Sanskrit : le making-of

Publié le 06/06/2013 par Éditions Assimil
110 commentaires

capture d'écran du film

Dans les coulisses du sanskrit

À l’occasion de la parution prochaine de la méthode de sanskrit cet automne (collection Sans Peine), nous avons commandé un making-of de cet ouvrage. Vous êtes en effet nombreux à nous demander comment nous réalisons nos méthodes de langue, notamment pour la partie audio. Ce petit film de 13 minutes, réalisé par Mehdi  Salamé et Frédéric Feuillet,  lève un coin du voile sur l’enregistrement  des leçons de la collection Sans Peine. La conception des ouvrages est également abordée, avec le témoignage de Marie Cousin, directrice éditoriale, et de Nalini Balbir, auteure du sanskrit. Vous pourrez aussi voir comment les locuteurs (les différentes voix des cours audio) travaillent à partir du manuscrit en studio.
À l’instar de l’hébreu, le sanskrit est la plus vivante des langues anciennes. Langue sacrée, langue des textes mystiques de l’hindouisme, elle est aussi très moderne : elle accueille chaque jour de nouveaux mots car elle est d’une plasticité étonnante.
Le sanskrit vient rejoindre le latin, le grec ancien, l’égyptien hiéroglyphique parmi les langues anciennes déjà présentes au catalogue.

Ce making-of sera mis en ligne à l’occasion de la parution du sanskrit début septembre.

Le site de Fred Feuillet (Full Power Prod) : http://www.fullpowerprod.com/

Commentaires

Par Michel Bellon le 06/07/13 à 12h08

Bonjour à tous,

Enfin, un bloc-note d’Assimil !
Espérons que nous serons nombreux à communiquer autour de la meilleure et la plus complète méthode d’enseignement des langues au monde.
Outre le sanskrit qui s’annonce, il semblerait que nous aurons bientôt une nouvelle méthode d’occitan (celle qui existe actuellement a presque 40 ans), ce qui est important pour un Toulousain comme moi, et aussi une de khmer, ou cambodgien ! J’attends maintenant avec la plus grande impatience l’islandais, l’albanais, le lituanien, le wolof… Espérons, espérons…

Par Olivier le 08/07/13 à 22h59

Je suis féru de langues étrangères au point de collectionner les ouvrages de l’édition « sans peine » et j’attendais le sanskrit depuis quelque temps. Cette langue est la source des langues indo-européennes et il me semble assurément nécessaire d’en prendre connaissance.

Y aura t’il d’autres ouvrages de la collection « perfectionnement »? L’idéal serait pour le chinois et… le hongrois, que j’étudie en ce moment.
Cordialement

    Par Éditions Assimil le 09/07/13 à 10h16

    Bonjour Olivier, content que vous attendiez le sanskrit avec impatience. Oui, il y aura d’autres ouvrages de perfectionnement, à commencer par le russe en début d’année 2014.

Par Monsieur Michele Bondesan (Italie) le 10/07/13 à 18h43

Je suis heureux de lire que « Oui, il y aura d’autres ouvrages de perfectionnement, à commencer par le russe en début d’année 2014. »

A commencer par le russe… quelles langues suivront?

J’espère qu’au fil du temps Assimil pourra publier une méthode « sans peine » pour chaque langue européenne, vu que mon but, c’est bien d’apprendre toutes les langues européennes, petit à petit!

Merci pour votre travail!

Par christophe chiozzini le 15/07/13 à 17h46

Assimil Sanskrit??Je tombe des nues,formidable! Je collectionne en effet les « Méthodes sans peine » en tant que passionné de langues étrang[es]ères. J’attends avec impatience « Le Rromani, le Quechua, l’Afrikaan sans peine ».Peut-être le Sumérien……un rêve?Et pourquoi pas!
Il serait aussi très sympathique de créer le « trombinoscope » des acteurs, avec qui l’on passe finalement beaucoup de temps, et qui nous impriment peu ou prou leurs timbres de voix, et peut-être leurs tics de langage!
Mais comment pouvoir apprendre autant de langues?D’abord, je n’ai pas la prétention à une maîtrise exhaustive.L’initiation étanche ma curiosité, et l’avantage d’Assimil, c’est sa flexibilité, un vilain mot en économie, mais bien utile dans des entreprises de longues haleine.
Continuez comme ça!

Par Javi le 19/07/13 à 22h52

J’attend avec impatience la sorti de cette ouvrage formidable.

Par Claude Laporte le 23/07/13 à 11h50

Utilisateur enthousiaste de la méthode Assimil, j’attendais depuis plusieurs années une méthode de perfectionnement en russe et je m’en réjouis.
La parution d’une méthode de sanskrit, à côté du grec ancien, du latin et de l’égyptien hiéroglyphique, devrait aussi faire la fierté de la collection.
Je voudrais aussi savoir quand paraîtra la méthode de khmer.
Mon souhait le plus cher, s’agissant d’Assimil, serait une amélioration de la méthode d’introduction au thaï, qui, en l’état, ne permet pas d’apprendre l’écriture.

    Par Éditions Assimil le 25/07/13 à 10h57

    Bonjour Claude, et merci pour votre message. la méthode de khmer a été reportée à 2014, et pour le moment nous ne pouvons communiquer une date de sortie. Pour le thaï, plusieurs choses sont dans l’atelier, mais il est trop tôt pour en parler plus précisément.

Par Michel Bellon le 24/07/13 à 21h43

Bonjour Claude,

Oui, absolument. Je suis presque certain qu’Assimil a prévu de proposer dans un avenir plus ou moins proche une vraie méthode de thaï (Le thaï), car celle qui est toujours en vente aujourd’hui était une simple « introduction » à la langue, et en effet elle est inutilisable parce que translittérée. Cela fait partie des très rares publications « faibles » de la marque.

Par Leduc Jean-Francois le 22/08/13 à 3h14

Le Sanskrit sans peine est une excellente nouvelle et je me réjouis déjà d’avoir entre les mains ce nouveau venu. J’attends également avec intérêt un Perfectionnement en chinois. A quand l’Islandais et le bengali, deux langues que j’étudie actuellement, dans la collection « sans peine »? En attendant, je me replonge de temps à autre dans les quelque 25 volumes que j’ai accumulés au fil des années et de mes incursions/excursions linguistiques, notamment celui qui m’a ouvert le monde soviéto-russe et les portes de l’ONU où j’ai fait carrière comme traducteur et interprète: le Russe sans peine broché à couverture marron des années 60!! Mon fétiche en quelque sorte.

    Par Nicolas Ragonneau le 26/08/13 à 12h00

    Bonjour Jean-François, et merci pour votre message. L’islandais n’est pas au programme, le marché est vraiment trop modeste.Le bengali, c’est un peu le même problème hélas !

Par Yannick le 25/08/13 à 23h18

Bonjour,

Je profite de ces bonnes nouvelles pour vous demander si vous envisagez également de publier un jour une méthode de vieux français.

Cordialement.

    Par Nicolas Ragonneau le 26/08/13 à 11h51

    Bonjour Yannick,
    une méthode de vieux français ne fait pas partie des projets pour le moment.

Par Michel Bellon le 28/08/13 à 21h45

Bonjour tout le monde, bonjour Nicolas,

Il est dit que la demande pour une méthode d’islandais ou de bengali est trop faible.
Je suis un Assimiliste convaincu depuis presque 50 ans, et à ce titre, il y a bientôt 30 ans que je contacte « la maison », de temps en temps, pour faire part de mes attentes et de mes envies. Je me souviens que l’une de mes premières lettres était pour interroger sur de possibles méthodes de turc, de grec ancien, d’ukrainien… À l’époque, on m’avait répondu aussi que la demande n’était pas assez importante ou, autre obstacle, qu’il était difficile de trouver des auteurs pouvant produire de telles méthodes.
Pourtant, aujourd’hui, le turc est déjà une « ancienne » méthode dans la série sans peine (avec aussi pour cette langue un guide de conversation et un dictionnaire), l’ukrainien a fait son appartition il y a un peu plus d’un an de façon assez inattendue, et le grec ancien a résonné comme un coup de tonnerre formidable et admirable dans le monde de l’édition linguistique, unanimement salué par les spécialistes. Et bien sûr, je n’aurais même pas rêvé, il y a 30 ans, à un cours d’égyptien hiéroglyphique ou de yiddish !
Comme je constate, au gré de ce que j’ai pu lire, que plusieurs personnes ont réclamé depuis un moment déjà un Islandais, un Albanais, un Wolof, entre autres, je me dis qu’il faut simplement savoir être patient, parfois, et que nous aurons sans doute encore beaucoup de bonnes surprises ;)))

    Par Éditions Assimil le 02/09/13 à 12h01

    Bonjour Michel,
    sans rentrer dans le détail certaines de nos méthodes connaissent un destin international puisqu’elles sont adaptées dans plusieurs pays, ce qui permet d’amortir les coûts de développement. En ce qui concerne l’islandais, nous ne rencontrons pas d’intérêt de la part de nos partenaires pour se lancer dans une aventure comme celle-ci, certes passionnante sur le plan linguistique, mais peu viable sur le plan économique. Parfois certains titres sont décidés 7 ou 8 ans avant leur parution et prennent beaucoup de temps à la réalisation… le marché change, la demande change et ce qui paraissait viable à un moment ne l’est plus. Ce qui peut expliquer parfois l’aspect peu rationnel des parutions. C’est l’une des vicissitudes de ce métier. Dans tous les cas merci pour votre fidélité exemplaire à notre marque.

Par Olivier le 29/08/13 à 20h51

Bonjour Nicolas et Assimil en général 😀
Je reviens sur une question posée par rapport à un éventuel ouvrage prochain de « perfectionnement chinois », si c’est à l’étude ou en sortie prévue à une date déterminée… Je pense que la demande se fait croissante et qu’on demande à explorer plus profondément ce merveilleux univers des idéogrammes et de leurs sens cachés…
Pour ce qui est de l’ukrainien, j’ai été moi-même surpris de son apparition en juin de l’année dernière…Etait-ce pour rebondir sur l’actualité par rapport à une demande spéciale pour l’Euro 2012 en Ukraine/Pologne ou pour répondre réellement à une autre forme de demande, comme de nombreux couples franco/ukrainiens formés depuis quelques années qui sont demandeurs d’une certaine « intercompréhension » linguistique?
Cordialement et linguistiquement vôtre ^^
Olivier

    Par Éditions Assimil le 02/09/13 à 11h56

    Bonjour, très sincèrement l’Euro foot 2012 n’a pas vraiment eu d’effet. Maintenant, c’est vrai que nous essayons de faire coïncider certaines de nos parutions avec des événements de ce genre. Pour le perfectionnement chinois, ou d’autres, nous ne souhaitons pas trop communiquer d’informations à l’avance. Merci de continuer à nous suivre sur ce blog et sur les réseaux sociaux, il y aura de belles et nombreuses nouveautés pour la fin d’année et l’année prochaine.

Par Philéas le 29/08/13 à 23h15

Bonjour,

très bonne nouvelle pour cette méthode de sanskrit que j’attendais impatiemment…

Avez vous quelque part en projet une méthode de mongol ou de chinois cantonnais ?

    Par Éditions Assimil le 30/08/13 à 9h39

    Bonjour, le mongol n’est pas à l’ordre du jour, mais le cantonais, si.

Par richard bonhomme le 01/09/13 à 8h50

c’est incroyable ! Le sanscrit sans peine, j’en rêvais et Assimil l’a fait 😉
Même s’il faut bien reconnaître que joindre « sanscrit » à « sans peine » relève vraiment de la gageure…
Je gage qu’il faudra prévoir plusieurs volumes ou alors un très gros…

Par Christian Silicani le 01/09/13 à 11h00

On m’a parlé d’un nouveau « Perfectionnement Espagnol » en 2013. Ce cours est-il toujours à l’ordre du jour? Merci de me faire savoir!

    Par Éditions Assimil le 02/09/13 à 11h53

    Oui, mais ce ne sera pas avant l’année prochaine. Nous avons dû le reporter pour le peaufiner.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 03/09/13 à 10h28

Bonjour ASSIMIL, je sais que j’insiste lourdement (!) et que c’est très prématuré, mais j’aimerais quand même savoir si une méthode de serbe fait toujours partie des projets ASSIMIL à moyen/long terme ? J’y tiens vraiment…. Ne serait-ce que pour être étudiée en parallèle avec la méthode de croate parue en 2011 et aussi pour succéder à l’excellente méthode de serbo-croate de 1972 (qui a pas mal vielli…)

    Par Éditions Assimil le 03/09/13 à 13h29

    Chris, le serbe fait toujours partie des projets. C’est tout ce que l’on peut en dire aujourd’hui.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 03/09/13 à 14h53

Merci. Je suis content que le serbe fasse partie de vos projets… J’attendrai le temps qu’il faudra…
En attendant, je vais me lancer dans l’étude du sanskrit…

Est-ce que quelqu’un peut me dire si il y beaucoup de similitudes et une éventuelle intercompréhension entre le sanskrit et l’hindi moderne parlé dans le nord de l’Inde (hormis l’alphabet) Je n’ai pas trouvé d’infos précises sur internet…

Par Michel Bellon le 03/09/13 à 21h32

Bonsoir Chris,

J’espère que d’autres personnes ici pourront te donner des renseignements plus précis. Je peux te dire en ce qui me concerne que le sanskrit et le hindi sont deux langues très proches, Certains disent qu’il s’agit de deux variantes ou deux « normes » d’une même langue. Elles ont en tout cas un ancêtre commun, mais si le hindi a évolué d’une façon « naturelle » (à la manière dont le latin a évolué pour aboutir aux différentes langues romanes modernes), le sanskrit a été codifié, à partir de la grammaire de Pānini (aux alentours du Vème siècle avant notre ère) par les lettrés qui aspiraient à en faire une langue « parfaite » (c’est à peu près la signification du mot « samskrtam », son nom en version originale), propre à exprimer les notions complexes développées dans les textes religieux, philosophiques, scientifiques ou littéraires de l’Inde classique.
Il me semble que la proximité est plus grande entre sanskrit et hindi qu’entre latin et français ou espagnol, par exemple.
Le sanskrit est parlé par très peu de monde, contrairement au hindi, et je crois qu’il y a une assez grande possibilité d’intercompréhension entre les deux langues.
Cela n’est bien sûr qu’un résumé très simplifié des choses.

Par Michel Bellon le 04/09/13 à 23h11

Bonsoir à nouveau, Chris,

Pour continuer sur la question des différence entre langues proches, et puisque tu t’intéresses au serbe, on peut rappeler ici que cette langue est pratiquement identique au croate. Ce sont surtout des raisons politiques, sur fond historique, qui tendent aujourd’hui à séparer ces deux langues (ainsi que, pkus récemment; le bosniaque et le monténégrin), mais les arguments purement linguistiques ne sont pas tous très solides.

Néanmoins, il faut noter les points suivants :
1) À l’époque de la Yougoslavie, le serbo-croate distinguait déjà deux variantes. On parlait, en Croatie, plutôt de croato-serbe. En Serbie, on utilisait plutôt (mais pas exclusivement) l’alphabet cyrillique, et en Croatie presque uniquement l’alphabet latin. C’est toujours le cas de nos jours. Au Monténégro, le cyrillique est à présent en perte de vitesse face au latin, et en Bosnie-Herzégovine les Serbes utilisent le cyrillique, les Croates et Musulmans le latin.
2) Si l’on excepte la question de l’écriture, l’intercompréhension entre le serbe et le croate est presque totale. Les deux langues se distinguent l’une de l’autre principalement par :
– la phonétique : de nombreux mots serbes contenant la voyelle [e] ont un équivalent croate avec [ije] ou [je] (N.B. : pour des raisons pratiques, j’utilise uniquement l’alphabet latin), par exemple reka / rijeka (= rivière), lep / lijep (= beau), mesto / mjesto (= lieu, place), gde / gdje (= où). On trouve aussi d’autres différences phonétiques comme šta / što (= quoi), so / sol (= sel), srećan / sretan (= heureux).
– le vocabulaire : un certain nombre de mots, parfois très courants, différent en serbe et en croate, comme hleb / kruh (= pain), avion / zrakoplov (= avion), januar / siječanj (= janvier) et tous les noms des mois.
– la syntaxe : dans les phrases où un sujet unique régit deux verbes, le serbe utilise une proposition subordonnée introduite par la conjonction « da », alors que le croate utilise, comme le français, l’infinitif. « Je veux lire ce livre » se dit « Želim da pročitam ovu knjigu » (littéralement : « Je veux que je lise… ») en serbe et « Želim pročitati ovu knjigu » en croate.

Bien entendu, les choses sont un peu plus compliquées en pratique, par le fait que dans certaines régions de Serbie on utilise des formes plus proches de celles du croate, et que l’inverse est aussi vrai en Croatie. Chaque langue a par ailleurs des dialectes dans lesquels toutes les formes intermédiaires ou presque sont possibles.

En Bosnie-Herzégovine et au Monténégro, depuis l’indépendance, on parle officiellement le bosniaque et le monténégrin, mais rien ne distingue vraiment ces langues du serbe ou du croate, à part quelques particularités phonétiques ou termes locaux. Dans chaque pays cependant, on note maintenant une tendance à privilégier les formes spécifiques qui éloignent la langue nationale de ses voisines.

Quant au slovène et au macédonien, qui font aussi partie de la famille slave, ce sont des langues distinctes qui ont de nombreuses différences phonétiques, lexicales et grammaticales avec le serbe – croate – bosniaque – monténégrin.

Pour l’instant, Assimil propose un guide de conversation en serbe, en croate et en slovène, ainsi qu’une méthode complète de croate et, plus anciennement, de serbo-croate. Le macédonien est l’une des rares langues nationales d’Europe qui ne bénéficie encore d’aucune publication. Mais peut-être aurons-nous bientôt un Macédonien de poche ?…

Par Chris Keller-Kostakiotis le 05/09/13 à 11h47

Merci Michel, merci pour toutes ces informations… En fait je parle assez bien le serbe pour avoir passé un certain temps en Serbie.. je connais donc bien les différences majeures entre les normes ékaviennes et iékaviennes de ce que fut le serbo-croate à l’époque de la Yougoslavie. Serbe, croate, bosnien, et monténégrin sont des variantes d’une seule et même langue (presque un peu comme le français de France comparé au Français de Suisse ou de Belgique…) L’intercompréhention est quasi totale… Malgré tout, il serait intéressant qu’ASSIMIL fasse un jour une méthode de serbe en alphabet latin et cyrillique pour succéder à l’excellente méthode ASSIMIL de serbo-croate de 1972 qui a beaucoup vieilli dans les textes qu’elle propose. Quand au macédonien, c’est une langue extrêmement proche du bulgare (en Bulgarie on considère le macédonien comme un dialecte du bulgare…) Bulgare et macédonien sont des cas uniques; ce sont les leules langues slaves à ne pas avoir de cas de déclinaisons et à avoir des articles

Par Chris Keller-Kostakiotis le 05/09/13 à 11h50

Merci Michel, pour toutes ces informations… En fait je parle assez bien le serbe pour avoir passé un certain temps en Serbie.. je connais donc bien les différences majeures entre les normes ékaviennes et iékaviennes de ce que fut le serbo-croate à l’époque de la Yougoslavie. Serbe, croate, bosnien, et monténégrin sont des variantes d’une seule et même langue (presque un peu comme le français de France comparé au Français de Suisse ou de Belgique…) L’intercompréhention est quasi totale… Malgré tout, il serait intéressant qu’ASSIMIL fasse un jour une méthode de serbe en alphabet latin et cyrillique pour succéder à l’excellente méthode ASSIMIL de serbo-croate de 1972 qui a beaucoup vieilli dans les textes qu’elle propose. Quand au macédonien, c’est une langue extrêmement proche du bulgare (en Bulgarie on considère le macédonien comme un dialecte du bulgare…) Bulgare et macédonien sont des cas uniques; ce sont les leules langues slaves à ne pas avoir de cas de déclinaisons et à avoir des articles

Par S.Gréal le 18/09/13 à 14h07

Bonjour,

Les remarque sur la méthode de thaï me semblent bien pertinente est sont d’ailleurs un sujet d’inquiétude pour la sortie prochaine de khmer: pourvu que la méthode enseigne également de l’écrire!
De plus, en tant que bibliotjécaire et animateur d’une émission de radio sur les langues de ce bas monde, je me demande s’il est prévu que des méthodes de lingala, de laotien, de bamabara et de tahitien au format super pack sont à prévoir…
Cordialement,

SG

    Par Éditions Assimil le 19/09/13 à 9h08

    Bonjour, l’écriture est bien prévue pour le khmer. Mais aucune des langues que vous évoquez n’est pour l’instant programmée dans la collection Sans Peine.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 21/09/13 à 12h17

Bonjour,
c’est vrai qu’une nouvelle méthode complète de thaï qui enseigne l’écriture thaï (complexe) serait la bienvenue. La simple «introduction au thaï» parue il y a quelques années et écrite en simple translittération phonétique est insuffisante pour apprendre cette langue tonale et difficile du Sud-Est asiatique.
Maintenant, est-ce que les réalités de marché seront favorables à la publication à long terme d’une telle méthode ?

Par jean marie dupuis le 27/09/13 à 11h47

Bonjour

Je suis ravi d’apprendre qu’en 2014 sortira le  » perfectionnement » en langue russe , langue que j’ai découverte il ya longtemps ,grâce à votre méthode.
En attendant, Je vais me pencher sur le sanskrit.
Avez vous prévu , d’autre part , le « lituanien sans peine? » ( langue qui a gardé une structure grammaticale très ancienne ).
Merci pour votre travail
Cordialement

    Par Éditions Assimil le 27/09/13 à 13h48

    Non, le lituanien représente un marché bien trop modeste. Merci pour vos encouragements !

Par Jean Delvigne le 29/09/13 à 10h16

Je me félicite de la parution d’un tel ouvrage, mais je déplore votre infatuation avec les anglicismes, à commencer par ce grotesque « making of », le « superpack » et autres mots inutiles autant que prétentieux (et totalement incongrus pour une méthode d’apprentissage d’une langue ancienne !!!).
Et qu’est devenu le « serbo » dans la méthode anciennement appelée « le serbo-croate sans peine »? Peur de la Serbie et de tout ce que les médias aux ordres ont raconté à son sujet ? Là encore vous êtes tristement à la remorque de la pensée mondialiste.

J’ai eu en main et étudié bien des Assimil et je dois dire que les nouvelles moutures sont souvent moins bonnes que les anciennes. Je pense au russe, mais aussi au portugais ou à l’allemand : textes fades, progression trop lente, plus de chansons. Aujourd’hui je collectionne les toutes premières versions d’Assimil et j’apprends le russe avec la version soviétique.

    Par Éditions Assimil le 30/09/13 à 9h05

    Bonjour, vous êtes libre de penser ce que vous voulez au sujet de ces dénominations. Je crois qu’il ne faut pas confondre la terminologie destinée au commerce de nos produits avec ce que nous proposons au public d’apprendre. Par ailleurs, si le serbe n’est pas encore sorti cela n’a rien à voir avec une quelconque volonté politique. Nous n’avons tout simplement pas trouvé le bon auteur pour le moment.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 04/10/13 à 16h22

Bonjour ASSIMIL,
j’espère que l’auteur « idéal » sera vite trouvé pour écrire une méthode de serbe; langue presque identique au croate, mais avec ses différences, ses subtilités, son alphabet cyrillique, et la richesse de la culture serbe (laissons tout ce qui est politique de côté…)

Par Claude Laporte le 06/10/13 à 20h31

Merci pour cette fabuleuse méthode de sanskrit que j’ai acquise dès sa parution. Après le latin, le grec ancien et l’égyptien hiéroglyphique, quel bonheur!
Je suis bien conscient que le public est très limité pour la plupart des langues que nous évoquons et que, pour compléter la série des langues anciennes, il y a fort peu de chances de voir un jour une méthode de sumérien, d’hébreu biblique, de syriaque, d’akkadien / babylonien, de norrois, de vieux français (ce serait pourtant fabuleux) ou d’anglo-saxon (que je cite parce que Teach Yourself a fait des méthodes de babylonien et d’anglo-saxon, mais la comparaison de cette méthode avec Assimil est, de loin, à l’avantage d’Assimil), qui permettraient de faire le tour des langues à la base de notre culture classique. Ceci étant, je suis bien conscient qu’un éditeur francophone a un marché plus petit qu’un éditeur anglophone: il a été possible de faire des méthodes de babylonien et de norrois à partir de l’anglais, cela paraît difficile, sur le plan commercial, d’en faire à partir du français. Je pense en revanche qu’il pourrait y avoir un public au moins pour le vieux français et l’hébreu biblique.
S’agissant des langues vivantes, je dois affirmer avec force que la publication de l’ukrainien a été une très, très bonne surprise. Cette langue slave particulièrement chantante et tout de même riche de 40 millions de locuteurs méritait d’être enfin mise à la portée du public français, et la méthode est bien faite.

Je rêverais de voir un jour des méthodes d’albanais, de birman, de mongol, de serbe et de géorgien, et si le géorgien relève du rêve, je suis convaincu qu’il y a un marché pour l’albanais. Je me permets de justifier ce dernier point de vue: s’il n’y pratiquement pas d’albanophones en France, il y en a des dizaines de milliers en Suisse, où l’albanais est plus ou moins au deuxième rang des langues étrangères s’agissant du nombre de locuteurs. Assimil devrait peut-être envisager une étude de marché de ce côté-là: je ne serais pas surpris qu’une méthode d’albanais ait en Suisse romande un potentiel de vente aussi élevé que le sanskrit dans toute la francophonie.

Je conçois bien que c’est la collection « Parlons » des éditions L’Harmattan qui s’est spécialisée dans la publication de livres sur les langues qui n’ont pas vraiment de public. Je ne veux pas les critiquer, en ce sens que l’aspect culturel est souvent très bien traité et que je me réjouis que, grâce à leur collection, il existe quelque chose d’accessible aux francophones sur le bouriate ou l’ossète. Mais il faut reconnaître que, sur le plan pédagogique, leurs livres ne sont pas très faciles à utiliser comme méthode de langues. C’est pour cette raison que je me réjouirais de voir Assimil encore élargir son catalogue (bien sûr, pas avec le bouriate ou l’ossète: je ne suis pas complètement irréaliste; mais pourquoi pas des langues à plusieurs millions de locuteurs que la méthode n’a pas encore abordées?).

Par ailleurs, pour montrer qu’il ne faut pas discuter des goûts et des couleurs, j’ai pour ma part trouvé que la nouvelle méthode de russe (Melnikova-Suchet) est très supérieure à l’ancienne et j’espère que le perfectionnement russe sera plus proche de la nouvelle édition de la méthode de base que de l’ancienne édition. De même, la nouvelle méthode d’arabe (apprentissage simultané de la langue et de l’écriture) est supérieure à la précédente. Je surenchéris sur les commentaires à propos de la méthode de polonais: la nouvelle méthode est plus abordable. Je suis aussi d’accord avec l’intervenant qui a indiqué qu’il aimerait savoir quand il s’agit de méthodes entièrement refaites et quand il s’agit de simples modifications de la mise en page.

Dans l’ensemble, ce que je trouve positif dans les méthodes qui ont été entièrement refaites, c’est la présentation plus aérée, l’apprentissage plus progressif (ce qui est particulièrement visible dans le cas du russe, où il fallait faire des bonds irréalistes avec les leçons de l’édition précédente), les notes culturelles plus étoffées et l’idée, développée dans la nouvelle méthode d’arabe, d’organiser l’apprentissage progressif non seulement de la langue, mais aussi de l’écriture. Le seul point que je trouve négatif, c’est la fragilité de la boîte par rapport à la boîte des anciennes éditions.

J’espère que les méthodes qui ont disparu du catalogue (alsacien, arménien, espéranto et tamoul) réapparaîtront un jour. Dans ce cas, pour l’arménien et le tamoul, il faudrait s’inspirer de ce qui a été fait pour l’arabe. En effet, j’avais trouvé la méthode d’arménien faible, car l’apprenant était supposé étudier tout l’alphabet arménien avant de commencer l’apprentissage de la langue, et je n’ai pas persévéré. De ce point de vue, la nouvelle méthode d’arabe représente vraiment un modèle dont j’espère qu’il sera suivi pour le khmer… et pour une nouvelle édition de la méthode de thaï, que j’aimerais tellement voir un jour (désolé de revenir sur le sujet, mais j’insiste: cette culture me fascine, mais il n’existera aucune méthode utilisable tant que l’Assimil de thaï – autrement plus utilisable que les méthodes concurrentes – ne contiendra aucun apprentissage de l’écriture). Petit conseil: si une méthode de thaï contenait une petite ouverture vers le lao qui ne diffère pratiquement que par l’alphabet, je suis sûr que la rentabilité serait plus facile à atteindre.

Un des intervenants a dit, à juste titre, que l’introduction au thaï est un des rares titres faibles de la collection. C’est vrai, et c’est d’autant plus rageant que c’est en même temps la moins mauvaise méthode de thaï, aussi bien en français qu’en anglais.

La parution d’une méthode de perfectionnement pour le russe est une nouvelle réjouissante. Je suppose que, d’un point de vue commercial, ce qui a été fait pour l’allemand, l’anglais, l’arabe, l’espagnol et l’italien et qui va être fait pour le russe, doit être possible pour le chinois et le japonais, mais sans doute pas pour les autres langues qui ont, toutes, un public plus restreint. Il me semble qu’il y avait autrefois au catalogue un perfectionnement néerlandais. En tout cas, si cela se faisait un jour, je serais partant pour un perfectionnement en grec moderne, en roumain et en polonais!

En fait, je voudrais élargir le débat en posant une question qui, à ma connaissance, n’a pas été ouvertement abordée par le cercle des assimilistes que nous sommes. Serait-il envisageable de faire des souscriptions pour aider à la publication de méthodes dont on sait d’avance qu’elles ne seraient pas viables sur le plan commercial? L’idée, que j’ai vu souvent pratiquer dans l’édition, est que les souscriptions couvrent tous les frais de fabrication de la méthode, de telle sorte que l’éditeur rentre dans ses frais dès le premier exemplaire vendu. Autrement dit, supposons que je sois un mordu de norrois (ou de géorgien, ou de sumérien, ou de… thaï): puis-je financer de mes deniers, ou contribuer à financer, l’édition d’une méthode? J’espère que la question ne choquera pas, mais je suis convaincu que des souscriptions ou de généreux évergètes peuvent aider à surmonter l’obstacle que représente un public trop restreint. En tout cas, je suis convaincu que le « financement participatif » (crowdfunding) est une piste à étudier, même pour une maison d’édition ancienne et renommée.

    Par Éditions Assimil le 08/10/13 à 9h10

    Merci Claude pour votre long et sympathique message. Nous ne pouvons répondre ici à tous les points abordés, mais la question de la souscription ou d’un financement participatif a été abordée sur Facebook récemment suite au message d’un assimiliste à ce sujet. C’est un sujet à l’ordre du jour chez nous, il est en réflexion et je pense que courant 2014 vous pourrez en savoir davantage.

Par Monsieur Michele Bondesan (Italie) le 07/10/13 à 17h07

Merci beaucoup, Claude, pour votre commentaire si intéressant!
L’idée des souscriptions pour aider ASSIMIL à publier des méthodes pour des langues « mineures » a déjà été abordée dans une discussion sur la page Facebook d’ASSIMIL. Personnellement, je suis tout à fait d’accord avec cette idée et je serais heureux de contribuer aux financement d’une méthode pour les langues européennes qui en sont encore dépourvues.

Je pense que les chances d’avoir un jour une méthode de géorgien, lituanien, slovène, albanais, etc., augmenteraient si ces méthodes pouvaient être conçues dès le début en français et en anglais (et/ou peut-être en italien, allemand…), afin d’atteindre immédiatement un publique plus vaste que celui des assimilistes francophones. En Italie, nous avons un grand nombre d’immigrés albanais, donc une méthode pour l’albanais serait plus appréciée chez nous qu’en France. (Mais ce n’est qu’une idée, peut-être mauvaise ou irréalisable).

Merci également pour l’analyse des différentes éditions du russe sans peine. Je veux commencer à étudier cette langue l’année prochaine et je possède déjà la méthode en 70 leçons, mais je me demandais si elle ne s’avérerait pas trop difficile (comme celle du turc, que je n’ai pas terminée, à cause du niveau trop haut et de l’excessive longueur des leçons, du moins à mon avis). Donc maintenant je crois que j’achèterai aussi la nouvelle méthode en 100 leçons, et plus tard le perfectionnement.

Moi aussi, j’aimerais avoir un jour un perfectionnement en portugais, polonais, roumain, et d’autres langues européennes.

Par Michel Bellon le 07/10/13 à 23h41

Bonsoir Claude, bonsoir tout le monde,

Je me réjouis de voir que ce bloc-notes est le lieu d’échanges toujours intéressants au sein de la communauté des Assimilistes. Plusieurs d’entre nous semblent connaître ce qui se fait au-delà des frontières de la France dans le domaine qui nous est cher, et c’est une très bonne chose.

J’interviens ici par rapport aux 4 derniers messages, ceux de Jean, Chris, Claude et Michele.

Je suis d’accord avec Jean quand il déplore une inflation de termes anglais qui n’ont en effet pas grande utilité, quand ils ne sont pas carrément erronés : l’annonce des méthodes « digitales » m’a énormément surpris, presque attristé, je dois bien le dire, car ce mot dans ce contexte n’a aucun sens en français et il est justement remplacé par « numérique », sauf dans les mauvaises traductions (certes nombreuses dans la presse). Par conséquent, il est tout à fait anormal qu’Assimil l’utilise, et il me semble qu’il serait nécessaire de corriger le texte des articles en conséquence.
Quant à making-of, superpack, newsletter, e-learning, ces mots sont eux aussi aisément traduisibles et utilisés couramment ailleurs : fabrication, coffret (ou supercoffret), lettre d’info, apprentissage numérisé…, ou autres équivalents, qui ne manquent pas. Je trouve donc aussi qu’il est un peu dommage de s’en priver, surtout sur le site français de l’un des principaux éditeurs de langues au monde. Toutefois, le ton utilisé par Jean, ainsi que les digressions peu pertinentes qu’il fait ensuite, me semblent tout à fait hors de propos et singulièrement peu courtoises. J’espère qu’il ne s’agit de sa part que d’une réaction passionnelle.

Chris (dans un autre article), Claude et Michele soutiennent aussi la création d’une méthode d’albanais, et j’en suis très heureux, car cela confirme ce que je pense et espère pour l’avenir de cette langue au sein de la collection.
Claude, je crois que tu te trompes sur deux points.
Tout d’abord, le marché francophone pour les méthodes de langues est beaucoup plus vaste que tu sembles le penser, et c’est en grande partie grâce à Assimil. Je connais personnellement plusieurs Américains et Brésiliens (notamment, mais des gens d’autres nationalités aussi) qui suivent de très près ce qui se fait chez nous, car ils n’ont chez eux aucun équivalent. Hippocrene est, dans l’ensemble, un très mauvais éditeur (désolé Chris… ;)), leurs « méthodes » étant, dans la plupart des cas, des réimpressions d’ouvrages initialement publiés il y a x années, totalement déconnectés de la réalité d’aujourd’hui, souvent ennuyeux, et très peu efficaces. Celle de gaélique remonte à plus de 80 ans ! Leurs « dictionnaires » sont dans la plupart des cas des compilations sans nuances, sans auncun élément grammatical, sans exemples, brefs, de simples listes de mots, qui plus est la plupart du temps très limitées, qui peuvent au mieux servir à repérer quelques termes inconnus dans un texte. Il y a aussi une très grande disparité entre leurs publications, dont certaines sont, reconnaissons-le, presque bonnes, et le tout manque par conséquent de cohérence. On ne décèle chez Hippocrene aucun plan éditorial, c’est un bric-à-brac très peu convainquant. Cet éditeur ne peut en aucun cas être comparé à Assimil, malgré l’apparente diversité des langues qu’il propose.
Il faut aller de l’autre côté de la Manche pour trouver les seules collections qui se rapprochent un tant soit peu d’Assimil, avec Teach Yourself, et Colloquial Languages. Certains de leurs titres sont d’ailleurs adaptés en français et publiés chez Harraps, mais ils se limitent à peu de langues. Les versions anglaises proposent un choix bien plus vaste, mais avec au total, toutes collections confondues, moins de langues. Là aussi, il faut se garder de faire un parallèle avec Assimil : il est vrai que « notre » éditeur propose la plupart de ses titres en français, et n’en a adapté que relativement peu en anglais, mais il existe aussi des adaptations d’Assimil en un dizaine d’autres langues, ce qui n’est pas le cas des Teach Yourself ou des Colloquial Languages, et la diffusion internationale d’Assimil est donc bien plus importante que la simple dimension du marché francophone (qui compte, malgré tout, environ 120 millions de lecteurs potentiels) pourrait le laisser croire. Beaucoup de mes contacts Internet à travers le monde connaissent et utilisent nos méthodes en français pour les langues qui ne sont pas adaptées en anglais, espagnol ou autres.
Autre petite erreur, Claude, c’est ce tu penses de la communauté albanaise en France. J’habite à Toulouse, et je côtoie quelques Albanais grâce auxquels je sais qu’il y a dans la région un certain nombre de leurs compatriotes. S’il est vrai qu’au total on estime à environ 4000 seulement le nombre d’Albanais vivant en permanence chez nous, ce chiffre n’est finalement pas si faible que ça. Mais j’ignore combien d’Albanais vivent en Suisse. Pensons aussi au nombre de traductions d’œuvres littéraires albanaises en français, très nombreuses si l’on considère qu’il y a moins de 5 millions d’albanophones au total en Albanie, au Kosovo et en Macédoine. Ismail Kadare est le plus grand écrivain qui s’exprime en albanais, et il est traduit chez nous depuis plus de 30 ans, mais il est loin d’être le seul maintenant.

Pour revenir à l’édition, L’Harmattan, avec sa série Parlons… accomplit un travail passionnant, que je suis avec autant d’intérêt que celui d’Assimil. Mais oui, la visée est très différente. Il y a extrêmement peu de livres chez cet éditeur qui sont des « méthodes » au sens exact (et donc assimilien) du terme, et quasiment aucun dans la série Parlons… si l’on excepte le capverdien.

Claude mentionne mes remarques (et celles de Chris, qui est intervenu aussi sur ces sujets) concernant les nouvelles méthodes (Le polonais sans peine / Le polonais) ainsi que l’initiation au thaï, qui est le maillon faible de la série (il en faut un ! :)). Je suis dans l’ensemble d’accord avec lui en ce qui concerne l’appréciation des nouvelles méthodes comparées aux anciennes. Toutefois, il est inévitable que la complexité plus ou moins grande d’une langue entraîne des difficultés plus ou moins grandes pour l’apprenant. C’est l’approche pédagogique qui doit permettre de résoudre ces problèmes, mais il ne faut en aucun cas mettre de côté ce qui dérange et n’aborder une langue difficile que sous certains de ses aspects. Ou alors, il faut impérativement y consacrer deux volumes, un « perfectionnement » venant compléter la méthode de base en présentant tous les points qui y sont passés sous silence. Il y a donc, à côté des nombreuses réussites, quelques faiblesses parfois, dans certaines méthodes, et j’en mentionnerai deux, à titre d’exemple : le polonais a en effet sans doute un peu maladroitement essayé de simplifier la présentation de la langue faite dans le polonais sans peine, car qui veut vraiment apprendre une langue doit s’efforcer d’en assimiler tous les aspects ; dans un autre domaine, le croate, publié récemment, me déçoit par le fait que tout ce qui concerne l’intonation est totalement occulté par l’auteure. Il s’agit pourtant d’un élément essentiel à la maîtrise de la langue (c’est la même chose en serbe, bien entendu), et de ce point de vue, les explications données jadis dans le serbo-croate sans peine, bien que reléguées à l’appendice grammatical, étaient bien supérieures. Il était pourtant tout à fait possible de présenter les choses d’une façon claire et précise, et c’est le choix heureux qui a été fait pour le norvégien, autre langue dans laquelle l’intonation joue un rôle extrêmement important. Dommage, donc, que le croate ne soit un cours qu’en partie achevé par le fait qu’il néglige d’enseigner un aspect de la langue fondamental, auquel tout apprenant se trouve confronté dès les premiers pas. La même erreur étant commise par la plupart des méthodes disponibles, en particulier en Grande-Bretagne, Assimil a perdu ici une occasion de se distinguer une nouvelle fois par son excellence. Peut-être le comité de lecture (ou bien Monsieur Chérel est-il le seul à en tenir lieu, comme il le suggère dans la conférence consacrée à son grand-père ?… ;)) devrait-il être plus exigeant avec les auteurs lorsque des points fondamentaux d’une langue sont manifestement ignorés par eux.

Pour finir ce long message, j’exprimerai encore une fois quelques-uns de mes souhaits pour les futures méthodes Assimil susceptibles de compléter la série et de stimuler nos esprits curieux et insatiables ! Je suis conscient que « je rêve un peu », pour certains titres, mais allons-y quand même 😀
– dans le domaine des langues anciennes, il me semble que les trois prochaines devraient maintenant être consacrées à l’hébreu biblique, à l’ancien français et au vieil anglais. Ce sont probablement les trois langues qui pourraient, pour des raisons diverses, susciter le plus d’intérêt, et d’ailleurs elles font déjà toutes l’objet, chez nous ou ailleurs, de plusieurs publications.
– pour les méthodes de base, ne revenons pas sur l’albanais (allez, on va se dire que c’est déjà acquis ! ;)), mais insistons sur l’islandais, pour lequel je suis prêt à parier que la méthode, si elle est bien pensée, connaîtra un grand succès, à la mesure de l’importance linguistique et culturelle de cette langue extraordinaire. Par ailleurs, à terme, il faudrait que nous disposions de volumes pour toutes les langues d’Europe, ou presque. S’annonceraient donc, non seulement le lituanien et le géorgien (ce dernier toutefois difficilement présentable de façon complète en 100 leçons, tant son système grammatical, en particulier pour le verbe, est complexe), mais aussi l’estonien, le letton, le biélorusse, en attendant le reste. L’irlandais (qui existe en guide de conversation) serait aussi agréablement original, et si l’Écosse choisit l’an prochain l’indépendance, le gaélique serait sans doute promis à un avenir meilleur. Pour de grandes langues régionales, hors de nos frontières, le galicien, puis le sarde et le sicilien seraient bienvenus. Mais n’oublions pas le québécois et le wallon ! Si l’on quitte maintenant l’Europe, le wolof et le bambara, puis l’afrikaans, le zoulou et l’amharique se font attendre. Enfin, un peu plus loin encore, l’ourdou, le télougou, le mongol, le birman (ces deux déjà cités), l’ouzbek et le kazakh, et dans 10 à 15 ans le quechua, le guarani, le maya et le nahuatl, viendraient couronner l’édifice.
– pour les « perfectionnements », le plus urgent à mon avis, c’est le portugais, dont il est assez incompréhensible qu’il ne soit toujours pas en route (avec, dans l’idéal, une méthode qui proposerait un approfondissement à la fois du portugais européen, et de celui du Brésil, et aborderait les particularités linguistiques des pays lusophones d’Afrique). Le russe, le chinois et le japonais viennent ensuite (et sont en partie prévus), et puis, oui, le néerlandais, (il a en effet existé deux éditions de la pratique du néerlandais, que j’ai comme tout le reste des publications de la marque au cours des 45 dernières années) et le polonais seraient très utiles, et pourquoi pas le latin, dont l’importance culturelle ainsi que la tradition pédagogique justifieraient largement un volume de second niveau.

Cela dit, je sais qu’Assimil nous surprend souvent, et je suis sûr que ce n’est pas fini !

Par Michel BELLON le 08/10/13 à 7h44

Bonjour,

Malgré la longueur (excessive ?…) de mon dernier message, je m’aperçois qu’une certaine précipitation m’a fait oublier de mentionner 3 langues que je tenais pourtant à inclure dans la dernière partie :
– le tibétain, tout d’abord, sur lequel plusieurs ouvrages ont été publiés en France au cours des 25 dernières années, parfois avec un arrière-plan religieux, car cette langue possède une riche littérature dans le domaine.
– ensuite, et peut-être surtout, l’espagnol sud-américain, qui manque beaucoup à la collection (surtout si on considère que nous avons déjà eu droit à un brésilien et, plus récemment, à un portugais du Brésil), car ses particularités phonétiques et lexicales notamment sont nombreuses et variées d’une région à l’autre, à tel point que certains pays (Argentine, Cuba…) pourraient légitimiment bénéficier d’une méthode à eux seuls.
– enfin, un perfectionnement en anglais américain, qui est pour moi une évidence telle, pour toutes les raisons qui sont parfois avancées contre d’autres langues, qu’il me semble inutile d’en dire plus.

Pour finir, un petit clin d’œil à Chris 😉 : je n’ai pas plus insisté sur le serbe, car j’ai cru comprendre qu’il faisait d’ores et déjà partie des projets à plus ou moins brève échéance, et j’en suis très satisfait. J’ajouterai même que j’espère beaucoup que cette future méthode consacrée au serbe comblera la lacune du croate et présentera de façon suffisamment détaillée son système tonal (presque identique en croate, bosniaque, monténégrin) et les signes servant à le noter dans les bons ouvrages d’étude de cette langue. En tout cas, je compte sur la vigilance du « comité de lecture » d’Assimil ! 😀

Par Claude Laporte le 08/10/13 à 19h23

Je remercie Michele et Michel, ainsi que les éditions Assimil, pour leur réponse.
Je suis malheureusement un indécrottable réfractaire à Facebook… ce qui a abouti à ce que je soulève une question déjà débattue.
J’avais en effet oublié le tibétain (une des grandes langues de culture de l’Asie qui joue vis-à-vis du sanskrit le même rôle que l’arménien vis-à-vis du grec, à savoir que certains textes n’existent plus dans la langue originelle, mais seulement en traduction).
Pour apporter une précision s’agissant du nombre des albanophones: on les estime à 270’000 en Suisse (sur 8 millions d’habitants!) – c’est quand même une autre proportion qu’en France.. .
Ceci étant, si ça ne tenait qu’à moi, oui et mille fois oui pour hébreu biblique, vieux français et vieil anglais (la méthode Teach Yourself de vieil-anglais fournit des textes intéressants, mais n’est pas très approfondie pour l’étude de la langue qui devrait enchanter tous les lecteurs de Tolkien, immense public potentiel) et avant tout norrois et refonte du thaï !
En maintenant mon intérêt pour participer à des souscriptions.

Par Claude Laporte le 08/10/13 à 19h34

Je me permets encore de réagir à une allusion faite par Michel: non seulement la méthode de norvégien ne fait pas l’impasse sur le problème de l’intonation, mais elle a un charme qui ne se retrouve pas dans la plupart des autres titres de la collection, à savoir le recours à des chansons dans certaines leçons de révision (une comptine à la leçon 35, la chanson d’Ingrid de Bjornson à la leçon 56, la chanson de Solveig de Grieg à la leçon 63). Mentionnons aussi la lecture d’un texte de Sigrid Undset à la leçon 100. Quelques chansons, c’est une idée géniale, surtout pour une langue aussi tonale que le norvégien…

Par Chris Keller-Kostakiotis le 09/10/13 à 0h15

Bonsoir,
pour répondre au message de Michel, je suis d’accord pour dire que la nouvelle méthode de croate a complètement ignoré l’aspect tonal de cette langue qui la rend si musicale; ça manque et c’est décevant… Sur le plan linguistique, la méthode ASSIMIL de serbo-croate de 1972 (même si les textes yougoslaves de l’époque ont beaucoup vieilli) était bien supérieure; la majeure partie du livre était en serbe (alphabet latin et cyrillique), puis en alternance des textes croates, bosniaques, et monténégrins (avec des explications sur chaque différence lexicale et grammaticale entres ces variantes).
L’appendice grammaticale très complète du serbo-croate sans peine de 1972 est une véritable référence linguistique (ce qui manque à la méthode de croate de 2012 et c’est dommage…) En espérant que l’auteur de la méthode de serbe qui est en projet chez ASSIMIL suive les pas de son « ancêtre »: le serbo-croate sans peine (ouvrage épuisé que l’on peut encore trouver d’occasion sur internet, mais vendu à prix d’or, tellement c’était une méthode de qualité !!).

NB: Concernant la méthode de croate de 2012, une erreur d’impression c’est glissée page 58 (leçon 14) sur le tableau de conjugaison des verbes du 3e groupe: il faut lire učim (j’apprends) et mislim (je pense) et non pas l’inverse… (la traduction des verbes a été inversée lors de l’impression !)

Par Chris Keller-Kostakiotis le 09/10/13 à 0h28

J’oubliais… L’ouvrage « le serbo-croate sans peine » de 1972 mériterait de ressortir avec une réimpression et une mise en page plus moderne (comme celle des méthodes ASSIMIL actuelles) avec la nouvelle dénomination « BCMS » (Bosniaque-Croate-Monténégrin-Serbe) au lieu de « serbo-croate » (terme désuet…)

Par Michel BELLON le 09/10/13 à 7h38

Bonjour,

Il est probablement inévitable que des coquilles se glissent dans la plupart des livres. Au moins, l’erreur que signale Chris dans la leçon 14 du croate est facilement repérable et ne porte pas trop à conséquence.
Dans le même ordre d’idée, dans la nouvelle édition du persan, en un seul volume, il y a aussi une erreur au début du tableau de l’alphabet, certaines formes (initiale, médiale, finale, isolée) étant confondues, interverties ou absentes. Cette erreur-là me paraît déjà plus dommageable, car le débutant complet, qui n’a jamais été confronté à l’écriture arabo-persane, devra réfléchir et comparer par lui-même avant de pouvoir comprendre, alors qu’il est censé être guidé de façon sûre dans les premiers pas de son apprentissage. Bon exercice, dira-t-on peut-être :D, mais exercice un peu risqué à mon avis, à ce stade de l’étude. C’est d’autant plus regrettable que cette erreur (d’impression, très vraisemblablement) n’existait pas dans la version antérieure de la méthose, en deux volumes.
J’ai aussi repéré dans le tchèque sans peine un ou deux cas où le i (bref) remplace à tort un í (long), ou l’inverse, ce qui est encore plus ennuyeux, car dans la déclinaison de certains mots, des formes différentes se distinguent uniquement par cette seule opposition entre la voyelle brève et la voyelle longue (très nettement perceptible à l’oral cependant, car en tchèque parlé, les voyelles longues ont tendance à être prononcées comme des « surlongues »). Je ne peux malheureusement pas préciser à quel endroit exactement interviennent ces erreurs. Donc, si quelqu’un est plongé dans l’étude du tchèque et les a aussi repérées, il serait bon qu’il les signale, surtout qu’il semblerait qu’une réédition de la méthode de tchèque soit proche, et que cela permettrait alors à Assimil de corriger ces coquilles.

Par Michel BELLON le 09/10/13 à 7h42

Chris,

Le terme bcms ne me paraît pas très commode à utiliser, surtout dans le titre de la méthode, et risquerait même peut-être de prêter à confusion sur le contenu de la future méthode.
Le mieux serait que vers la fin différents textes monténégrins et bosniaques, et des notes dans les leçons de révision, mettent en évidence les variations qui peuvent exister entre les trois variantes de la langue (en laissant de côté le croate, qui dispose déjà de sa propre méthode).

Par Chris Keller-Kostakiotis le 09/10/13 à 21h34

Michel,

Comme je l’ai mentionné un peu plus haut; ASSIMIL devrait ressortir l’ancienne méthode complète de serbo-croate de 1972 sans rien changer au contenu, mais avec une nouvelle impression et avec la mise en page des méthodes actuelles (couleur noire et bleue et paragraphes aérés…). Cette méthode épuisée à tort est parfaitement utilisable, même si elle va sur ses 42 ans (!)
Cette méthode était très complète sur le plan grammatical et linguistique, et la méthode de croate parue en 2012 est loin de la remplacer à 100% .
Soyons réalistes; ressortir cette ancienne méthode et la relooker me parait utopique, mais bon, on a toujours le droit de rêver !!….
Pour ma part, je serais prêt à investir dessus; l’idée ayant déjà été suggérée sur la page Facebook d’ASSIMIL.

Par Michel BELLON le 10/10/13 à 8h17

Bonjour Chris,

Nous faisons visiblement partie du groupe des passionnés d’Assimil et des langues (et des langues avec Assimil !) qui s’expriment régulièrement sur cette page.

Je ne partage pas entièrement ton point de vue sur un certain nombre de sujets, comme tu as pu déjà le constater, et c’est le cas en ce qui concerne le serbo-croate sans peine, belle méthode que nous avons évoquée à plusieurs reprises.
Sa publication est intervenue à l’époque où Assimil commençait vraiment à explorer des territoires linguistiques jusque là inconnus, au-delà des langues inévitables qu’étaient alors l’anglais, l’espagnol, l’allemand et l’italien. Le russe était déjà assez original dans la série, le grec moderne encore plus, et c’est à peu près à cette époque-là qu’on a vu apparaître l’espéranto et le latin (enseigné à la manière d’une langue vivante), manuels qui ont marqué le virage d’Assimil vers des horizons plus diversifiés.
Le serbo-croate est donc arrivé dans un même contexte que celui où sont apparus, plus près de nous, le tamoul, le grec ancien, l’égyptien hiéroglyphique ou le yiddish, par exemple.

Cela dit, je pense que la réédition pure et simple, avec un habillage contemporain, du serbo-croate sans peine ne se justifie pas. Je connais bien cette méthode car c’est l’une des premières d’Assimil que, jeune étudiant en langues slaves, j’ai étudiées et travaillées du premier au dernier mot (comme le russe, logiquement, puis dans un autre domaine le grec moderne, et avant beaucoup d’autres ;)). Mais la faire renaître aujourd’hui ne serait pas très pertinent à mon avis, pour plusieurs raisons :
– ce cours reflète un état de langue qui, quoi qu’on en pense, n’existe plus. En gros (je simplifie, comme tu vas voir), il s’agit, pour les bases, d’enseigner le serbe dans sa version latinisée. Même si elle est toujours d’usage aujourd’hui en Serbie, elle est quand même en perte de vitesse, pour des raisons en grande partie extra-linguistiques. Donc, il faut me semble-t-il, qu’il y ait à côté de la méthode de croate, entièrement latinisée qui existe désormais (malgré les imperfections que nous avons soulignées), une autre de serbe, en cyrillique, avec une introduction tardive de la forme latinisée de la langue, à partir de la « deuxième vague » par exemple, c’est-à-dire une méthode qui adopte une progression exactement inverse, sur ce plan-là, de celle du serbo-croate sans peine. Ce futur manuel est celui qu’Assimil nous prépare, et que j’attends avec autant d’impatience que toi.
– les textes du serbo-croate sans peine, par ailleurs, ne sont plus en phase avec le monde d’aujourd’hui. Ils reflètent la réalité, en gros, de la fin des années 50 et de la décennie suivante, et je pense qu’Assimil doit se garder de reproduire l’erreur d’Hippocrene que j’évoquais dans un précédent message.
– la progression pédagogique de la méthode fait que, malgré des bases grammaticales assez solides, on n’acquiert que peu de connaissances pratiques pour ce qui est de la conversation courante. L’abondance des textes littéraires dans la seconde partie en témoigne, matériel certes d’un très grand intérêt, mais qui se révèle de peu d’utilité, même après une étude détaillée, quand on débarque pour la première fois en milieu serbo- et croatophone. D’une certaine façon, si le latin sans peine, à la même époque, faisait preuve d’originalité en enseignant la langue de Cicéron en partie comme une langue vivante, le serbo-croate sans peine, de son côté, adoptait assez vite des principes pédagogiques plus propres à l’enseignement des langues mortes…
– la grammaire est le point fort du serbo-croate sans peine. Les exercices de la seconde partie portant sur la distinction entre verbes imperfectifs et perfectifs m’ont personnellement beaucoup servi. Toutefois, pour l’intonation, point que nous considérons (à juste titre, il me semble) essentiel, n’oublions pas qu’elle n’est quand même pas présentée dans le cours lui-même, mais qu’elle vient après coup, dans l’appendice grammatical, et de façon succinte (ce qui est tout de même mieux que le parti pris de la récente méthode de croate, qui ignore totalement la question !). De ce point de vue, le cours le mieux conçu disponible en français est celui publié (et toujours réédité) par l’Institut d’études slaves, que je te conseille fortement de te procurer (mais il y a fort à parier que tu le connais déjà).

En résumé, attendons patiemment la future méthode de serbe, et renouvelons nos « recommandations » à Assimil pour qu’il s’assure que l’auteur fera à l’aspect tonal de la langue la place très importante qu’il mérite.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 10/10/13 à 9h54

Bonjour Michel,

Si tu fais référence au manuel (couverture bleue) de langue serbo-croate de Ž. Živojnović de l’Institut d’Etudes Slaves; ce manuel est assez succinct dans ses explications (c’est l’avis qu’ont les professeurs de BCMS qui enseignent à la Sorbonne et qui sont de langue maternelle serbe et/ou croate).
Personnellement j’ai appris cette langue avec ASSIMIL (serbo-croate sans peine, ancienne édition) juste avant l’éclatement de la Yougoslavie, puis par des stages linguistiques en Serbie avec le livre « Serbian for foreigners » (Reč po reč – Srpski za strance 1 + 2), parfaitement adapté à la langue vivante actuelle. Je trouve que les méthodes Teach Yourself et Colloquial Serbian, Croatian sont aussi très utiles et d’actualité. Je n’attend plus que la méthode ASSIMIL de serbe qui est en projet, mais étant donné qu’ils cherchent l’auteur « idéal » pour écrire cette méthode; il est fort probable qu’il faille attendre plusieurs années avant sa parution (en espérant d’ici là que les réalités de marché ne compromettent pas sa parution…)

Par Michel Bellon le 10/10/13 à 23h29

Bonsoir Chris,

Oui, c’est bien le « Cours pratique de serbo-croate » auquel je pensais. Il n’y en a qu’un comme ça, de toute façon.
Attention, je parlais surtout de l’intonation, car la plupart des textes sont accentués, et c’est un très gros avantage qu’on ne retrouve que dans très peu de méthodes.
Mais de toute façon, pour le reste, je trouve ce manuel assez bon, même dans ses explications grammaticales. Je l’ai utilisé d’abord pour moi-même, un peu après Assimil, et je m’en suis servi il y a une douzaine d’années pour aider un ami lui aussi passionné par les études linguistiques, et qui avait décidé de s’intéresser aux langues slaves. Ça manquait encore à son « tableau de chasse », et il m’a demandé laquelle à mon avis il serait judicieux d’étudier pour aborder au mieux cette famille linguistique. Je lui ai conseillé, pour différentes raisons que tu comprendras sans doute et approuveras peut-être, de commencer par le serbe ou le croate.
Mon ami est alors allé dans la plus grande librairie de Toulouse et a acheté le Cours de l’IES. J’ai donc un peu supervisé son apprentissage au début, ce qui m’a permis de me replonger dans ce Cours et d’en apprécier le contenu par rapport aux progrès de mon ami, des questions qu’il posait, etc. Je me suis ainsi rendu compte que ce livre, utilisé avec l’aide de quelqu’un qui a déjà des connaissances dans la langue, ou avec un professeur, donne souvent d’assez bonnes portes d’entrées dans le labyrinthe de la grammaire slave.
Je suis d’accord avec toi sur les méthodes successives de Teach Yourself (Serbo-Croatian, puis Croatian et Serbian) et de Colloquial Languaqes (Croatian and Serbian, puis deux livres séparés). Mais là non plus l’intonation n’est pas traitée comme il le faudrait.

Par Michel BELLON le 11/10/13 à 8h01

Chris,

Je m’aperçois que nous envahissons l’espace, toi et moi, avec des commentaires et des discussions qui n’ont rien à voir avec le message sur lequel nous nous trouvons, la méthode de sanskrit.
Je pense qu’il vaudrait mieux, pour ne pas lasser et irriter les autres, et pour rester dans le sujet, en rester là et ne poster désormais de commentaires que sur le sujet de chaque message sur lequel nous intervenons, par exemple, en ce qui concerne la future méthode de serbe, sur celui qui annonce les prochaines nouveautés.
Il faudrait sans doute éviter aussi de trop sortir du point de départ (les publications d’Assimil) comme nous le faisons allègrement, et de plus en plus à chaque nouveau message, et réserver les discussions plus larges, qui présentent extrêmement peu d’intérêt pour les autres, à un autre lieu où nous pourrions nous retrouver (comme d’autres membres de ce bloc-notes qui le souhaiteraient), à définir.

Merci et bonne journée.

Par Monsieur Michele Bondesan (Italie) le 11/10/13 à 10h14

Chris, Michel et Claude,
personnellement j’ai trouvé toutes vos contributions très intéressantes, même si elles ne sont plus très pertinentes par rapport au thème initial.
Moi-même j’ai étudié le serbo-croate avec le cours de 1972, donc toute la discussion portant sur ce thème m’a vivement intéressé.
Je suis heureux de constater qu’il y a d’autres assimilistes enthousiastes souhaitant apprendre des langues bizarres pour la plupart du public, et je remercie Assimil de nous donner la possibilité de discuter si librement.
Bonne journée à tout le monde.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 11/10/13 à 10h44

Le problème, c’est qu’on ne peut pas effacer nos propres messages à rallonge(!) sur ce blog (comme on peut le faire sur une page Facebook); histoire de «purger» cette page de blog dont le sujet est le sanskrit et ne laisser que les post qui concernent le sanskrit… Merci encore aux éditions ASSIMIL pour cette méthode de sanskrit qui a représenté un énorme travail linguistique de la part de l’auteur.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 11/10/13 à 12h19

Pour en revenir au sanskrit, je ne crois pas que l’expression « sans peine » soit applicable, car ce n’est pas une langue facile à aborder !! En plus, je trouve que l’alphabet devanagari est particulièrement difficile à apprendre et à intégrer ( idem pour le hindi ).

Par GERARD le 28/10/13 à 21h11

Bonjour à tous,

Je suis un passionné (fou !) de langues (J’ai même du navajo…). Je voulais savoir si une méthode plus complète pour le basque allait voir le jour. Pour être sincère j’ai été un peu déçu par celle existante surtout si on la compare à Bakarka. Bon c’est vrai, bakarka est en 5 volumes et la méthode est différente. Bon, voilà c’est tout pour le moment. En tout cas, merci de me (nous) faire voyager en tenant un livre, en apprenant des sons, en voyant le monde avec d’autres yeux.

Merci

Par Giorgio Napoletano le 24/11/13 à 13h57

Bonjour, peut-être je me trompe, mais je crois que dans la collection « Sans Peine », les langues suivantes connaîtraient un succès commercial, je pense particulièrement au tamazight ( tachelhit ), arabe maghrébin ( importante communauté en France voulant retrouver ses racines) , égyptien, le tagalog ( filipino ) et surtout le malai , peut être certaines langues africaine comme le woloff, bambara, twi, etc…avec le décollage économique de l’Afrique. Dans la série perfectionnement : le portugais, chinois, vietnamien, indonésien. Je tenais à vous féliciter pour l’excellent Catalan, par contre le portugais du Brésil c’est loin d’êtreune réussite par rapport à l’ancienne édition, essayez d’étoffer les méthodes concernant les langues romanes, les nouvelles versions sont trop légères pour un francophone.

Par Patrick le 11/12/13 à 18h04

La réponse à ma question est peut-être déjà sur le blog, mais j’essaie quand même. A propos de langues « classiques encore vivantes », y a-t-il une chance de voir apparaître un jour un « Islandais sans peine » ?

    Par Éditions Assimil le 13/12/13 à 10h16

    Bonjour Patrick, l’islandais serait formidable dans la collection Sans Peine, mais le potentiel pour une telle méthode en français est très réduit, et nos partenaires et distributeurs en Europe ne manifestent pas d’appétence à se lancer dans une telle aventure. Alors les chances de voir une telle idée se concrétiser dans cette collection sont quasi nulles.

Par Mika le 13/12/13 à 1h10

Je compte bien recevoir pour Noël la méthode Sanskrit dont j’entend que du bien.
Apparemment très ardue, elle nécessiterait beaucoup plus d’effort personnel.

Je suis en train d’apprendre le latin sans peine, et je dois vous avouer qu’en une semaine j’ai l’impression d’avoir appris plus de choses que pendant mes années au collège ! C’est magique, ça rentre tout seul !

Y aurait-il un projet de Tahitien sans peine avec CD ?

Merci Assimil pour votre méthode incroyable.

    Par Éditions Assimil le 13/12/13 à 10h13

    Merci pour vos compliments ! une méthode de tahitien ne présente pas un potentiel commercial suffisant hélas…

Par Chris Keller-Kostakiotis le 15/12/13 à 2h42

J’ai cru comprendre qu’une méthode complète de thaï était en préparation (méthode complète qui enseigne l’écriture thaï et qui va au delà de l’introduction au thaï ASSIMIL déjà sur le marché…)
En espérant que cette rumeur soit vraie…

Par Monsieur Michele Bondesan (Italie) le 15/12/13 à 13h04

Je suis désolé de remarquer votre pessimisme à propos d’une éventuelle méthode « sans peine » d’islandais. Pourtant, l’un de vos principaux concurrents anglophones offre un cours d’islandais (et de bien d’autres langues européennes « mineures »).
Je crois que si vous pouviez publier ces cours en français et en anglais en même temps (plus ou moins), ils pourraient se révéler profitables. Ce n’est que mon avis personnel, bien sûr.
Je partage également l’avis de Giorgio à propos de la méthode de brésilien. La méthode de portugais européen que je possède (l’édition précédant l’actuelle) est largement supérieure.
En tout cas, je tiens moi aussi à vous remercier pour votre activité. Je viens d’acheter le nouveau cours de russe, auquel je compte me dédier dans les mois à venir (et par la suite je pourrai acheter le perfectionnement, super! A ce propos, j’aimerais aussi un perfectionnement de portugais, ainsi que d’autres langues).
Joyeux Noël et bonne année à Assimil et à tous les assimilistes!

Par Chris Keller-Kostakiotis le 15/12/13 à 17h07

Sans vouloir faire de publicité déloyale et faire jouer la concurrence; mais celles ou ceux qui veulent apprendre l’islandais doivent se procurer la méthode anglophone «Colloquial Icelandic» (éditions Routledge) qui vient juste de publier une nouvelle version mise à jour de l’édition de 2001. Cette méthode d’islandais est très complète, très bien construite, le support audio est d’excellente qualité et le niveau de langue atteint à la fin du livre dépasse largement le niveau B2, voire C1….Ça démarre au niveau débutant complet jusqu’à la conversation courante. Dommage que le marché soit aussi hermétique et fermé pour qu’ASSIMIL puisse publier une méthode francophone d’islandais (heureusement, il y a d’autres alternatives dans le monde de l’édition des méthodes le langue…)

Par Michel BELLON le 16/12/13 à 9h10

Bonjour,

Aïe aïe aïe, allons-nous lancer une nouvelle salve de critiques contre notre éditeur préféré dans le domaines des langues ?… 😉

Je dois bien dire en effet (et cela n’est pas nouveau, de ma part comme de celle d’autres contributeurs sur ce bloc-notes) que je partage les avis exprimés quant à l’attitude assez frileuse d’Assimil qui ces derniers temps répond assez systématiquement à ceux qui espèrent des méthodes d’islandais, d’albanais et d’autres langues ne figurant pas actuellement au catalogue : il n’y a pas de marché pour ça ! Plus récemment, un autre argument restrictif m’a assez surpris : nos distributeurs étrangers ne sont pas enthousiastes…
Le marché, il doit pourtant exister, si l’on en juge à la fois par les demandes que l’on enregistre (même s’il faut bien être conscient que ce site ne représente que quelques dizaines de personnes, au mieux) et par le succès des concurrents qui s’aventurent à sortir des cours de langues « hors-normes », en particulier les éditeurs anglophones, et germanophones (Hueber en toute première place), ce qui contredit le peu d’intérêt qu’Assimil perçoit sur les marchés extérieurs.
Enfin, et je dirais presque surtout, nous avons eu le plaisir au cours des dernières années de voir apparaître des méthodes de malgache, de yiddish, d’ukrainien, de sanskrit… langues pour lesquelles je serais assez surpris d’apprendre qu’il existe un « marché » bien plus important que celui de l’albanais, de l’islandais ou du lituanien (pour ne citer que quelques-unes des langues qui me tiennent le plus à cœur et que j’aimerais voir intégrer la collection « Sans peine » en priorité).

Pour garder toutefois mon optimisme, je veux bien attribuer cette attitude d’Assimil au souci de ne pas donner aux nombreux enthousiastes des langues que nous sommes de faux espoir, tant que les bons auteurs n’ont pas été trouvés pour la rédaction des nouvelles méthodes.
Patientons donc, et nous aurons probablement, un jour ou l’autre, de belles surprises, comme lorsque est parue par exemple la méthode d’ukrainien, sans presque aucune annonce préalable !

Par Monsieur Michele Bondesan (Italie) le 16/12/13 à 13h12

Je souscris tout ce qu’a écrit mon homonyme français! Moi aussi, je veux bien espérer que ces réponses sont dictées par un souci de ne pas nous donner de faux espoir, et qu’il y aura des surprises tôt ou tard! 🙂

Par Chris Keller-Kostakiotis le 16/12/13 à 16h41

En attendant, si on veut apprendre des langues européennes mineures comme l’islandais, l’albanais, le lituanien; on a pas d’autres choix que de s’orienter vers les méthodes anglophones (Colloquial, Teach Yourself, etc…). Ce n’est pas une critique envers ASSIMIL, mais si certaines langues ne figurent pas (encore) dans leur catalogue, on va les chercher ailleurs…

L’avantage c’est qu’ ASSIMIL a adapté en français des guides de conversation pour beaucoup de langues à partir de l’édition allemande Wort für Wort, qui sont presques des mini-méthodes
avec des explications grammaticales et culturelles assez complètes (rigueur allemande oblige !)

Par Monsieur Michele Bondesan (Italie) le 16/12/13 à 18h00

Heureusement que j’aurai déjà pas mal à faire en 2014 (notamment avec le russe, que j’ai commencé à aborder ces jours-ci), donc les langues mineures dont on parle ici ne sont pas de vraies priorités pour moi, mais plutôt des souhait à moyen terme.

Je connais les guides Assimil (j’ai même adapté le slovène et le croate ein italien pour Assimil Italia!) et je les trouve intéressantes, mais bien sûr, un guide et une méthode « sans peine », c’est différent! 🙂

Par Angelina Bordeau le 31/12/13 à 23h25

Heya i

Par Richard Roy le 25/01/14 à 13h10

Très heureux d’avoir enfin une méthode de sanskrit. Mais, euh… il est où, ce making of ?

Par pascal le 02/03/14 à 6h24

Bonjour aux éditions ASSIMIL …En tant qu’assimilien chevronné (pas un mot très employé), dans les années -ou décennies- à venir, je suggérerais que sortent des méthodes d’afrikaans, d’albanais, d’amharique, d’araméen, d’azéri, de basque, de bengali, de biélorussien, de birman, d’estonien, de gaélique, de gallois, de géorgien, de gikuyu, de gujrati, de haïtien, de haoussa, de hmong, d’igbo, d’inuktitut,de javanais, de kannada, de kazakh, de kirghiz, de kikongo, de kirundi,de kurde, de lapon, de laotien, de letton, de lingala, de lituanien, de malayalam, de maori, de marathi de mongol, de mutu, de nepali, d’orissa, d’ouighour, d’ourdou, d’ouzbek, de pandjabi de peul, de quechua, de romanche, de singhalais, de slovaque, de slovène,de tadjik, de tahitien, de télougou, de thaï, de tibétain, de turkmène de wolof, de xhosa, de yorouba, de zhuang, de zoulou…sans oublier un ASSIMIL sur les maths comme proposé par d’autres…Si on part sur 1400 mots de vocabulaire par langue pour 70 leçons cela fait 20 mots de vocabulaire par leçon…Et certaines de ces langues pourraient faire l’objet d’un perfectionnement comme avec les anciens livrets Pour mieux connaître…(qui sont sortis en arabe, chinois, japonais). Une étude a montré que la part retenue du vocabulaire était en moyenne de 30 %, donc sur 1400 mots, on en retient 420, le reste est connu comme passivement…Ou bien sur les 950 caractères chinois du manuel Ecriture Chinoise, quelques 285 seront retenus…C’est ainsi…Donc pour espérer retenir 2000 mots de vocabulaire, il faut en apprendre 6666…en un mot, plus vous mettrez de vocabulaire dans les méthodes, mieux cela vaudra…de toute manière un mot proposé n’est jamais perdu…Les dictionnaires que vous avez sortis, c’est une idée bonne….continuez…Et pourquoi pas des dicos monolingues en anglais, espagnol, italien, allemand, et d’autres langues ? ( je sais les conseilleurs ne paient pas…)
Pour ma part, je reconnais que vos méthodes sont bien faites et hors le prix des enregistrements assez abordables…En effet autour de 20 euros un manuel…mais près de 70 avec les cd…(multiplié par 3 !…il reste les occas’..(sic))
Merci de m’avoir lu…

Par Claude Laporte le 03/03/14 à 12h01

Moi je suis toujours partant pour une simple petite réédition de la méthode de thaï qui comprenne aussi l’apprentissage de l’écriture…
L’Initiation au thaï proposée par Assimil est la meilleure méthode sur le marché, alors que c’est un des titres les plus faibles d’Assimil.
Triste est la situation de celui qui veut apprendre le thaï!

Par Monsieur Michele Bondesan (Italie) le 28/03/14 à 12h05

Comme Pascal, j’aimerais voir beaucoup de nouvelles méthodes dans les années ou décennies à venir, même si mon intérêt se limite au continent européen. Donc, j’aimerais voir un jour des méthodes d’estonien, letton, lituanien, biélorusse, géorgien, arménien (nouvelle édition), azéri, slovaque, slovène, serbe, macédonien, albanais, maltais, islandais, écossais, irlandais, gallois, basque, galicien, etc.
Je sais qu’elles ne sont pas en projet, mais je continuerai d’en rêver!

Par Michel BELLON le 28/03/14 à 14h44

Bonjour Michele,

I have a dream… le même que le tien 😉

Je remarque que tu distingues, à raison, l’écossais de l’irlandais, contrairement à ce que font beaucoup de personnes qui parlent de « gaélique » sans que l’on sache très bien de quel côté de la mer d’Irlande ils le placent.
Encore deux langues qui présentent un « fonds commun », mais aussi beaucoup de différences intéressantes à observer. Et si nous rajoutons le mannois (passé bien près de l’extinction), nous obtenons un triangle passionnant. C’est un peu la même chose avec le breton, le gallois et le cornique.

Pour compléter ta liste, et pour faire honneur à l’Italie, j’ajouterai le sicilien et le sarde !

Trieste est une ville mythique ,où j’ai eu la chance de séjourner il n’y a pas très longtemps (trop brièvement, hélas). L’envie de la voir, ainsi que les régions qui l’entourent, m’est venue assez tôt, et s’est renforcée quand j’ai commencé à lire les livres de Claudio Magris.

Bon week-end,
Michel.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 28/03/14 à 15h29

@ Michele et Michel
Toujours pour faire honneur à l’Italie, je rajouterais à la liste, le gênois, le piémontais, et le frioulan… Bien qu’ASSIMIL ai publié en italien des guides de conversation pour ces dialectes italiens (je pense que Michele confirmera).
Je rajouterais aussi à la liste une nouvelle édition du corse «sans peine» (franchement, la Corse, c’est presque l’Italie… Géographiquement et culturellement…;-) Un peu comme l’Alsace par rapport à l’Allemagne (n’en déplaise à certains !..;-) )

Par Monsieur Michele Bondesan (Italie) le 28/03/14 à 17h15

Michel et Chris,
merci pour vos expressions de sympathie envers mon pays et ses langues. Il serait super d’avoir des méthodes pour nos langues régionales, mais ça m’étonne de voir que, tout comme Assimil Italia, vous n’avez pas pris en considération les deux langues régionales italiennes qui, personnellement, me paraissent les plus importantes pour notre histoire et culture, à savoir le vénitien et le napolitain. C’est dommage qu’il n’existe même pas de guides de poche pour ces langues, qui ont pourtant une grande tradition littéraire et populaire, et qui sont aujourd’hui parmi les plus parlées (bien plus que le génois ou le piémontais).
Parmi les langues régionales italiennes, seules le frioulan et le sarde ont un statut officiel de « langue » (le Frioul-Vénétie Julienne et la Sardaigne étant deux des cinq régions italiennes avec un statut spécial). Qui est-ce qui a écrit que « la langue est un dialecte avec une armée »? 🙂

Par Chris Keller-Kostakiotis le 28/03/14 à 17h25

Effectivement, j’ai oublié le napolitain et le vénitien…
Quand on consulte des articles sur Wikipėdia concernant l’Italie (voire d’autres sujets…) Bien souvent, ces articles sont rédigės en italien standard, mais aussi dans de nombreux dialectes/langues italiens

Par Michel Bellon le 29/03/14 à 12h20

Buon giorno Michele,

Si, li avevo ignorati, perché pensava principalmente alle lingue insulari. Ma hai ragione.
Tuttavia, mi sembra che anche il siciliano ha una tradizione letteraria importante, no?
In quanto al sardo, ha alcune caratteristiche interessanti, ad esempio il plurale in -s, come in francese, spagnolo, portoghese, catalano, gallego… o friulano, diverso dalle forme in -i / -e dell’Italiano, napoletano, veneto, etc.

Ritieni possibili traduzioni in francese di « Il piemontese /Il genovese, Il friulano/ in tasca »?

Michel.

Par Michel Bellon le 29/03/14 à 20h26

…pensavO principalmente…
Perdona l’errore di battitura. 😀

Michel.

Par LAETIMEG le 14/04/14 à 19h57

Bonjour à tous !!

J’ai parcouru l’ensemble des commentaires très intéressants de ce post et je me pose une question. Après avoir vu le reportage (passionnant) sur la conception du manuel de Sanskrit et moi qui souhaite m’initier à l’Hindi, que me conseillez-vous comme approche pédagogique. D’abord commencer par le Sanskrit et poursuivre par l’Hindi ? ou au contraire doit-on d’abord commencer par l’Hindi (qui est plus utile et pertinent sur le court terme). Par contre, en parallèle cela ne me semble pas forcément une bonne méthodologie du fait de la complexité des langues et notamment leurs écritures. Que me conseillez-vous ?

    Par Éditions Assimil le 15/04/14 à 15h17

    Bonjour, il est certain que l’hindi vous permettra de communiquer avec davantage de locuteurs immédiatement ! C’est vraiment une question de choix personnel, il n’y a pas de relation pédagogique avérée entre les deux langues.

Par Michel BELLON le 15/04/14 à 15h57

Bonjour Laetimeg,

Je vais dans le sens de la réponse que t’a faite Assimil : la question que tu poses, c’est un peu comme si tu demandais « Vaut-il mieux que j’apprenne d’abord l’italien (le catalan, le roumain…) et ensuite le latin, ou bien l’inverse ? ».
Si tu es intéressé par les deux langues, je suppose que de toute façon tu les étudieras l’une et l’autre. Mais il n’y a pas forcément de continuité pédagogique entre les deux démarches.
Cependant, et en dépit de cela, j’ai un avis personnel que je mettrais en pratique si j’étais à ta place. J’éviterais au moins dans un premier temps d’étudier les deux langues en parallèle, afin de ne pas risquer de voir se téléscoper le vocabulaire et les structures grammaticales, ce qui pourrait créer une certaine confusion. Et je commencerais par le sanskrit, partant du principe qu’il représente l’était le plus ancien, et que le hindi est issu (mais en partie seulement) de développements ultérieurs de cet état de langue. Je serais ainsi, il me semble, plus à même d’apprécier les différences entre les deux langues, et surtout de m’appuyer sur leurs similitudes pour mieux les assimiler.

Michel.

Par LAETIMEG le 16/04/14 à 16h29

Merci pour vos réponses!

Michel, je pense que je vais suivre votre conseil. L’apprentissage de l’Hindi mais cela n’est pas une priorité pour le moment. Je parle anglais et me suis remise à l’Allemand récemment avec Assimil (pas pratiqué depuis 10 ans). Je démarre des cours particuliers de Chinois cet été et j’aimerai aussi attaquer l’Italien rapidement. Le russe et l’espagnol aussi par la suite. J’ai du temps de libre jusqu’à la fin de l’année. Donc je vais commencer mon initiation à la culture indienne en douceur avec le sanskrit. Je suis d’accord avec vous sur l’intérêt d’apprendre les langues classiques pour ensuite mieux appréhender et assimiler des langues modernes. Je fais référence au grec ancien et latin naturellement.

Par Monsieur Michele Bondesan (Italie) le 06/05/14 à 18h51

@Michel Bellon:
Buongiorno Michel, mi dispiace di non aver potuto rispondere prima. Complimenti per il buon livello di italiano!
Sì, anche il siciliano ha una tradizione letteraria importante, anche se limitata al Medioevo e al Rinascimento, per quanto ne so.
Sarebbe bello che Assimil France decidesse di adattare le guide sulle lingue regionali italiane, anche se un po’ difficile. Assimil Italia non ha adattato le guide o i metodi di corso, alsaziano, occitano, ecc. Magari in futuro…
Michele

Par Serena le 27/08/14 à 15h32

Bon après-midi,

1) j’ai commencé la méthode Sanskrit et j’adore… je vais désormais dans la 27ème leçon et j’ai pensé aussi faire un examen dans le future.

Je voudrais savoir si l’étude de toute la méthode donne la possibilité d’accéder à des examens: ça correspondrait à un niveau officiel? (en France, au Royaume Uni (Cambridge)…)

2) est-ce que vous pensez à la méthode pour le Sumérien?

Merci

Serena

    Par Éditions Assimil le 27/08/14 à 16h29

    Bonjour Serena, la méthode de sanskrit permet d’atteindre un niveau B2, comme tous nos autres cours.
    Pour le Sumérien, la demande serait vraiment trop faible pour justifier un ouvrage dans la collection sans peine.

Par Fabrizio le 07/09/14 à 23h28

Bonjour,

Tout d’abord un grand merci pour le travail que vous fournissez et qui m’a permis d’apprendre pas mal de langues au cours de ces dernières années.

Le dernier en date que j’ai acheté est l’indonésien sans peine (que je vais terminer dans moins d’un mois) et je dois dire qu’il ma particulièrement plu.

J’aimerais savoir si vous avez en projet de sortir le perfectionnement pour cette langue ou si vous jugez que le marché est trop modeste.

Merci pour votre réponse

    Par Éditions Assimil le 15/09/14 à 11h04

    Merci à vous ! nous venons de répondre à un autre de vos posts au sujet de l’indonésien.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 16/09/14 à 2h00

Bonjour,
est ce qu’ ASSIMIL prévoit un jour de traduire les méthodes d’arabe, de persan, et de sanskrit pour le public anglophone ?

Par Chris Keller-Kostakiotis le 09/02/15 à 21h38

Est ce qu’il y en a parmi vous qui ont étudié le sanskrit avec ASSIMIL et qui sont allé jusqu’au bout de la méthode ?

Quels sont vos avis sur cet ouvrage en terme de pédagogie, d’accessibilité, et de difficulté ?

L’étude du sanskrit semble passionnante mais extrêmement complexe !

Je me demande même si une connaissance préalable du hindi s’avère nécessaire avant d’attaquer l’étude du sanskrit.

NB: Une nouvelle version mise à jour de la méthode de hindi « sans peine » parue en 1994 serait la bienvenue…

Par Jean-Paul le 09/02/15 à 22h24

Bonsoir Chris,

j’ai étudié assez loin la méthode de sanskrit. j avais une base de hindi (1ere année à langues o), j ai éprouvé des difficultés dans la mémorisation du vocabulaire et la maitrise du sandhi. J’ai bien suivi dans la grammaire et dans l’écriture connaissant déjà le devanagari.
En revanche, je crains que l’apprentissage de l’écriture doit être complexe pour une personne n ayant pas étudié le hindi.,

j’en profite pour m’associer aux souhaits de nouvelles méthodes; islandais, serbe. J ajoute qu’au quotidien, 2 langues me seraient nécessaires: l albanais (10 albanophones unilingues dans mon collège) et le tagalog. Les familles philippines sont de plus en plus nombreuses en paca. n oublions pas le ourdou, bien que personnellement je n en ai pas besoin, la communauté pakistanaise étant presque inexistante à Nice.
assimilement vôtre.

Par Chris Keller-Kostakiotis le 10/02/15 à 12h11

Les éditions ASSIMIL ont déjà dit plusieurs fois que le marché n’était malheureusement pas favorable à la publication de méthodes d’islandais et d’albanais.
Par contre, une méthode de serbe était envisagée; maintenant est ce que ce projet va tenir la route et se concrétiser ?
Ça, l’avenir le dira…

Par Chris Keller-Kostakiotis le 21/02/15 à 13h08

Bonjour,

une édition remise à jour de la méthode de hindi (1994)
est elle envisagée, ainsi qu’un cahier d’écriture pour l’alphabet Devanāgarī (comme ça a été fait pour l’arabe, le chinois, et le japonais) ?

Par Patrick le 06/11/15 à 20h26

making of = dans les coulisses, la genèse, la production, etc.

Par Chris K. le 25/05/16 à 0h06

Sanskrit ASSIMIL:

Je ne suis pas convaincu que cette méthode s’adresse vraiment à des complets débutants; je pense que pour étudier le sanskrit, il faut déjà avoir un certain « bagage » de connaissances sur l’Inde ancienne, sur sa culture, et aussi sur les Védas et l’hindouisme en général.

De plus, la langue sanskrite étant très complexe, la méthode ASSIMIL va un peu trop vite dans la difficulté au fil des leçons, ce qui rend son étude plus difficile.
Il aurait peut être fallu concevoir cette méthode en deux tomes.

Qu’en pensent les personnes qui ont étudié le sanskrit via cette méthode ?

Par Chris K. le 13/11/16 à 18h13

Sanskrit ASSIMIL:
Je me permet de réitérer ce que j’avais écrit dans le message précédent,
la méthode de sanskrit est extrêmement dense et va beaucoup trop vite dans la difficulté pour un complet débutant.
Compte tenu de la grande complexité de la langue sanskrite, cette méthode aurait été parfaite si elle avait été plus progressive et scindée en deux tomes.
Aussi, la méthode de hindi « sans peine » (1994) aurait vraiment besoin d’être remise à jour ou entièrement refaite.

De même, le tamoul « sans peine » qui a malheureusement été retiré du catalogue mériterait d’être réedité sous forme de e-méthode.
D’autres langues indiennes pourraient également être développées par les éditions ASSIMIL comme par exemple le marathi, le punjabi, et le bengali.
De plus, un cahier d’écriture pour l’alphabet devanāgarī serait le complément indispensable à l’étude du sanskrit et du hindi.

Par Chris K. le 18/11/16 à 5h18

Hindi. Le mot « hindi » en alphabet Devanāgarī s’écrit हिन्दी .
Elle peut également s’écrire हिंदी .
Quelqu’un peut il m’expliquer la nuance entre ces deux variantes d’écriture ?

Par Michel BELLON le 18/11/16 à 18h49

Bonsoir Chris,

La méthode de hindi étant hélas, comme tu l’as justement signalé à plusieurs reprises, très ancienne maintenant, il est possible que les auteurs ne puissent plus être contactés pour donner une réponse très précise à ton intéressante question.
Je peux pour ma part te fournir une première indication, mais j’espère que s’il y en a parmi nous qui connaissent mieux que moi le hindi (ou le sanskrit), ce qui n’est pas très difficile, je dois bien le reconnaître 😀 , ils viendront me compléter et/ou me corriger.

Les deux orthographes हिन्दी et हिंदी ont exactement la même signification, et surtout la même prononciation.

La différence se situe dans la façon dont on considère le « découpage » du mot, qui est composé de trois éléments phoniques : /hi/, /n/ et /di:/.
Le premier et le troisième de ces éléments ne présentent aucune difficulté :
हि est la combinaison de la consonne ह /h(a)/ avec la voyelle brève इ /i/.
दी est la combinaison de la consonne द /d(a)/ avec la voyelle longue ई /i:/.

Pour /n/ en revanche, il y a le choix entre deux possibilités graphiques :
a) soit utiliser la « demi-consonne » /n/ dont la forme est en principe न्, c’est-à-dire न /na/ accompagné d’un « virāma » ्, signe diacritique indiquant la disparition de la voyelle dans la prononciation, la lettre devenant par conséquent ce qu’on appelle d’une expression imagée une « consonne morte » : /na/ > /n/.
Mais dans la plupart des cas, comme dans le mot qui nous intéresse, le « virāma » n’est que virtuel et n’apparaît pas réellement. Ici, à sa place, न n’est écrit qu’ « à moitié », en quelque sorte (d’où le terme de « demi-consonne »), la partie vocalique ा sur la droite étant supprimée et seule la « boucle » de la lettre sur la gauche subsistant sous la ligne horizontale à laquelle sont suspendus la plupart des signes de l’écriture devanāgarī.
Dans ce cas, on peut considérer que le découpage du mot est fait en trois parties : hi-n-di.
b) soit utiliser un « anusvāra » ं, signe diacritique représentant un son nasal précédant une consonne, et dont la prononciation exacte dépend de la nature de cette consonne. Ici, s’agissant de la dentale /d/, la prononciation de cet « anusvāra » sera celle de la nasale dentale /n/.
Dans ce cas, on peut considérer que le découpage du mot est fait en deux parties : hi-ndi.

L’utilisation de telle ou telle orthographe est laissée au libre choix de celui qui écrit, sans qu’il y ait à ma connaissance de nuance particulière entre l’une et l’autre. A priori cependant, la première forme, avec « demi-consonne », est la plus commune.

Bonne soirée,
Michel.

Par Chris K. le 18/11/16 à 22h39

Merci Michel pour ces infos.
J’avoue que j’ai beaucoup de mal à apprendre l’alphabet Devanāgarī que je trouve particulièrement difficile, même si la langue hindi est relativement simple par rapport au sanskrit…

Un cahier d’écriture ASSIMIL pour cet alphabet (basé sur le modèle des cahiers d’écriture qu’on donne aux enfants indiens quand ils apprennent à écrire) qui nous apprenne à écrire les lettres trait par trait, en expliquant chaque combinaison, chaque matra, chaque son, serait le bienvenu.

Par Chris K. le 18/11/16 à 22h47

Je pense qu’Annie Montaut (co-auteure du hindi « sans peine » en 1994), professeur de chaire supérieure, et auteur de plusieurs ouvrages récents sur le hindi pourrait être contactée.
Cependent, ses ouvrages s’adressent plutôt à des linguistes et à des grammairiens/phonéticiens confirmés.

Par Chris K. le 18/11/16 à 23h08

Donc, si je comprends bien, lorsque l’on écrit le mot « hindī » de cette façon (la plus courante): हिन्दी, le trait horizontal sur la boucle de droite (à la place du point à gauche dans la forme हिंदी ) est le résultat de la combinaison न् + द = न्द refermé à droite par un matra, soit न्दी

Cet alphabet n’est vraiment pas simple à maîtriser !

Par Michel BELLON le 19/11/16 à 0h39

Rebonsoir Chris,

Je suis entièrement d’accord avec toi sur la nécessité impérieuse qu’il y a à publier un cahier d’écriture devanāgarī.

En ce qui concerne la précision que tu demandes sur l’orthographe हिन्दी, ce n’est pas exactement ce que tu penses, me semble-t-il.
Le trait horizontal se trouve sur toutes les lettres de l’alphasyllabaire, à quelques exceptions près. Mais c’est la « boucle » qui est placée sous ce trait qui représente la forme réduite (ou la « demi-consonne ») de la consonne न. Cette forme réduite est bien le résultat auquel aboutit la consonne न accompagnée du « virāma » ्, soit न्, quand elle précède une syllabe commençant par la consonne द. Donc, en effet, न् + द = न्द, et ce द peut être lui-même accompagné de n’importe quel मात्रा (mātrā) vocalique quand ce n’est pas la voyelle « inhérente » à la consonne (c’est-à-dire le a bref, généralement prononcé /ə/) qui l’accompagne.

Michel.

Par Chris K. le 10/12/16 à 13h40

Langues de l’Inde:

Bonjour,

Est-ce qu’il y a des indianistes sur ce blog qui peuvent me dire quel est le degré de similitude entre le hindi et le marathi (langue indo-aryenne parlée en Inde dans les états de Maharashtra et de Goa) ?

Ces deux langues qui s’écrivent avec l’alphabet Devanāgarī (plus l’ancienne version Modi pour le marathi), sont elles intercompréhensibles à l’oral comme à l’écrit ?

Le sanskrit a t’il eu de l’influence grammaticale et lexicale sur le marathi comme il en a eu sur le hindi ?

Je ne sais pas si les éditions ASSIMIL se lanceront un jour dans le marathi (parlé par environ 72 millions de personnes), mais les méthodes francophones et anglophones pour apprendre le marathi sont encore peu nombreuses…

Par Michel BELLON le 10/12/16 à 23h20

Bonsoir Chris,

En attendant les explications de spécialistes, ton intéressante question me suggère les remarques suivantes :

1. Les langues indiques, parlées principalement dans le nord et le centre de l’Inde, au Pakistan, au Bangladesh, au Népal et à Ceylan ont leur origine moins dans le sanskrit (« langue parfaite ») que dans les différents prâkrits (« langues naturelles »), qui sont eux-mêmes des formes évoluées du sanskrit classique. Leur généalogie est de ce point de vue assez comparable à celle des langues romanes, dérivées des latins « vulgaires », parlés dans différentes régions de l’empire, et influencés par les langues locales préexistantes. De même que les langues romanes ont ensuite largement emprunté et empruntent toujours au latin classique, les langues indiques ont puisé et puisent encore dans le sanskrit.

2. Le hindi vient en droite ligne du prâkrit śauraseni, parlé au nord de l’Inde, langue principale de la littérature indienne médiévale profane, et en particulier des drames, d’où son appellation de « prâkrit dramatique », qui s’applique également à d’autres prâkrits ayant produit des œuvres littéraires nombreuses. Le marathi en revanche est directement relié au prâkrit maharaṣṭri, parlé à l’ouest et au sud de l’Inde, lui aussi « prâkrit dramatique », abondamment utilisée dans la poésie lyrique et la littérature jaïne médiévales.

3. Les différences principales entre hindi et marathi sont les suivantes :
a) de façon externe d’abord, pour l’écriture, le marathi utilise maintenant généralement le style balbodh, qui s’écarte sur quelques points du standard devanāgarī hindi, principalement en raison des différences phonétiques entre les deux langues (voir ci-dessous). Le moḍi, qui est également une variante cursive du devanāgarī, a servi à écrire le marathi du dix-septième siècle au milieu du vingtième. Il a été officiellement abandonné quelques années après l’indépendance de l’Inde, bien que certains continuent à l’utiliser jusqu’à nos jours.

b) pour la phonétique, hindi et marathi différent d’une façon assez importante, ce qui empêche parfois l’intercompréhension. Le système phonologique du marathi compte quelques sons inconnus du hindi. L’un des traits caractéristiques du marathi est la prononciation de l’ « anusvāra », signe dont nous avons déjà parlé dans la discussion concernant l’orthographe en devanāgarī du mot « hindi », हिन्दी ou हिंदी (voir ci-dessus mon message du 18/11) : en hindi, ce signe indique la plupart du temps la présence d’un son nasal, /n/, /m/, /ŋ/ ou /ɲ/ selon la nature de la consonne qui suit ; en marathi, il correspond aussi à une nasale, mais devant une série de consonnes non nasales il prend le son /u/, /w/ ou /v/. De même, le son /ṛ/ (« r vocalique ») du hindi est prononcé plutôt comme /ru/ en marathi. Ces deux différences se retrouvent par exemple dans le mot संस्कृत « sanskrit », qui en hindi se prononce (approximativement) /sanskrĭt/ mais en marathi /sawskrŭt/.

c) pour le vocabulaire, on estime qu’environ 10 à 15 % des mots dans les deux langues sont différents. Par ailleurs, un certain nombre de mots identiques ont des significations différentes en hindi et en marathi. Voici quelques exemples pour des mots courants qui diffèrent en hindi et marathi : pain = (h) रोटी /rōṭī/ ; (m) पाव /pāv/ – œil = (h) आंख /āṅkha/ ; (m) डोळा /ɖoḷhā/ – toujours = (h) हमेशा /hamēśā/ ; (m) नेहमी /nehmi/ – six = (h) छ /chaḥ/ ; (m) सहा /sahā/ – cent = (h) सौ /sau/ ; (m) शंभर /śambhar/.

d) enfin, pour la grammaire, on note aussi quelques différences, dont la principale est le maintien de trois genres en marathi, alors que le hindi a perdu le neutre. Le marathi distingue aussi entre un pronom personnel « nous inclusif » (l’interlocuteur fait partie du groupe dont le locuteur parle) et « nous exclusif » (il n’en fait pas partie), alors que le hindi, comme la plupart des langues indo-européennes, ne fait pas cette distinction. D’une façon plus générale, la grammaire du marathi semble plus complexe que celle du hindi, et le marathi compte aussi un plus grand nombre de dialectes, avec parfois une distinction très marquée entre les variantes rurales et urbaines.

De tout ce qui précède, on pourrait probablement dire que la « distance » qui sépare le hindi du marathi doit être à peu près la même que celle qu’il y a entre l’espagnol et le portugais.

Bonne soirée,
Michel.

Par Michel BELLON le 11/12/16 à 13h23

Bonjour,

Il y a une erreur dans mon précédent message. Désolé d’avoir été trop rapide et d’avoir laissé échapper cette faute d’inattention, que je corrige maintenant :

au point 3. b), le passage
« …en marathi, il correspond aussi à une nasale, mais devant une série de consonnes non nasales… »
doit être remplacé par
« en marathi, il correspond aussi à une nasale, mais devant une série de consonnes NON OCCLUSIVES… »

Merci,
Michel.

Par Chris K. le 11/12/16 à 16h41

Bonjour et merci Michel pour toutes ces informations concernant le marathi मराठी .

Comme je disais dans mon message précédent, les ressources francophones et anglophones pour apprendre le marathi sont rares;
parmi les langues indiques indo-aryennes, ce sont surtout le hindi/ourdou, le punjabi, le népali, le bengali, et le sanskrit qui font l’objet de diverses méthodes pour autodidactes.

Peut être que tu connais quelques livres intéressants (hormis les ouvrages généralistes de la collection « Parlons » des éditions de l’Harmattan) pour apprendre cette langue.
Si possible des ouvrages pour débutants qui soient simples, pratiques, abordables, et surtout qui n’abusent pas du jargon complexe des linguistes et des phonéticiens…

Par Michel BELLON le 12/12/16 à 1h44

Bonsoir Chris,

Il est vrai qu’il existe peu de matériel d’étude du marathi. Pour ma part, outre le « Parlons marathi » de L’Harmattan que tu mentionnes, j’ai dans ma bibliothèque les livres suivants :

a) Sanjay : Learn Marathi in 30 Days.
Le titre devrait mettre en alerte, mais à l’époque où j’ai acheté ce petit livre, publié en Inde et faisant partie d’une série d’ouvrages consacrés aux principales langues du pays (National Integration Language Series), je n’ai pas beaucoup hésité. Hélas, il est difficile d’en apprendre grand-chose, qu’on y passe 30, 300 ou même 3000 jours… La grammaire est trop partiellement présentée. La première partie, qui est un guide de conversation, est plus utile, mais à condition d’avoir déjà des notions de la langue.

b) Dishpande : Teach Yourself Marathi.
Publié par Hippocrene, ce livre ne se rattache donc pas à la très bonne collection anglaise TY, et c’est bien dommage. Guère meilleur que le premier, il comporte plusieurs erreurs dans la partie phonétique, de grosses lacunes dans la grammaire, et la progression qu’il propose est mal pensée d’un point de vue pédagogique. Bref, il réunit tous les défauts des « cours » Hippocrene ancienne version. Il ne peut être utile à mon avis qu’à ceux qui, ayant déjà de bonnes connaissances en hindi, veulent s’initier au marathi.

c) Krasa : Marathi Dictionary and Phrasebook.
Toujours chez Hippocrene, ce livre a pour auteur un polyglotte collaborateur d’Assimil à qui ce bloc-notes a déjà consacré un article, le 11/9/2014. Il doit être pris pour ce qu’il est, c’est-à-dire principalement un guide de conversation avec une liste de vocabulaire à double entrée. La grammaire n’est que survolée. Je dis « liste de vocabulaire » à dessein, car les indications données pour les mots retenus sont trop insuffisantes pour permettre de véritablement les utiliser. Cela ressemble un peu aux lexiques à la fin des méthodes Assimil… mais sans le cours qui précède.

d) Velankar : Learn Marathi in a Month.
Encore cette obsession d’une illusoire rapidité de l’étude, qui suggère faussement qu’on aurait affaire à une langue d’une grande simplicité ! Ce petit ouvrage reste dans la moyenne des précédents. Ses ambitions sont limitées, en dépit de son titre. Mais il se distingue toutefois des autres par la présentation plus complète qu’il fait de l’écriture.

e) Talk Now! Marâthî + Talk More Marâthî + Rhythms Marâthî. Ces deux cédéroms et le livre audio s’apparentent plutôt à des guides de conversation, comme tous ceux publiés par EuroTalk. Le point fort de cet éditeur est le nombre de langues qu’il propose, bien plus qu’Assimil, toutes publications des 50 dernières années confondues !***. Mais une fois n’est pas coutume, on peut recommander ces ouvrages de simple initiation, car ils permettent d’entendre la langue de la bouche de locuteurs natifs. L’absence de versions sonores fait en effet cruellement défaut aux autres livres jusqu’à présent cités.
*** Il doit donc bien y avoir un marché pour des langues comme l’islandais, l’albanais, le lituanien ou le wolof, pour ne rien dire du suisse-alémanique, du galicien, du macédonien, ou encore du kirghiz, du tchouvache, ou du navajo ! 😀

Enfin, il existe un livre qui me semble être le seul vrai manuel de marathi actuellement disponible. Publié chez Helmut Buske, à Hambourg, il est donc en allemand, ce qui limite sans doute son lectorat en France, où les germanistes sont insuffisamment nombreux. Je ne l’ai pas encore acheté, par conséquent je ne peux pas en juger directement, mais il est dû lui aussi à Daniel Krasa, et la grammaire y est semble-t-il exposée d’une façon systématique. De plus, il est accompagné d’un CD, et tous les exercices sont corrigés. C’est donc très probablement l’ouvrage de référence sur le marathi pour le moment. Son titre : Lehrbuch des Marathi.

Bonne fin de soirée,
Michel.

Par Michel BELLON le 12/12/16 à 17h46

Bonjour Chris,

Dans ma hâte hier, j’ai oublié d’indiquer le dernier volume que je possède sur le marathi. Il s’agit de celui de la série allemande Kauderwelsch, Marathi für Goa und Westindien – Wort für Wort, qui est accompagné d’un CD audio.

Par ailleurs, je viens de faire quelques recherches sur Internet, et je vois qu’a priori tous les livres que je mentionnais dans mon message sont disponibles sur Amazon (France, Royaume-Uni, États-Unis ou Allemagne ; mieux vaut comparer, parce que « Learn Marathi in a Month », par exemple, est bien meilleur marché sur Amazon France et Royaume-Uni que sur les deux autres).

De plus, j’ai trouvé d’autres publications consacrées à l’étude de cette langue. Je ne peux faire que des hypothèses sur leur qualité puisque je ne les connais pas. Je citerai entre autres :
Mundlay : We Speak Marathi.
Nutan Publishing : Everyday Marathi (en format électronique seulement ; très peu cher, mais aussi apparemment plus que succinct…).
Soffer : 1001 Basic Phrases English-Marathi + 1001 Exercices English-Marathi (il y a une série impressionnante de langues proposées par cet auteur, avec toutes les combinaisons imaginables ; à l’évidence, il ne s’agit ici que de compilations de mots et d’expressions livrés sans la moindre explication).
Raeside : Marathi Reading Course (d’après le sommaire, il semble assez complet, et c’est un cours de la London School of Oriental and African Studies, ce qui est certainement un gage de qualité, mais il est aussi assez cher).
Bellairs : A Grammar of the Marathi Language (réimpression d’un ouvrage de 1868).
Wilberforce-Bell : A Grammatical Treatise of the Marathi Language (là encore, réimpression d’un livre de la fin du XIXe siècle).
Burgess : Grammar of the Marathi Language.
Bloch : The Formation of the Marathi Language (gros livre indispensable si l’on s’intéresse à l’histoire de la langue).
Dhongde : Marathi (autre ouvrage publié par la LSOAS, description de la langue d’un point de vue de linguiste).

Il y a également deux livres qui pourraient t’intéresser, si tu ne les connais déjà, car ils sont dédiés à l’étude de l’écriture devanāgarī :
Snell : Read and Write Hindi Script (chez TY, donc probablement excellent, et avec exercices corrigés, mais ne traitant pas des particularités du marathi).
Shah : A Crash Course to Learn the Devanagari Script. For Hindi, Marathi, and Sanskrit Languages.

Enfin, en cherchant à partir du mot « marathi », on trouve (en particulier sur Amazon Royaume-Uni) de nombreux ouvrages en marathi, dont certains livres audio, avec possibilité d’en écouter des extraits, ce qui permet d’apprécier les sonorités de la langue.

J’espère que cela te sera utile dans ton étude du marathi !
Bonne fin de journée,
Michel.

Par Chris K. le 13/12/16 à 0h25

Merci Michel pour toute cette bibliographie.

Dans un premier temps je vais me procurer sur Amazon les 2 ouvrages de Daniel Krasa, à savoir:

– Lehrbuch des Marathi (avec CD)
– Marathi Wort für Wort (Kauderwelsch)

Et éventuellement le « Parlons marathi » de l’Harmattan pour avoir une vue d’ensemble de la langue et de la culture marathe.

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