Qu’est-ce que la méthode Assimil ?

Publié le 17/11/2016 par Éditions Assimil
12 commentaires

Créée en 1929, l’entreprise Assimil est présente dans près de 100 pays et a vendu des millions de méthodes d’apprentissage dans 13 langues sources différentes. En quoi consiste exactement cette méthode ? À qui s’adresse-t-elle ? À quel résultat s’attendre ? Assimil vous dit tout.

La méthode Assimil: comment ça marche ?

La méthode Assimil : l’apprentissage des langues comme un jeu d’enfant

La méthode Assimil permet d’apprendre les langues étrangères de manière intuitive, à la manière des enfants apprenant leur langue maternelle.

Un enfant entend quotidiennement les paroles de son entourage. Il assimile les sons et leur sens, tente de les reproduire de manière répétée, avant d’essayer de former ses propres phrases.

La méthode Assimil reproduit ce processus, en l’adaptant à des apprenants adolescents ou adultes. L’apprentissage est progressif.

À qui est destinée la méthode Assimil ?

La méthode Assimil s’adresse principalement à un public adulte ou jeune adulte à partir de 15 ans. Il n’y a aucune limite d’âge à l’apprentissage d’une langue étrangère.

Qu’il s’agisse de rafraîchir d’anciennes connaissances, stimuler son cerveau, améliorer sa communication lorsque l’on voyage ou booster sa carrière, les facteurs déterminants de la réussite sont la motivation et la persévérance.

Comment ça fonctionne ?

L’apprentissage des langues via la méthode Assimil s’appuie sur deux phases, la phase passive (leçon 1 à 49) et la phase active (à partir de la leçon 50).

  • La phase passive

Au cours de cette période, l’apprenant s’imprègne de la langue et de ses sonorités, à travers des leçons quotidiennes de 20 à 30 minutes. Il s’agit pour lui de lire, écouter, répéter des énoncés puis de réaliser quelques exercices afin de valider ses nouvelles connaissances. Toutes les 7 leçons, une leçon de révision permet de revoir les notions apprises au cours des 6 précédentes afin de consolider les acquis.

  • La phase active

Durant cette phase, l’apprenant commence à former ses propres phrases. Il devra restituer dans la langue étrangère les énoncés proposés en français en dissimulant les réponses. Les leçons de la phase active permettent également de réviser les leçons de la première phase.

Des notes sont présentes au fil des leçons. Elles explicitent des règles grammaticales et apportent des précisions d’ordre culturel.

Combien de temps faut-il pour maîtriser une langue ?

Les méthodes Assimil permettent d’obtenir un niveau B2 avec la collection Sans Peine et un niveau C1 avec la collection Perfectionnement.
Un niveau en moyenne atteint au terme de 4 à 5 mois de travail, et à raison de 20 à 30 minutes de travail quotidien.

Les méthodes Assimil existent en format classique, c’est-à-dire un manuel + un support audio, ou au format numérique exploitable sous Mac ou Windows.

Assimil vous accompagne…

Allemand, Anglais, Espagnol, Italien, Japonais, Arabe… Profitez de la méthode intuitive proposée par Assimil pour apprendre une langue de manière ludique et efficace.

Commentaires

Par Toni le 17/11/16 à 11h02

Ce qui manque à mon avis dans une méthode Assimil, c’est un mini lexique à chaque leçon contenant le nouveau vocabulaire rencontré.

Par Serbero le 17/11/16 à 13h55

Je suis d’accord. C’est vrai que ça simplifierait l’apprentissage du vocabulaire, surtout dans les leçons où il y a beaucoup de nouveaux mots, qui à mon avis devraient parfois être davantage répartis entre plusieurs leçons. Je pense aussi que les auteurs devraient davantage se baser sur des listes de fréquence pour introduire le vocabulaire, car on tombe parfois sur des mots pas toujours utiles, en tout cas à un niveau débutant-intermédiaire. Je sais par exemple dire corbillard en russe alors que je ferais sans doute mieux d’apprendre du vocabulaire plus pertinent 😛

Par Emmanuel C le 18/11/16 à 12h30

Très grand fan d’Assimil, j’avoue que le principe ne marche pas du tout pour moi: si je n’associa pas passif et actif dès le début (version+thème) je me retrouve bloqué au tiers de la méthode et suis obligé de revenir en arrière.
A près tout nous ne sommes pas des enfants et nous n’apprenons pas tous de la même manière.

Suggestions :
– je suis d’accord avec les commentaires précédents concernant les listes de vocabulaire à la fin de chaque leçon. C’est particulièrement utile pour les langues à déclinaisons compliquées (ex : langues slaves) puisque les substantifs sont rarement au nominatif dans les texteset les verbes rarement à l’infinitif.
– toujours pour les langues slaves une liste récapitulative de couple de verbes perfectif/imperfectif serait fort utile
– et par pitié intoduisez l’alphabet phonétique international. L’effort pour jongler entre les différents systèmes de transcription (y compris entre les mises à jour d’une même méthode) est fatiguant et mène à des confusions

Par Chris K. le 18/11/16 à 18h25

Je suis tout à fait d’accord avec les suggestions d’Emmanuel C:

Il faut:

– Une liste récapitulative du vocabulaire à la fin de chaque leçon
(avec substantifs au nominatif pour les langues à déclinaisons et
aspect perfectif/imperfectif des verbes pour les langues
slaves).

Par contre, j’ai plus de réserves sur l’utilisation de l’alphabet phonétique international qui a l’inconvénient d’être difficile à maîtriser quand on est pas phonéticien, mais qui a l’avantage d’être très précis sur les sons et la prononciation.

La transcription « à la française » a une précision très aléatoire;
je ne pense pas qu’elle soit accréditée par les linguistes…

Par Michel BELLON le 18/11/16 à 21h59

Bonsoir,

Je me fais un plaisir de « rajouter mon grain de sel » aux 4 premières réactions à cet article 😀 . Et je m’excuse que ce grain se multiplie pour constituer finalement un petit tas de commentaires !

a) Liste de vocabulaire à la fin de chaque leçon.
Je n’y suis pour ma part pas très favorable. Je vois tout d’abord une difficulté, en particulier pour les langues slaves qui sont invoquées en faveur de cette nouveauté, et pour toutes celles qui ont une morphologie touffue : le principe de la méthode consiste à présenter des phrases en usage réel, sans trop vite introduire la grammaire et donc sans faire référence aux différentes formes qu’un même mot peut revêtir. Par conséquent, il serait peut-être difficile de donner en fin de texte les formes « de base » (celle du nominatif, par exemple, dans le cas d’un nom), si elles n’apparaissent pas dans le texte de la leçon, sans tout de suite mettre plus de grammaire que ne le voudrait un strict respect du principe fondateur d’Assimil. Et cela serait sans doute encore plus compliqué pour les verbes. Qu’on pense aux multiples formes qu’une même unité peut avoir dans les langues romanes notamment !
Mais qu’il s’agisse de noms ou de verbes (ou d’adjectifs, certaines langues connaissant des formes assez nombreuses pour ces mots, en particulier le russe si on prend en compte les formes « courtes », avec leurs accents toniques « baladeurs » souvent imprévisibles, et les formes plus ou moins régulières de comparatif, assez nombreuses), une liste récapitulative du vocabulaire leçon par leçon, et ce dès la première, ne me paraît pas être très utile.
Une solution intermédiaire pourrait être de placer cette liste de vocabulaire dans les leçons de révision tant que suffisamment de grammaire n’a pas été injectée, et de ne la mettre à la fin de chaque leçon qu’à partir du moment où toutes les formes de bases (ou presque) auraient été vues, vers la 4ème ou 5ème semaine d’étude. C’est un peu la solution qui avait été adoptée dans la première méthode de grec moderne, pour l’aoriste : récapitulation, dans un premier temps, des aoristes de tous les verbes appris jusqu’à la leçon où ce temps apparaissait, et ensuite indication des formes d’aoriste de tous les verbes nouveaux des leçons suivantes.
Mais, en définitive, je continue à penser que cette solution est peu commode, car alors elle entrerait en « conflit » avec le lexique en fin de méthode : double emploi, et donc utilisation pour rien de x pages qui alourdiraient la publication, la rendraient sans doute plus chère ou moins rentable (ou les deux à la fois), et augmenteraient le risque lié aux préoccupations de « marché » que l’éditeur oppose souvent à ceux qui expriment le souhait de voir paraître un volume consacré à telle ou telle langue pour l’instant absente du catalogue. Puisque tous les mots figurent dans le lexique final (et dans les deux sens en principe, langue étrangère – français et français – langue étrangère), il me semble qu’on peut faire l’effort de s’y reporter, quelle que soit la leçon que l’on étudie.
En revanche, une vraie nouveauté, et bien plus nécessaire à mon avis, serait d’avoir en fin de volume, dans la partie langue étrangère – français, un vrai lexique grammatical, avec, en plus de la simple forme « du dictionnaire » (nominatif singulier, infinitif ou autre), la mention des formes principales du mot, ou au moins du type de flexion auquel il se rattache (déclinaison, conjugaison…) renvoyant à des tableaux présentant chacun de ces types, et bien entendu l’énumération des formes irrégulières. Cet outil ferait encore monter d’un cran la qualité générale des méthodes.

b) Liste des formes couplées.
De même qu’il est bon d’avoir pour les langues germaniques la liste des verbes forts et irréguliers, il serait en effet souhaitable que, pour les langues slaves (reprenons cet exemple), une liste des couples imperfectif – perfectif de tous les verbes de la méthode soit donnée en fin de volume. J’ai parlé plus haut du grec moderne, avec sa liste des aoristes (malheureusement, seulement à la forme active, alors qu’il serait nécessaire aussi d’avoir ceux du médio-passif, qu’il n’est pas toujours possible de déduire de l’actif) qui est une très bonne chose. Et dans la méthode disparue de serbo-croate, dont nous sommes plusieurs à avoir déjà vanté les mérites, les couples de verbes étaient assez souvent indiqués, dans des exercices supplémentaires pour certaines leçons, même si cela n’était pas systématique. Ces « bonnes habitudes » se sont perdues, ce qui est dommage, car Assimil ne propose pas (pour l’instant ?) de vraies grammaires qui viendraient compléter les méthodes, à l’usage de ceux qui voudraient consolider leurs connaissances sur des bases théoriques un peu plus solides. Ce serait une nouvelle « série » à mettre en chantier, peut-être.

c) Alphabet phonétique international.
C’est pour moi une telle évidence !… Et ce n’est pas non plus la première fois que cette question est abordée, sous plusieurs des entrées de ce bloc-notes.
La chose me semble d’autant plus indispensable que même ceux qui ne sont pas entièrement convaincus de son utilité, comme Chris, ont du mal à défendre l’anarchie de la solution actuelle… Certes, il faudrait faire « l’effort » de l’apprendre (comme s’il n’y avait pas d’effort à faire pour étudier quelque chose, une langue étrangère en particulier, et même avec la méthode Assimil !), mais qu’on pense aussi aux bénéfices qu’on en retirerait ! Je cite donc Chris, qui est en principe « contre » cette utilisation de l’API, « qui a l’avantage d’être très précis sur les sons et la prononciation », alors que « la transcription « à la française » a une précision très aléatoire ». N’est-ce pas déjà un argument fort « pour » ?
J’ajouterai ce qu’Emmanuel a bien souligné, à savoir que si l’on veut étudier deux méthodes successives pour une même langue, au fil des rééditions et refontes, on se trouve souvent confronté à des choix différents des auteurs, ce qui est source, en effet, de confusions et d’erreurs. Et puis des transcriptions basées sur l’orthographe française (bien connue pour ses irrégularités et incohérences) ne peuvent que donner aux francophones de mauvaises habitudes de prononciation en associant à un son (même entendu dans sa prononciation correcte dans les enregistrements) une image graphique fantaisiste qui les renverra inévitablement à la langue française. Enfin, argument auquel Assimil pourrait être plus sensible pour des raisons économiques, l’avantage de l’API serait aussi d’éviter, pour chaque édition étrangère d’une méthode, d’avoir à utiliser un système de transcription phonétique différent, basé sur l’orthographe de l’anglais, de l’allemand, de l’espagnol, etc.

d) Première et deuxième vague, phase passive et active.
On touche là à l’un des fondamentaux de la méthode. Pourtant, je comprends et partage l’opinion d’Emmanuel, même si je suis apparemment moins gêné que lui, sans doute parce que l’étude des langues les plus diverses représente pour moi une activité à laquelle, depuis près d’un demi-siècle maintenant, j’ai consacré une grande partie de mes loisirs, et qui a eu aussi d’importants prolongements dans mes activités professionnelles. Je suis donc probablement suffisamment aguerri et rompu pour affronter à peu près toute langue, ses particularités et ses pièges.
Mais il me semble qu’aujourd’hui le principe de la « deuxième vague » devrait être revu et modifié, car finalement, cette retraduction en langue étrangère du texte français n’apporte pas grand-chose : on reste dans une attitude passive vis-à-vis de la langue, et tout cela est terriblement scolaire. De plus, le mot-à-mot, les parenthèses, les italiques qui, lors de la première vague, sont bien utiles pour comprendre la structure de la langue nouvelle et souligner ses particularités par rapport au français (ou tout autre langue de base), sont de vrais « parasites » quand il s’agit de repasser à la langue étrangère, en grande partie d’ailleurs parce qu’ils facilitent le travail et qu’il est donc possible de venir à bout de la tâche même si on n’a pas réellement acquis les mécanismes de cette langue.
C’est une question difficile, car l’idéal serait de susciter l’expression spontanée des apprenants, seul exercice, au-delà d’un certain niveau d’apprentissage, susceptible d’entretenir et développer les compétences et d’attester le succès des acquisitions. Mais le problème se poserait alors du contrôle et de la correction de tels exercices qui, par définition, seraient particuliers à chaque apprenant.
Une réflexion devrait pourtant être entreprise. Il est peut-être possible d’imaginer des exercices d’expression libre incluant des corrigés « modèles », peut-être disponibles en ligne, et peut-être aussi l’intervention, même légère et de temps en temps, d’un ou plusieurs correcteur/s. Après tout, nous sommes dans un monde où la technologie permet d’envisager beaucoup de choses qui étaient auparavant impensables. Il faut donc profiter de ses avantages pour faire progresser la pédagogie et la diffusion des connaissances.

Bonne soirée,
Michel.

Par Emmanuel C le 20/11/16 à 18h04

Bonsoir, merci à Chris K et à Michel Bellon pour leur attention portée à mon commentaire. Je me permets à mon tour de commenter leurs commentaires.

– La liste de vocabulaire
Je suis d’accord avec Michel Bellon sur un point : une liste de vocabulaire à la fin de chaque chapitre ferait doublon avec le lexique. C’est pourquoi je propose la suppression… du lexique 🙂
Nous avons mentionné les terribles langues slaves, mais j’aimerais évoquer aussi le cas de l’allemand qui est une bête plus simple à apprivoiser. Imaginons qu’un assimiliste rencontre à la leçon 6 (exemple imaginaire) pour la première fois le mot « livre » au singulier (en allemand : « das Buch », pluriel « die Bücher »). Plutôt que de le renvoyer au lexique pour le pluriel- ce qu’il ne fera pas par paresse-, ou d’attendre qu’il tombe sur la forme pluriel à la leçon 79, il serait plus simple et efficace de faire figurer à la fin de la leçon 6 « Das Buch (¨er) : le livre ». Malheureusement la dernière édition de la méthode ne comporte pas le mot « livre » mais uniquement une forme composée « livre d’école » , mais je digresse…

Idem pourles langues scandinaves et leurs pluriels capricieux, une liste de mots avec ler pluriel ferait gagner du temps.

– L’API
D’accord avec toutes les observations de Michel Bellon sur ce point. Pour tenter de convaincre Chris K et les équipes d’Assimil de l’utilité de l’API (dont l’apprentissage demande un tout petit effort – à la portée de celui qui prétend apprendre une nouvelle langue -, mais qui sera payé au centuple) je vais me référer simplement à la dernière version de la célèbre méthode Assimil d’Anglais de la collection Sans Peine Je trouve cette méthode excellente (bravo à Anthony Bulger au passage) sauf sur un point : la transcription phonétique. Elle est non seulement approximative mais encore fautive.

Contrairement à ce qui est indiqué page XVI les voyelles brèves anglaises ne sont pas seulement plus brèves . Non, le « a » de « cat » ne se prononcent pas du tout comme le «a » de «date » en plus bref. Pour faire simple, on peut dire qu’il se situe quelque part entre le «a » et le «è » français. Sa notation API est [æ]. Si l’on fait attention ce détail dès le départ on évite de prononcer le « a » de « cat » comme le a de « tarte », et en a pour le coup moins l’air d’une tarte lorsque l’on parle anglais.

Idem pour le i de «hit », qui n’est pas une version brève du « i » de « pitié », mais est plus ouvert et se note [ɪ] en API. Leçon 2 page 5 « kids » est transcrit «kidz » et leçon 4 page 11 «east » devient «i-ist », ce qui est source d’erreur. Pour différencier bitch et beach, la longueur de la voyelle ne suffit pas toujours…

La voyelle la plus traitresse est le [ʌ] de « tunnel » ou « duck » qui est hélas transcrite par le « eu » de « neuf ».
Etc. , etc

– La phase active/passive
En ce qui me concerne, après plusieurs années de tâtonnement, je me suis rendu compte que la pratique du thème (texte français vers la langue cible) à voix haute est indispensable à ma progression, et ce dès les premières leçons. Comme l’a indiqué Michel Bellon, le mot-à-mot entre parenthèses constitue souvent une gêne lors de la phase de thème, car il fournit trop d’indices (c’est pourquoi mes méthode Assimil sont généralement abondamment raturées au crayon pour masquer les mots-à-mots) . A mon avis, la dernière refonte des collections sans peine et perfectionnement constitue un progrès de ce point de vue, car la police utilisée pour le mot-à-mot est beaucoup plus fine et est donc moins gênante… ce qui ne m’empêche pas de continuer à raturer le texte cela dit.
Je ne fais jamais les exercices à trou. Suis-je le seul ? Assimil a t-il enquêté sur les pratiques des assimilistes?

Par Michel BELLON le 21/11/16 à 1h07

Bonsoir Emmanuel,

Réponse à ta réponse à ma réponse… 😀

1) Pour les listes de vocabulaire, après nouvelle réflexion, j’en resterai à mon idée. Il me semble préférable que ces lexiques soient en fin de volume, comme ça a toujours été le cas depuis qu’ils ont été ajoutés aux méthodes (pendant longtemps, il n’y en avait tout simplement pas, et il fallait consulter un dictionnaire en cas de nécessité).
Cependant, le lexique langue étrangère – français devrait comporter des indications grammaticales, au moins les plus indispensables, comme, pour reprendre tes exemples, le pluriel des noms en allemand ou en suédois (et pour cette dernière langue, la classe des verbes, en -ar ou -er, et leur impératif avec ou sans -a !). Ces lexiques pourraient aussi éventuellement contenir quelques mots ne figurant pas dans les textes des leçons (distingués, peut-être, par une couleur différente, même si je sais que cela coûterait plus cher…) mais qui présenteraient un intérêt particulier. Il ne s’agirait pas d’annexer un dictionnaire complet au volume, mais simplement de faciliter la tâche de l’apprenant en lui évitant d’avoir à se munir d’un dictionnaire et d’une grammaire en plus de la méthode, ce qui est probablement appréciable en début d’apprentissage.
Il me semble curieux que tu préfères que les mots ne figurent qu’à la fin de la leçon où ils apparaissent pour la première fois. Et par ailleurs, de quel lexique parle-t-on, langue étrangère-français, ou l’inverse, ou les deux ? Et puis, on consulte le lexique quand on a oublié un mot, et surtout parce qu’on en a besoin hors du contexte de telle ou telle leçon. Sinon, il suffit de regarder le texte et sa traduction. Donc, faire figurer ce lexique à la fin de chaque leçon n’apporterait rien.
Je prends à mon tour un exemple purement imaginaire, peu importe la langue ou le mot dont il est question : je rencontre dans la leçon 5 le mot signifiant « xxxxx ». Quelque temps après, j’ai besoin de ce mot, mais je l’ai oublié. Comment vais-je savoir que je le trouverai à la leçon 5 et pas une autre ? Vais-je devoir feuilleter pendant un certain temps les premières leçons, jusqu’à ce que je tombe sur le mot voulu ? N’est-il pas beaucoup plus simple et rapide de se reporter tout de suite au lexique général en fin de volume ?
Et j’ajoute que si on tient à avoir un récapitulatif des mots nouveaux de chaque leçon, rien n’empêche de le compiler soi-même, dans un petit carnet ou dans un fichier d’ordinateur. C’est même un assez bon exercice pour apprendre le vocabulaire, en particulier pour qui a une bonne mémoire visuelle. Et l’on peut, au fil de la progression, revenir sur ses listes personnelles pour les compléter et modifier en fonction de connaissances nouvelles que l’on acquiert (ce ne doit pas être très difficile pour le « ratureur » que tu sembles être ! 😀 ).

2) Pour l’API, je n’ai rien de plus à dire, puisque nous sommes d’accord à 100 %. Tu fais bien de donner les exemples que tu empruntes à la méthode d’anglais. Ils soulignent à quel point l’utilisation de transcriptions laissées à la fantaisie de chaque auteur peut être déroutante, contre-productive et finalement entraver l’acquisition correcte de la langue étudiée !
Au passage, je serais assez tenté de faire une remarque similaire sur la façon dont, à force de vouloir trop « simplifier » la grammaire, on finit parfois par la compliquer inutilement… Vouloir par principe présenter les faits d’une façon « non-grammaticale », « ludique », « allégée » sous prétexte que la grammaire serait par nature inévitablement « ennuyeuse », « difficile », voire « inutile » (!!!) engage trop souvent les auteurs sur des sentiers tortueux dont ils ont bien du mal à sortir lorsque, au bout du compte, ces faits s’imposent. D’où certaines incohérences que j’ai cru relever dans plusieurs méthodes, qui là encore peuvent ralentir et gêner l’étude. Mais cela est un autre débat, qui a d’ailleurs été abordé dans d’autres entrées de ce bloc-notes.

3) En ce qui concerne la phase dite « active », avec retour sur les leçons passées, je ne nie pas l’utilité du thème. Mais celui qui est proposé dans les méthodes, consistant à simplement retraduire le texte des leçons déjà vues, me paraît être une façon assez pauvre « d’activer » les connaissances acquises. Ma suggestion d’exercices de rédaction spontanée n’est pas très réalisable, je le reconnais. Elle nécessiterait des corrections personnalisées, ce qui serait presque impossible à mettre en place, même si cela se faisait sur le site d’Assimil. En revanche, pourquoi ne pas, à partir de la leçon 50, proposer un exercice supplémentaire de 2ème vague, qui consisterait à faire une petite traduction en imitation du texte de la leçon 1, mais avec utilisation d’un vocabulaire et de constructions un peu plus étendus (car quand on en est à la leçon 50, on doit normalement être capable de faire plus que ce que suppose le strict niveau de la leçon 1) ? On peut même s’amuser à se demander où ces exercices de deuxième vague devraient être placés : à la fin de la leçon 50, 51, etc., à la fin de la leçon 1, 2, etc. (avec instruction de ne pas les regarder avant d’avoir atteint la deuxième vague), ou… en fin de volume ?! 😀

4) Enfin, pour les exercices à trous, je trouve en effet que ce n’est pas eux qui présentent le plus d’intérêt. Toutefois, ils peuvent permettre de développer certains automatismes d’expression. C’est la raison pour laquelle je crois qu’il ne faut quand même pas les négliger. Cela dit, plus efficaces me sembleraient être de vrais exercices de grammaire et vocabulaire (exercices de substitution, par exemple), surtout pour les langues qui n’ont pas de cahier d’exercices.

Bonne fin de soirée,
Michel.

Par Emmanuel C le 21/11/16 à 12h59

Bonjour Michel,

Pour illustrer mon propos concernant ce qui me parait se rapprocher d’une méthode de langue idéale, je vais évoquer la concurrence (pardon Assimil), en l’occurrence , les méthode 90 d’Allemand et de Néerlandais publiées vers 1990-2000. Elle ne sont pas parfaites et démarrent trop raidement pour un vrai débutant (celle d’allemand est en outre bien trop courte puisqu’il n’y a que 50 leçons) mais sont à mon avis globalement très bien conçues. Le cas de la méthode 90 de Russe, fournissant des repères sûrs, mais vieillotte et ennuyeuse est un peu particulier. [ J’achète toujours les méthodes Assimil, Pocket, et livre de Poche quand j’étudie une langue car les défaut des unes sont compensées par les qualités des autres, je ne pense pas être le seul dans ce cas]

On trouve dans les méthodes 90 d’allemand et néerlandais : des dialogues en face à face, comme chez Assimil, des indications de prononciation inspirés par l’API (pas 100% malheureusement), une synthèse grammaticale à chaque leçon dans les pages suivantes et non sous forme de note (il y a parfois plus de notes que de dialogue dans les éditions récentes -je pense par exemple au remarquable perfectionnement Anglais version 2009) et une liste de mots nouveaux.

Au passage je te rejoins sur la façon un peu brouillonne dont est introduite la grammaire chez Assimil. Exemple : la dernière édition de la méthode d’Espagnol est très sympathique et comporte d’intéressantes expressions idiomatiques comme toujours chez Assimil mais quasiment tous les temps et modes de base (subjonctif, impératif, futur, imparfait, passé composé etc..) sont introduits dans les 20 premières leçons sans réelle explication sur leur formation. Le concept d' »assimilation intuitive » est poussé beaucoup trop loin à mon avis. Nous ne sommes pas des enfants et je ne vois pas comment l’on peut obtenir un bon résultat en se limitant à cette méthode (encore pardon Assimil, mais il vaut mieux étudier parler espagnol en 40 leçon de chez Pocket en parallèle pour apprendre rapidement et efficacement les structures de base).

La méthode d’Allemand 90 réserve une page au vocabulaire (avec pluriel et conjugaisons des verbes irréguliers, classé par catégorie grammaticale) dans le sens allemand-> français, mais la différence de typo permet de faire du thème assez facilement.
Je persiste à trouver cela plus utile que le lexique d’Assimil, auquel je ne me réfère quasiment jamais …sauf pour pallier l’absence d’une liste de mots nouveaux à la fin de chaque leçon. A mon avis, les dialogues d’Assimil sont suffisamment mémorables pour que l’on puisse retrouver le dialogue correspondant à l’expression ou au mot que l’on recherche.

Les exercices de la méthode 90 sont bien conçus et permettent de travailler les structures, mais ils nécessitent d’incorporer des voix françaises dans l’audio, ce qui pose plusieurs problèmes (enregistrement trop long et difficulté pour l’export à l’étranger). La solution consiste à mon avis à ajouter des exercices de structures à la place exercices à trou mais à ne pas les faire figurer dans l’audio. Ton concept d’exercice de 2e vague est intéressant mais je ne vois pas trop comment le mettre en pratique.

Au passage, la remarquable méthode de Néerlandais de L Verlee (1981) – qui ne comportait pas de lexique comme tu l’as rappelé 😉 – proposait des exercices de structure, une liste de « het woord » et de verbes irréguliers à la fin de chaque leçon et utilisait très habilement la répétition des mêmes mots et expression tout au long de la méthode. Les nouveaux auteurs pourraient s’en inspirer…

J’aime beaucoup les méthodes Assimil, mais à mon avis, leur qualité principale (des dialogues vivants et riches en expression idiomatiques, intégralement traduits) ne s’oppose pas du tout à l’introduction de la grammaire sous une forme plus systématique. Le concept d’assimilation intuitive ne doit pas être une formule marketing ou magique qui enferme les auteurs des méthodes dans un carcan, car, encore une fois, nous ne sommes pas des enfants et sommes par exemple capable d’apprendre en 1 an les bases de la grammaire espagnole, alors qu’il faudra 10 ans à un enfant pour parvenir au même résultat.

Très heureux de pouvoir discuter avec des Assimilistes distingués en tous cas 🙂

Par Michel BELLON le 21/11/16 à 20h24

Bonjour Emmanuel,

Je suis moi aussi très heureux d’avoir la possibilité d’échanger appréciations et idées au sujet d’Assimil et des langues en général. Je le fais assez régulièrement sur ce bloc-notes avec plusieurs participants assidus. J’avais demandé par le passé s’il était possible d’indiquer ses coordonnées personnelles afin d’entrer en contact plus direct avec ceux qui souhaiteraient discuter plus en détail certains aspects (car je sais que certains sites n’encouragent pas cette pratique, quand ils ne l’interdisent pas carrément, sous peine de bannissement !). N’ayant pas eu de réponse, j’ai voulu indiquer dans un message du 27/5, sous l’entrée « Les Français ont un « mauvais » niveau en langues : les causes de ces lacunes », mon contact sur le site Interpals.net, dédié au partage de connaissances et à l’entraide entre particuliers dans l’étude des langues. Mais j’ai commis une erreur, bien involontairement (rectifiée le lendemain), en communiquant à la place mon identifiant Skype, ce qui te permettra si tu le veux de m’ajouter à ta liste de correspondants, au cas où tu utiliserais aussi ce moyen de communication.

Les exercices de 2ème vague pourraient être facilement ajoutés aux méthodes. Mais il faudrait plutôt les reporter en fin de volume : les mettre à la fin des leçons 50, 51, etc. n’est pas possible, car dans ce cas où placer les exercices correspondant à ces mêmes leçons une fois qu’on a atteint la dernière de la méthode ? Et les placer à la fin de chaque leçon, dès la première, n’est sans doute pas très judicieux car cela pourrait créer la confusion entre ce qu’il faut faire lors de la première vague ou lors de la seconde. On pourrait ainsi, à la leçon 50, renvoyer à la leçon 1 pour la relecture du texte et des notes, et à la section consacrée aux exercices spécifiques de 2ème vague. Il me semble d’ailleurs que le « va-et-vient » entre différentes parties du livre (leçon du jour > lexique > leçon révisée en 2ème vague > exercice de 2ème vague) n’est pas entièrement négatif, à l’instar de ce qui se passe lorsqu’on se met à feuilleter un dictionnaire. Si certains sont trop paresseux pour l’envisager, je ne vois pas très bien où ils pourraient puiser l’énergie nécessaire à l’étude. 😀

Comme toi, je me sers de nombreuses méthodes en français ou dans d’autres langues pour étudier, et je pense en effet que, chacune ayant ses qualités et ses défauts, on peut tirer profit des différentes approches pédagogiques privilégiées par les éditeurs, en particulier lorsqu’on a l’habitude de l’étude des langues, ce qui est visiblement aussi ton cas.
J’ai une forte propension à m’intéresser à la grammaire dès mes premiers pas dans une nouvelle langue, et d’ailleurs je ne peux véritablement comprendre (ni assimiler !) le fonctionnement d’une langue si je n’en étudie pas les aspects les plus « techniques » de façon détaillée. Par conséquent une approche purement intuitive telle qu’Assimil la prône ne peut entièrement me convenir ou me satisfaire. Mais paradoxalement, j’ai une passion pour les publications d’Assimil : je possède toutes celles qui ont été publiées depuis une bonne quarantaine d’années en français, ainsi que certaines autres langues. Ma fidélité indéfectible est sans doute dû à ma découverte précoce de la méthode, à partir du milieu des années 60, au moment où je rentrais en classe de 6ème, alors que j’avais déjà un intérêt immodéré pour les langues et qu’il n’existait pas encore grand-chose en France pour l’assouvir.
Il me semble bien que les volumes anciens fournissaient, de façon très nette pour certains d’entre eux, une présentation beaucoup plus structurée et solide de la grammaire, tandis que les auteurs de la nouvelle génération ne parviennent pas toujours à être efficaces de ce point de vue. Peut-être le cahier des charges qui leur est soumis est-il responsable de cela, s’il a évolué dans le sens d’une moindre rigueur ? Ce serait alors dommage, car cette rigueur n’est en rien incompatible avec la légèreté et l’humour qui caractérisent les cours d’Assimil, ni surtout avec le souci de faciliter au maximum les choses pour l’apprenant en évitant d’être rébarbatif.

Et comme toi encore, je pense qu’il est illusoire de prétendre qu’on peut étudier une langue étrangère de la même façon qu’on a appris sa langue maternelle. Il me semble d’ailleurs qu’Assimil est moins catégorique aujourd’hui que par le passé à ce sujet, et que cet argument publicitaire, qui ne repose sur aucune réalité, n’est utilisé qu’avec modération. Il y a en effet d’énormes différences entre la situation d’un enfant qui n’a pas encore acquis le langage, et celle de quelqu’un qui possède déjà sa – éventuellement « ses », dans le cas des bilingues de naissance – langue(s) première(s). Tout d’abord, un enfant entend sa langue maternelle autour de lui constamment, plusieurs heures par jour, dans une multitude d’environnements, par une multitude de voix en général, alors qu’un apprenant qui se lance dans une méthode Assimil ne va entendre que quelques phrases chaque jour, toujours les mêmes, sans aucune variation. Mais surtout, la langue première imprime de façon indélébile des constructions, des structures, des façons de penser même qu’il faut désapprendre au profit d’autres quand on entreprend l’étude d’une nouvelle langue. En définitive, le processus d’apprentissage d’une deuxième, troisième ou xième langue est presque l’exact opposé de celui qui est mis en œuvre lorsqu’on apprend sa langue maternelle !
Mais dire tout cela, ce n’est somme toute qu’enfoncer des portes ouvertes. Et fort heureusement, la méthode Assimil conserve les qualités qui la rendent hautement recommandable, même si ce ne sont pas tout à fait celles qui sont mises en avant pour des raisons de communication.

Bonne soirée,
Michel.

Par Emmanuel le 23/11/16 à 15h39

Bonjour Michel
Je crois que nous sommes sur la même longueur d’onde (mis à part la question du lexique 🙂 ). Espérons qu’ Assimil évolue dans le bon sens.
Bonne journée !

Par Victor Correia le 28/12/16 à 14h36

En ce qui me concerne, je n’ai rien d’autre à dire qu’adresser mes félicitations ainsi que mes remerciements à Assimil. Pour moi, il n’y a pas de meilleures méthodes pour l’apprentissage des langues avec une offre aussi large. J’ai autant de plaisir à étudier avec les méthodes les plus récentes qu’avec les anciennes méthodes d’Alphonse Chérel. C’est avec le plus grand plaisir que j’étudie chaque jour ma leçon. Le seul regret que j’ai c’est qu’il n’existe plus de méthode d’Espéranto dans la collection sans peine. Toutefois avec le regain d’intérêt dont cette langue bénéficie sur internet, j’espère que les assimilistes seront intéressés par une nouvelle édition de l’espéranto sans peine?
Bonnes fêtes à toute l’équipe d’Assimil ainsi qu’à tous les Assimilistes.

    Par Éditions Assimil le 02/01/17 à 11h57

    Merci et tous nos meilleurs vœux !

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