Langues en danger :
attention à leur disparition !

Publié le 05/05/2015 par Assimil
19 commentaires
langues en danger unesco

L’Unesco fait un suivi aussi précis que possible de la santé des langues. Près de 4% des langues ont disparu depuis 1950 et près de 40 % sont considérées comme menacées d’extinction pure et simple.

Selon l’UNESCO, près de la moitié des langues parlées actuellement dans le monde pourraient totalement disparaître avant la fin du XXIe siècle. En Afrique, en Amérique du Sud et sur l’ensemble du globe, quelles sont les langues en danger, et quels sont les phénomènes qui engendrent la disparition des langues ?

Disparition des langues : quelques données à méditer

Aux confins de l’Amazonie brésilienne, en Mélanésie, en Afrique Subsaharienne ou encore au Groenland, plusieurs langages ne sont parlés que par une communauté de quelques centaines, voire quelques dizaines de personnes. Des langages voués à disparaître avec leurs derniers locuteurs, au détriment de la richesse culturelle et linguistique du globe. Dans moins de 100 ans, on estime que 500 à 3000 langues seulement survivront à ce phénomène de disparition qui s’accélère de jour en jour.

S’il est difficile de chiffrer le nombre total de langues qui ont déjà disparu, certains linguistes estiment à 75 le nombre d’idiomes éteints en Europe et en Asie mineure au cours des 5 derniers siècles ; 115 langues auraient également disparu aux États-Unis pendant la même période.

les langues en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Sur les quelque 7000 langues parlées dans le monde, environ 750 sont parlées sur le seul territoire de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ce qui en fait le pays le plus dense en matière de langues vivantes.

On considère qu’une langue est en danger quand ses locuteurs cessent de la pratiquer, la réservent à des domaines restreints ou disparaissent sans l’inculquer à leurs descendants. Sur les quelque 7000 langues existantes, 3500 sont parlées par seulement 0,1% de la population. Moins de 10 langues sont parlées par 40% des êtres humains, et 400 langues sont parlées par 95% de la population mondiale. On trouve ainsi une concentration de langues dans les milieux hostiles à l’homme que sont les forêts humides, les mangroves ou encore les hauts plateaux. La destruction de ces écosystèmes favorise donc la disparition de bon nombre de ces langues, en Papouasie-Nouvelle-Guinée ou en Amazonie par exemple. La création des États-Nations dans les pays occidentaux est aussi un facteur favorisant le monolinguisme, puisque la langue devient une affaire d’État.

Si cette disparition des langues est alarmante en Afrique et en Amérique du Sud, au sein de pays abritant des peuples dits « minoritaires », elle est aussi une réalité dans les pays occidentaux. En France par exemple, on considère que les dialectes régionaux comme le Corse, le Champenois ou encore le Lorrain sont voués à disparaître peu à peu.

Langues en danger : pour quelles raisons ?

Il existe de nombreux facteurs qui, à grande échelle et au quotidien, mettent certaines langues en danger et menacent leur transmission.

Uniformiser pour mieux échanger

Pour simplifier les échanges commerciaux, politiques et les flux de population, le monde moderne s’est employé à réduire les diversités linguistiques. Des langues dominantes comme l’anglais, l’espagnol, le mandarin, l’hindi, le français ont ainsi servi de vecteurs pour communiquer, élaborer des partenariats entre les nations et globaliser la culture au détriment de la variété linguistique.

L’avancée des technologies

Réseau mondial par excellence, Internet, omniprésent dans notre quotidien, connecte les hommes du monde entier et simplifie les échanges. Pour les fluidifier, l’anglais s’est imposé à la fois pour la place majeure que la langue occupe au niveau mondial, mais aussi pour sa grammaire simple et logique. Une homogénéisation pratique qui participe là encore à l’anéantissement de certaines langues. Un point de vue qu’il convient cependant de nuancer, la téléphonie mobile et les réseaux sociaux, par exemple, permettant grandement de perpétuer l’utilisation de « petites langues ».

La colonisation et la pression politique

La domination militaire, économique, religieuse ou culturelle d’un pays peut aller de pair avec l’obligation de parler la langue officielle. En parallèle, les idiomes parlés auparavant sont parfois réprimés, entraînant la disparition de ces langues.

La destruction de certaines zones naturelles

L’industrialisation et l’urbanisation croissantes des différentes zones du globe se font souvent au détriment des espèces végétales, animales et des peuples qui y vivent. Contraints à abandonner leur cadre de vie et leur culture, ces peuples se retranchent dans les régions alentours et abandonnent souvent leur langue pour adopter celle des autochtones, afin de faciliter leur intégration.

À lire aussi: Le Same : quelle langue parle le Père Noël ?

L’immigration et la perte de la langue maternelle

Lorsqu’une famille quitte son pays d’origine pour un autre, elle apprendra généralement la langue de ce pays d’accueil à ses enfants, pour les aider à comprendre leur société et à s’y intégrer. Une génération suffit pour cesser de transmettre une langue maternelle et perdre cet héritage.

Certaines actions sont entreprises par l’UNESCO pour sauvegarder les langues en danger, en encourageant notamment l’enseignement des langues dites « minoritaires » ou l’utilisation de ces idiomes dans les médias par exemple. La France prend également des mesures pour sauvegarder son patrimoine linguistique grâce à la « Charte Européenne des langues régionales ». Si une première étape a été franchie en septembre 2014 avec la validation de la proposition de loi par les députés, la route s’annonce encore longue avant une éventuelle entrée en vigueur.

Assimil vous accompagne …

Profitez de la méthode intuitive proposée par Assimil pour apprendre efficacement l’une de ces langues en danger, comme le yiddish par exemple, et enrichir votre culture de manière ludique.

Commentaires

Par Dominique C le 11/05/15 à 15h12

Je reste persuadée qu’un des meilleurs moyens de protéger les langues considérées comme « moins importantes » et donc boudées par leurs locuteurs, reste de modifier radicalement la hiérarchisation entre les langues en général.

Il faut faire baisser la « pression » des « grandes langues » telles que l’anglais, le français, le chinois etc. afin que l’apprentissage de ces langues soit choisi librement, et non, comme maintenant, sur des critères (parfois surévalués) de « plus-value » économique.

L’outil idéal pour cela reste la langue internationale espéranto, et il est un peu dommage qu’Assimil soit pusillanime et ne réédite pas sa méthode de cette langue, certes vieillotte, mais très efficace.

Il est vrai qu’est paru « l’espéranto de poche », et que des méthodes existent sur la Toile.
Mais Assimil Espéranto m’a permis d’être autonome SANS EFFORT en moins de 6 mois (pour établir une comparaison, l’allemand, je le prends et le reprends depuis plusieurs années… l’espagnol j’ai eu besoin de 2 ou 3 ans).
Terminons en signalant que la Pologne vient de classer l’espéranto comme une part de son « patrimoine immatériel » !!!! (en effet Zamenhof, l’auteur qui a compilé des racines du vocabulaire européen et construit la grammaire rigoureuse de cet idiome puissant, était né à Białystok).

    Par Éditions Assimil le 11/05/15 à 16h09

    Bonjour Dominique,
    en ce qui concerne l’espéranto les ventes étaient vraiment devenues très faibles mais on s’y intéresse toujours ! Il faut aussi reconnaître qu’on trouve beaucoup de ressources gratuites et de qualité en ligne pour apprendre l’espéranto aujourd’hui.
    Nous allons bientôt publier un entretien au sujet de l’espéranto et du congrès de Lille, dans les deux langues. Nous ne savions pas que la Pologne vient de classer l’espéranto à son patrimoine immatériel. Nous n’avons pas vu le moindre article à ce sujet. Si vous avez un lien, nous sommes preneurs !

Par Serbero le 11/05/15 à 20h12

Je suis d’accord avec Dominique sur la question de l’espéranto.
De plus la méthode d’espéranto est bonne (mais aurait bien besoin d’une petite actualisation) tout comme le guide de conversation. Mais c’est vrai que l’espéranto se diffuse aujourd’hui surtout par internet et c’est sur ce support qu’apprennent la majorité des espérantistes à mon avis, d’où les faibles ventes. Cela dit, je suis curieux de découvrir l’entretien sur l’espéranto !

Par Michel BELLON le 11/05/15 à 22h19

Bonsoir,

L’espéranto fait partie, avec six autres éléments, de la « Krajowa lista niematerialnego dziedzictwa kulturowego » *** (Liste nationale du patrimoine culturel immatériel), qui recense les manifestations immatérielles principales du patrimoine polonais. Cette liste n’est pas très récente, puisqu’elle a été élaborée dans les années qui ont suivi la ratification par la Pologne de la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, datant de 2003.
La Pologne n’a encore aucun élément inscrit au patrimoine immatériel mondial, et la Liste nationale ne contient donc que des propositions qui pourraient être validées par l’UNESCO dans l’avenir.
Malheureusement, les sites traitant de ces questions sont en polonais. Le principal est celui de l’Institut National du Patrimoine, dont voici à tout hasard le lien :
http://niematerialne.nid.pl/

*** Chris remarquera sans doute que dans ce texte long de 49 lettres n’apparaît pas le moindre caractère spécial propre à la langue polonaise (ą , ę, ó, ć, ł, ń, ś, ź et ż), ce qui est assez exceptionnel.

Bonne soirée à tous,
Michel.

    Par Éditions Assimil le 12/05/15 à 14h19

    Merci Michel pour ces précisions.

Par Dominique C le 15/05/15 à 15h34

Merci Michel
Je ne savais pas que cette liste était si « ancienne » (12 ans déjà?)
.
On trouve aussi cet article, avec la mention de l’espéranto dans les dernières lignes :

http://wiadomosci.wp.pl/kat,1342,title,Dudy-podhalanskie-na-krajowej-liscie-niematerialnego-dziedzictwa-kulturowego,wid,17179339,wiadomosc.html?

« Na krajowej liście niematerialnego dziedzictwa kulturowego, obok dud podhalańskich, znajduje się sześć pozycji: rusznikarstwo artystyczne i historyczne, szopkarstwo krakowskie, pochód Lajkonika, flisackie tradycje w Ulanowie, procesja Bożego Ciała w Łowiczu oraz język esperanto jako nośnik kultury esperanckiej. »

Ma connaissance élémentaire de la langue ne me permet pas de traduire, mais TG me donne ceci (j’ai carrément effacé ce qui est incompréhensible):

« Sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel, en plus de (…), il y a six éléments: armurier patrimoine artistique et historique, (…) Cracovie, la parade de Lajkonik, traditions Raftsmen dans Ulanow, Corpus Christi procession à Lowicz et de la langue espéranto comme un support de la culture espéranto. »
——————
Et puisque je parle de Translate Google, remarquons au passage que l’usage de l’anglais comme langue-pivot en diminue l’efficacité (en conjugaison, par exemple…) et procure souvent des résultats surréalistes.
Mais ce qui pourrait aisément être corrigé, c’est que quand on entre un texte contenant le mot « espéranto », c’est souvent traduit par « english » !!!

Par Dominique C le 15/05/15 à 16h00

De recherche en recherche, j’ai trouvé ce billet du media « La Balta Ondo » (La Vague Balte)
http://sezonoj.ru/2014/11/pollando-2/

« La 31an de oktobro 2014 la pollanda ministrino pri kulturo kaj nacia heredaĵo Małgorzata Omilanowska subskribis dokumenton, laŭ kiu Esperanto estas enmetita en la Polan liston de nemateria kultura heredaĵo. Ĉi tiu enlistigo okazis danke al la intensa kunlaboro de EDE-PL (Pola Asocio Eŭropo-Demokratio-Esperanto) kun pollandaj parlamentanoj, pollandaj Esperanto-organizaĵoj, pola instituto de nacia kultura heredaĵo kaj kun helpo de landaj kaj eksterlandaj sponsoroj

La sukcesa evento, iniciatita de la pollanda parlamentano Edmund Wittbrodt kaj de la estrarano de EDE-PL Kazimierz Krzyżak, permesas estonte proponi Esperanton por la reprezenta UN-listo de la nemateria kultura heredaĵo de la homaro. »

Jerzy Antoni Walaszek
————————-
FR:
Le 31 octoble 2014, la ministre polonaise de la culture et du patrimoine national, Małgorzata Omilanowska, a signé un document selon lequel l’espéranto est inclus dans la liste du patrimoine culturel immatériel. Cette inclusion a été réalisée grâce à l’intense collaboration de EDE-PL (Association Polonaise de Europe-Démocratie-Espéranto) avec les parlementaires polonais et les associations polonaises d’espéranto., l’institut polonais du patrimoine culturel, et avec l’aide de mécénats originaires du pays et d’autres pays.

L’ heureux événement, provoqué par le parlementaire Edmund Wittbrodt et le responsable de EDE-PL Kazimierz Krzyżak, autorise à l’avenir de proposer l’espéranto pour la liste des Nations Unies du patrimoine immatériel de l’Humanité.

Jerzy Antoni Walaszek
————————————-
Je pense que le mécénat extérieur est celui de M Etsuo Miyoshi, un industriel japonais qui a eu un coup de foudre pour la langue de Zamenhof voici 20 ou 30 ans…

Par Dominique C le 15/05/15 à 16h50

J’ai fait une synthèse dans un billet de blog, ici
http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-c/150515/patrimoine-immateriel-culturel-de-la-pologne

Par Michel BELLON le 15/05/15 à 23h15

Bonsoir Dominique,

La traduction du texte que tu indiques dans ton premier message d’aujourd’hui est la suivante :
Sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel, on trouve, à côté des cornemuses du Podhale, six éléments : l’armurerie d’art historique, les crèches de Noël de Cracovie, les défilés de lajkoniks**, la batellerie traditionnelle d’Ulanów, la procession du Corpus Christi de Łowicz ainsi que l’espéranto en tant que vecteur de la culture espérantiste.
**lajkonik = cheval-jupon, homme en costume de cavalier oriental portant autour de la taille une armature figurant un cheval caparaçonné de vives couleurs ; c’est un personnage du folklore populaire qui apparaît lors du carnaval de la Fête-Dieu de Cracovie et que l’on retrouve sous diverses formes dans d’autres régions d’Europe.

La liste en question n’est pas si ancienne que ça en effet. Elle ne date que d’octobre dernier. Pour l’instant, pour autant que je sache, le processus de classement de l’un ou l’autre des éléments qu’elle contient n’est pas commencé.

Je m’intéresse aussi aux langues construites, principalement à l’espéranto et au volapük, et je pense en effet qu’Assimil devrait rééditer la méthode d’espéranto publiée il y a plus de quarante ans (déjà !). Compte tenu du caractère assez stable de la langue, il serait possible de la reprendre presque telle quelle, en se contentant de la « rafraîchir » par l’ajout de quelques leçons présentant un vocabulaire et des sujets plus contemporains que ceux des années 70.

Bonne soirée,
Michel.

    Par Éditions Assimil le 18/05/15 à 9h32

    Michel, nous avons déjà échangé, sur les différents réseaux sociaux, au sujet des raisons qui ont conduit au retrait de l’espéranto dans la collection sans peine. Les ventes étaient vraiment très faibles, et la concurrence de ressources gratuites ne nous incite pas à l’optimisme dans ce format. Maintenant, comme nous l’avons déjà signalé, cela n’enlève rien à notre intérêt pour l’espéranto et à la possibilité d’y consacrer un ouvrage dans une autre collection.

Par ahossan jean-yves Tanoh Bibi le 27/06/16 à 6h42

quel est l’apport des TIC dans la sauvegarde des Langues?

Par Anahita Waziry le 17/07/16 à 15h22

Bonjour,
Est-ce que le pashto apparaîtra dans votre collection « sans peine »?
Je ne pense pas que se soit une langue en voix de disparition mais, vous savez, il y a très Très peu de méthode d’apprentissage du pashto, même à partir de l’anglais je n’ai rien trouvé d’aussi bonne qualité que votre méthode.
Il y a de plus en plus de migration d’afghans pashtuns (et en minorité pakistanais pashtuns) dans le monde et surtout en Europe alors il se peut que « le Pashto sans peine » aide beaucoup d’entre nous.
Vous en parlez dans ce billet, avec l’immigration, au bout de quelques générations il y a « des risques » de perdre sa langue maternelle (mon cas).
Enfin bref, il serait vraiment intéressant que vous publiez une méthode d’apprentissage du pashto.
bonne journée,
Anahita Waziry

    Par Éditions Assimil le 18/07/16 à 8h46

    Bonjour Anahita, toutes les langues écrites seraient intéressantes dans la collection sans peine, mais on doit cependant prendre en compte le marché des langues et la diffusion en librairies, puisque les libraires sont nos principaux vendeurs. Et de ce point de vue, une méthode de pashto ne trouverait une diffusion que dans quelques points de vente seulement, ce qui serait sans doute insuffisant pour rentabiliser un tel investissement. Mais dans une collection qui resterait à créer dans le futur, pourquoi pas ?

Par Chris K. le 18/07/16 à 22h15

Anahita, en attendant je peux vous conseiller le manuel de pashto aux éditions de l’Asiathèque paru en 2013.
Ce livre est très complet, même s’il est très universitaire dans sa présentation.

Par Michel BELLON le 22/06/17 à 10h56

Bonjour,

Pour changer un peu le sujet de nos discussions les plus récentes, je reviens sur les échanges que nous avons eus ici il y a un peu plus de deux ans.
Nous sommes le 22 juin, et c’est aujourd’hui qu’a lieu à Cracovie, comme chaque année le premier jeudi après la fête du Corpus Christi, le défilé du Lajkonik ou « cheval-jupon ».
Comme d’habitude, le cortège va parcourir les rues de la ville dans une ambiance festive et colorée, des rives de la Vistule dans le quartier de Zwierzyniec à la Grand-Place Marché de la Vieille Ville (Rynek Główny Starego Miasta), l’une des plus belles de Pologne, désignée même en 2005 comme la plus belle du monde par le Project for Public Spaces américain ! Ceux que le lajkonik touchera de sa massue sont assurés d’une année chanceuse.
Cette fête est une belle occasion de découvrir la magnifique ville de Cracovie, de se plonger dans la foule animée et joyeuse qui envahit les rues et… de pratiquer le polonais !

Bonne journée et… wesołego pochodu lajkonika!
Michel.

Par Michel BELLON le 22/06/17 à 11h05

… la Grand-Place DU Marché de la Vieille Ville…
Belle occasion, là encore, pour appuyer la demande de Chris et Aravinda (entre autres) concernant la possibilité de rectifier après coup les fautes de frappe, d’inatention, et autres que l’on peut faire en tapant un message !

Merci,
Michel.

Par Michel BELLON le 22/06/17 à 11h10

Et tant qu’à parler d’inaTTention, donnons-en un excellent exemple ! 😀

Par Michel BELLON le 24/06/17 à 15h27

Bonjour,

Pour poursuivre l’évocation de traditions populaires, et à l’occasion la parution de la nouvelle édition du Finnois, notons que nous fêtons aujourd’hui la Saint-Jean, le Juhannus des Finlandais.
C’est par hasard qu’en 2017 cette fête coïncide avec celle de Jean le Baptiste, car en Finlande elle est célébrée le samedi le plus proche de la Saint-Jean, et donc selon les années entre le 20 et le 26 juin.

Le Juhannus plonge ses racines dans le passé païen du pays. Le solstice d’été était à l’origine la Ukon Juhla, la « Fête d’Ukko » (Ukko > génitif Ukon, en raison de l’alternance caractéristique du finnois entre radicaux fort et faible), le dieu principal du panthéon finnois, dont le nom complet est Ukko Ylijumala, le « Vieillard Dieu Suprême » qui régnait sur les récoltes, le ciel et les phénomènes atmosphériques, le tonnerre en particulier (le mot ukkonen signifiant orage, tonnerre, est la forme diminutive de Ukko). Il est désigné aussi par le surnom affectueux d’Isäinen (Isoinen dans une forme plus ancienne), le « Petit Père ».
Pour en savoir plus sur la mythologie finnoise, on pourra se reporter au Kalevala, ou dans un genre plus léger au roman d’Arto Paasilinna Ukkosenjumalan poika, « Le Fils du dieu de l’orage ».

Ceux qui le peuvent mettent à profit la fête pour partir passer le week-end loin des villes, dans un chalet au bord d’un lac. Pour la Juhannusaatto, « Veille de la Saint-Jean », on se réunit au sauna, puis on allume de grands feux de bois et l’on passe une longue soirée au soleil de minuit, à manger, boire et parler de tout et de rien en famille et entre amis… suomeksi, se on itsestään selvää!

Bon après-midi,
Michel.

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