur·se·s de différentes nationalités, pourquoi se limiter à la langue du pays ? Les échanges interculturels s’avèrent formidables. Vous apprendrez aussi de leur façon de voyager, de voir le monde et vous partagerez des bons plans.
Cette dimension d’ouverture — à l’autre culture, à des façons de vivre différentes — est essentielle. Cela dit, il faut rester attentif·ve aux limites : certaines invitations peuvent poser des questions de sécurité ou de respect culturel. Il faut rester vigilant·e, avoir un sens critique, notamment en matière d’inégalités de genre ou de croyances.
Voyager seul·e vous oblige à sortir de votre zone de confort
C’est en grande partie ce qui rend l’expérience intéressante. Timide, réservé·e, peur de vous tromper ? En solitaire à l’étranger, vous n’avez pas d’autres choix que de vous lancer et d’oser. Vous aurez besoin de discuter, d’échanger un minimum avec la population locale pour réserver une chambre, commander à manger, demander un trajet. Cela peut faire peur mais c’est là tout l’intérêt d’une telle expérience.
Sortir de sa zone de confort ne se limite pas à l’aspect linguistique. D’un point de vue personnel, c’est aller au bout de vous-même, de votre motivation et de vos envies. Et voici une nuance importante : l’expérience solo n’a pas pour but de se prouver quelque chose, mais de se découvrir. Pourquoi ne pas essayer une activité qui vous tente depuis des années et que vous n’avez jamais osé pratiquer ? Ce séjour seul·e avec vous-même est sans doute le moment idéal.
Voyager seul·e permet de faire un point sur soi-même
Cette dimension introspective est plus philosophique. Loin de votre famille, de vos ami.es, ce séjour peut être l’occasion de réfléchir, de faire un point sur votre situation, sur ce qui vous attend au retour, sur votre avenir, vos valeurs… Être immergée dans une autre culture, avec — parfois — un regard différent sur le quotidien, peut vous amener à revoir votre façon d’être ou de vivre. Pourquoi ne pas vous inspirer de ces découvertes culturelles et de vos rencontres pour mettre en place certains changements dans votre vie ?
Voyager seul·e, c’est gagner en confiance en soi
Un autre grand avantage : au fil l’expérience votre confiance va grandir. Les débuts peuvent être source d’appréhension mais le bon déroulé de votre voyage aura l’effet inverse. D’un côté, vous vivez une solitude voulue, choisie, voire recherchée : c’est une affirmation de liberté. De l’autre, parvenir à vous débrouiller dans un pays qui n’est pas le vôtre (s’acclimater à une nouvelle culture, communiquer…) est un véritable booster de confiance. Vous serez sans nul doute une personne changée en rentrant chez vous.
Voyager seul·e, peut-être plus économique
Voyager seul·e comporte aussi un avantage budgétaire : réserver des billets ou une chambre d’hôtel est souvent plus simple, pas de compromis à trouver et parfois on peut négocier ou profiter de prix de dernière minute. Les rencontres avec habitants peuvent déboucher sur des invitations chez les hôtes, un repas quelques jours chez eux, autant de bons souvenirs.
Voyager seul·e et découvrir le woofing
Le woofing (ou WWOOFing, pour World Wide Opportunities on Organic Farms) offre une façon simple et humaine de voyager autrement. Le principe : consacrer quelques heures de travail par jour — souvent dans une ferme, un jardin ou une maison d’hôtes — en échange du logement et des repas. Cette formule séduit de plus en plus de voyageur·se en solo qui souhaitent vivre une expérience authentique, utile et conviviale. Participer à la vie quotidienne d’une famille ou d’une petite structure locale permet de découvrir la culture du pays sous un autre angle, d’échanger avec les habitants·e·s, d’apprendre des gestes ou des savoir-faire concrets, tout en limitant son budget. C’est aussi une manière de ralentir le rythme du voyage : on s’ancre, on partage, on observe.
Le woofing demande toutefois un minimum de préparation : il faut s’informer sur les conditions d’accueil, les tâches attendues et la réglementation locale, car cette pratique n’a pas le même statut partout. Des plateformes comme wwoof.fr ou workaway.info permettent de trouver des hôtes fiables dans de nombreux pays.
Allier voyage en solo et woofing, c’est donc choisir une expérience immersive, équilibrée entre apprentissage, échanges et découverte, où l’on ne fait pas qu’observer un pays, mais où l’on participe, à son échelle, à la vie locale.
Assimil vous accompagne …
Assimil vous accompagne lors de voyages solos à l’étranger. Pour vous aider à échanger plus librement avec vos interlocuteurs locaux, faites confiance aux guides de conversation disponibles dans de nombreuses langues : anglais, allemand, espagnol, russe, chinois, japonais, arabe et bien d’autres.
En voyageant seul·e et en apprenant la langue de l’autre, on découvre que la véritable destination n’est pas un lieu, mais la rencontre elle-même.

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