Nouveauté : Grammaire du japonais
de Catherine Garnier

Publié le 16/02/2017 par Éditions Assimil
9 commentaires

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C’est l’une des grandes nouveautés Assimil pour 2017, et un projet mûri longuement par Catherine Garnier, notre spécialiste du japonais : Grammaire du japonais est un ouvrage de fond quelque peu iconoclaste qui défend ce que l’auteur a toujours soutenu : si on écarte l’écriture est ses difficultés réelles, le japonais est une langue simple. Le livre est préfacé par Claude Hagège, linguiste, polyglotte et professeur au Collège de France.
Contrairement au cas du français, il n’existe pas de grammaire standard du japonais, ce qui peut dérouter ceux qui se lancent dans l’étude de cette langue. Le présent ouvrage est avant tout un ouvrage pratique, qui se fixe pour but d’apporter un soutien éclairé à toute personne curieuse de mieux comprendre le fonctionnement de la langue japonaise. Et ceci, en proposant une description cohérente, simple, exhaustive de ses mécanismes. Pour ce faire, il s’écarte quelque peu de l’usage actuel , tant en France qu’au Japon. Utilisable en lecture continue, il peut aussi, grâce à un index fourni, être utilisé comme dictionnaire de grammaire.

La grammaire la plus habituellement en usage tant au Japon qu’à l’étranger est un assemblage de données venant de deux traditions différentes, une tradition japonaise pour certains faits,  la tradition occidentale pour d’autres, auxquelles il faut ajouter celles fournies par l’analyse linguistique contemporaine. La Grammaire du japonais de Catherine Garnier tente de prendre ses distances  par rapport  à cet héritage  et de s’en tenir directement à l’observation des faits de la langue. Selon l’auteur, la langue japonaise est en effet très remarquable par la simplicité des rouages qu’elle utilise et leur répétition, presque monotone, à divers niveaux de l’organisation de la phrase. L’ouvrage part de la description des types de phrases, pour petit à petit, « zoomer » sur les faits de détail. Il propose en particulier une approche originale de la morphologie des verbes et met en valeur l’existence d’une série d’outils qui se sont ajoutés au cours du temps à l’outillage primitif, pour créer toutes sortes de compléments. Cette approche permet de simplifier grandement la saisie de la structure syntaxique des énoncés. Faire percevoir la simplicité de l’organisation  de la langue japonaise, en utilisant délibérément le rōmaji (la notation du japonais en alphabet romain), telle est une des ambitions de cet ouvrage, dans la ligne de la méthode de japonais du même auteur.

Catherine Garnier viendra présenter et dédicacer son ouvrage au salon du Livre de Paris les samedi 25 et dimanche 26 mars 2017.

Commentaires

Par vegaz le 17/02/17 à 22h09

J’ai beaucoup aimé la méthode et les cahiers d’écriture Assimil pour le japonais, j’étais donc ravi en lisant cette nouvelle… mais après… pourquoi uniquement le romaji?

    Par Éditions Assimil le 21/02/17 à 9h42

    Imaginez le même ouvrage avec les kana et les kanji… cela contredirait complètement le dessein de l’auteur.

Par Yann le 20/02/17 à 21h59

« si on écarte l’écriture est ses difficultés réelles, le japonais est une langue simple. » Le français aussi ! 😀 l’écriture ET ses difficultés réelles.
Enfin y a pas de mal hein ^^ je fais moi-même allégrement parti de ceux qui se plantent souvent en confondant participe passé avec infinitif et même avec l’imparfait dans mon cas -_- lol

Très bon idée en tout cas ! Je pense et j’espère aussi que ce livre permettra de gravir le mont Fuji plutot par la promenade aux cerisiers fleuris plutot que par la falaise aux kanjis ! 🙂

Par Michel BELLON le 21/02/17 à 0h42

Bonsoir,

L’article ci-dessus souligne à juste titre que la Grammaire du japonais de Catherine Garnier comble enfin une lacune (n’oublions pas toutefois la Grammaire japonaise systématique en 2 tomes de Shimamori Reiko, publiée chez Maisonneuve il y a presque un quart de siècle, somme à ce jour inégalée).
Je viens de l’acheter, et je dois dire que je suis terriblement déçu qu’Assimil ait accepté de publier, en 2017, un livre en effet aussi important pour l’édition linguistique francophone, qui laisse de côté l’écriture, pourtant si intimement liée à cette langue.
Pour reprendre le parallèle fait par Yann, imagine-t-on une grammaire du français ou de l’anglais en transcription phonétique sous prétexte que l’orthographe de ces deux langues présente des « difficultés réelles » ?

Ainsi, on nous « refait le coup » de l’introduction au thaï, sauf qu’il ne s’agit pas cette fois d’un simple ouvrage d’initiation, mais d’un livre à l’ambition bien plus grande.
Et contrairement à ce que suggère l’article, l’auteure ne justifie nullement son choix de négliger l’écriture, se contentant de dire à la fin du préambule que « Le système de transcription adopté… est le système Hepburn… ». J’avoue que j’aurais lu avec beaucoup d’intérêt ce qui a poussé une spécialiste reconnue du japonais, co-auteure de la magnifique méthode « Sans peine », à nous offrir un tel ouvrage en passant sous silence tout un pan de la langue. Car l’écriture en est, quoi qu’on en dise, un élément indissociable. J’en veux pour preuve les cas assez nombreux d’ambiguïté due notamment aux homophones, aux lectures « on » et « kun », auxquels Maurice Coyaud a consacré un livre.
Telle qu’elle se présente, cette grammaire est hélas bien peu pratique pour l’étudiant, qu’elle obligera à reconstituer lui-même les formes écrites, indispensables à un véritable apprentissage du japonais.

Ce parti pris est d’autant plus incompréhensible qu’un moyen terme acceptable aurait été de transcrire les mots japonais en kana, comme cela se fait au Japon dans les ouvrages pour les enfants des petites classes, et pour l’enseignement de la langue aux étrangers. Les syllabaires hiragana et katakana sont suffisamment simples pour que quelqu’un qui s’intéresse à la langue au point d’en étudier la grammaire puisse les maîtriser en un temps relativement court.

Je comprends bien évidemment qu’il était assez indispensable de donner la translittération intégrale du japonais dans cette grammaire comme dans la méthode. Mais cela aurait abouti à un livre beaucoup plus volumineux et donc plus cher, et je soupçonne que la seule et vraie raison du choix fait soit cette considération économique.

Quoi qu’il en soit, je regrette qu’une splendide occasion de se distinguer dans l’excellence qui caractérise si souvent Assimil ait été ici manquée.
Peut-être une future réédition verra-t-elle au moins l’ajout d’une Partie 6 traitant de l’écriture et de ses principes, illustrée par de nombreux exemples pris dans les autres parties ?

Pour finir sur une note plus positive, je précise que je lirai cette Grammaire du japonais avec un grand intérêt. Après en avoir rapidement parcouru quelques passages, il me semble qu’il faut en recommander l’acquisition, même amputée de ses kana et kanji, à tous ceux qui s’intéressent à la langue japonaise.
Et j’espère aussi bien entendu que ce livre sera le premier d’une série nouvelle de grammaires venant compléter celles des méthodes, cahiers d’écritures et d’exercices, dictionnaires et guides de conversation.

Bonne fin de soirée,
Michel.

    Par Éditions Assimil le 21/02/17 à 9h49

    Bonjour, Grammaire du japonais n’a vraiment rien à voir avec l’introduction au thaï et ne peut être comparé à cet ouvrage. Vous pourrez débattre de ce choix d’abolir l’écriture avec l’auteure à la librairie japonaise junku prochainement, ou au salon du Livre. Croyez-bien qu’elle l’assume pleinement. Je lui transmets de toute façon votre message et elle vous répondra..

Par Chris K. le 21/02/17 à 3h10

Bonjour,

Moi aussi, en feuilletant le livre de grammaire du japonais de Catherine GARNIER, j’étais très surpris de ne voir aucun caractère japonais tout au long de l’ouvrage…

Mme GARNIER étant une spécialiste de la langue japonaise,
j’ai du mal à comprendre son choix d’occulter l’écriture, même si c’est un livre qui est exclusivement consacré à la syntaxe et à la morphologie du japonais.

日本語

Par Michel BELLON le 21/02/17 à 10h40

Bonjour,

Il ne s’agit en effet pas de comparer l’Introduction au thaï avec la Grammaire du japonais, mais bien de regretter que ces deux ouvrages présentent une langue en partie artificielle, puisqu’elle laisse dans l’ombre un de ses éléments essentiels.
Quand on étudie le japonais (le chinois, le hindi, le khmer…) on ne peut se passer de l’écriture, car une fois en contact avec la réalité du pays, on ne trouve aucun texte en romaji.
Pour tirer pleinement profit de cette grammaire, aussi remarquable soit-elle, il faut donc disposer de la « vraie version » des exemples japonais, et le travail de restitution est donc laissé ici à la charge des étudiants. Mais disons, pour voir les choses du bon côté, que ce sera un excellent exercice pour ceux qui auront le courage de s’y livrer ! 😀

Par ailleurs, j’ai bien compris que l’auteure assume son choix, mais j’aurais aimé qu’elle argumente dans l’introduction de l’ouvrage un « dessein » qui me laisse perplexe, car vivant loin de Paris, je ne pourrai pas, comme sans doute une majorité de participants à ce bloc-notes, faire le déplacement pour rencontrer Catherine Garnier.

Encore une fois, je me réjouis de la publication d’un ouvrage qui, pour autant que je puisse en juger à ce stade, et n’étant absolument pas un spécialiste du japonais, est suffisamment novateur pour attirer l’attention de tous ceux qui s’intéressent à cette langue. Mais à mon avis (et j’ai peine à l’exprimer, car j’ai une très haute opinion de l’ensemble du travail fait par Assimil et ses auteur-e-s depuis presque 90 ans), en ne disant rien du système d’écriture de la langue, cette Grammaire risque fort de ne pas avoir le retentissement qu’elle aurait mérité.

Bonne journée,
Michel.

Par Bruno le 21/02/17 à 11h00

J’avance lentement mais à pas assurés en japonais grâce à l’excellente méthode Sans Peine mise à jour en 2014. J’ai pris la difficile décision d’ignorer l’écriture au début et de m’initier au japonais parlé uniquement jusqu’à la fin de l’ouvrage et de « m’occuper » de l’écriture par la suite (comme les petits Japonais qui apprennent d’abord à parler avant de tracer les kana/kanji à l’école).

Dans cette optique, je suis absolument ravi de la grammaire de Catherine Garnier (reçue hier par la poste) qui explique tout en rōmaji, cela me permettra d’élucider certains points de grammaire pas toujours approfondis dans le Sans Peine.

Je comprends la tristesse et la déception de certains commentateurs ici de ne pas voir un seul kana/kanji dans cette grammaire, moi ça m’arrange ! Je dis donc un grand merci à Catherine Garnier (et sa co-auteure) pour l’excellente méthode Sans Peine, et maintenant pour cette magnifique grammaire que j’ai eu le plaisir de feuilleter hier pour la première fois.

Un seul bémol touchant au dictionnaire JaponaisFrançais d’Assimil qui lui aussi permet de consulter l’ouvrage en rōmaji : le dictionnaire en lui-même me plaît, mais la qualité d’impression est très mauvaise : il y a plusieurs pages où deux couches d’impression superposées sont décalées, ce qui rend les pages quasiment illisibles.

Par Bruno le 21/02/17 à 11h12

J’ajouterais juste ceci, en vœu pieux : si vous pouviez d’ores et déjà préparer le Perfectionnement Sans Peine du japonais, comme ça à l’horizon 2019 (eh oui, sont lents ces petits Suisses), au terme de la leçon 98 du Sans Peine, j’aurais 70 nouvelles leçons pour enchaîner directement et me faire plaisir jusqu’en 2023 ! D’autant plus que Catherine Garnier doit être au chômage technique ces jours-ci, ayant terminé la grammaire, ce serait l’occasion de lui fournir un nouveau CDD 🙂

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