Le WWOOFing : une façon de voyager
originale et enrichissante

Publié le 03/07/2017 par Assimil
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Envie de passer des vacances à l’étranger d’une façon écologique et abordable ? Le WWOOFing est la solution originale par excellence : travailler dans une ferme bio en échange du gîte et du couvert. Et pourquoi pas ?

Le WWOOFing : qu’est-ce que c’est ?

Le WWOOFing (« World-Wide Opportunities on Organic Farms ») est un concept né au début des années 1970, à l’initiative d’une londonienne en manque de nature. Aujourd’hui, ce programme s’est développé dans plus de 100 pays.

Histoire du WWOOFing

En 1971, l’anglaise Sue Coppard propose ses services à des fermiers afin de quitter Londres le temps d’un week-end. Elle se rend vite compte qu’elle n’est pas seule à vouloir s’échapper à la campagne : c’est alors que naît l’idée du WWOOFing. À l’époque, le concept concernait principalement les courts séjours d’un week-end – l’acronyme WWOOF se décomposait ainsi : « Working Weekends On Organic Farms » (week-ends de travail dans des fermes bio). Mais avec l’engouement mondial que le WWOOFing a rapidement suscité, les week-ends sont devenus des semaines et parfois des mois. Le WWOOFing devient alors « World-Wide Opportunities on Organic Farms » (offres d’emploi internationales dans des fermes bio).

Les principes du WWOOFing

Le WWOOFing est un concept de vacances solidaires qui place l’échange au centre des relations humaines. À ne pas confondre avec le couchsurfing, le WWOOFing ne met pas simplement un toit à disposition des touristes. Les hôtes offrent le logement et la nourriture en échange de travail bénévole dans leur exploitation. Il suffit pour les voyageurs de choisir l’activité qu’ils souhaitent découvrir ou approfondir pendant leur séjour. Maraichage, jardinage, écoconstruction sont les activités les plus couramment proposées par les hôtes. La durée du séjour peut varier, de moins d’une semaine à plusieurs mois.

Les avantages du WWOOFing

Le WWOOFing est une façon originale de s’immerger dans un nouveau pays. Selon les hôtes, le concept est accessible à tous les types de bénévoles (ou WWOOFers) : en solitaire, entre amis ou en famille.

L’échange de savoirs

En participant au travail dans une exploitation ou en aidant à la construction d’une maison écoresponsable, le WWOOFer se forme naturellement au travail quotidien de l’hôte qui le reçoit. Ce dernier lui transmet ses valeurs et son amour de l’environnement. De l’autre côté, le WWOOFer peut partager ses expériences de voyage tout en enseignant sa culture aux locaux qui l’accueillent. Dans certains cas, plusieurs WWOOFers de pays différents peuvent se retrouver au même endroit pendant plusieurs semaines, créant une sorte de communauté multiculturelle.

S’immerger dans la culture et la langue d’un pays

Faire du WWOOFing pendant une semaine ou plus permet de s’immerger complètement dans un autre environnement, un autre mode de fonctionnement. Les échanges se font souvent dans une autre langue que celle d’origine. Et quel meilleur moyen pour apprendre une langue que de s’immerger totalement dans un pays différent ? En plus d’acquérir de nouvelles compétences, le WWOOFer peut découvrir ou approfondir une langue qu’il pratique peu au quotidien.

Les qualités nécessaires pour faire du WWOOFing

Si le WWOOFing est accessible à tous, il faut néanmoins posséder quelques qualités préalables pour profiter un maximum de l’expérience.

  • Adaptation

Dans certaines structures, le confort peut être spartiate, sans Internet ni même électricité. Il faut donc savoir s’adapter rapidement et ne pas s’attendre à séjourner en hôtel 4 étoiles lorsque l’on part en WWOOFing. De même, plonger dans un monde nouveau peut être perturbant lorsque l’on n’est pas habitué. Les us et coutumes, tout comme la nourriture, ne seront pas nécessairement les mêmes qu’en France. C’est pourquoi une capacité d’adaptation est primordiale.

  • Débrouillardise

L’hôte n’accueille pas gratuitement les voyageurs. Le principe étant le partage de savoirs, le WWOOFer doit mettre la main à la pâte pour profiter du gîte et du couvert. Le travail manuel peut être très variable selon les structures d’accueil : jardinage, débroussaillage, bricolage, soin des animaux, etc. Tout comme l’adaptation, la débrouillardise sera la meilleure alliée dans cette aventure alternative.

  • Curiosité

Pour une fois la curiosité n’est pas un vilain défaut, surtout lorsqu’il s’agit de vacances solidaires. Le choix de la structure d’accueil va dépendre de l’envie du WWOOFer. La variété d’activités disponibles dans le monde peut donner le tournis. Le mieux à faire est de se renseigner auprès des hôtes avant le départ pour se rendre compte de la réalité du travail attendu. De même, rencontrer de nouvelles personnes est le cœur de ce projet de vacances originales, alors mieux vaut être curieux.

Le WWOOFing : comment ça marche ?

Il est possible de faire du WWOOFing dans plus d’une centaine de pays, dont le Royaume-Uni, l’Argentine, les États-Unis, la Norvège, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou encore le Japon, le Ghana et le Népal. Selon les pays, le choix des hôtes est plus ou moins vaste.

Comment participer au WWOOFing ?

Il existe deux moyens de participer au concept de WWOOFing : en étant bénévole, ou en proposant le gîte et le couvert.

  • Devenir WWOOFer

La plupart de ces pays possèdent une association dédiée au WWOOFing, recensant les hôtes disponibles selon les régions et les activités proposées, ainsi que leurs coordonnées. Pour les obtenir, il faut s’inscrire sur le site du pays où l’on souhaite travailler, moyennant souvent une adhésion annuelle. Il sera ensuite possible d’entrer en contact avec les hôtes. Attention, si vous souhaitez faire du WWOOFing dans un pays étranger, il ne faut pas s’inscrire sur le site WWOOF France. Retrouvez la liste des sites WWOOF par pays sur WWOOF International.

  • Devenir un hôte

Pour devenir hôte, il suffit de soumettre sa candidature au site WWOOF du pays où l’exploitation se trouve, moyennant une adhésion annuelle à l’association. En candidatant en tant qu’hôte, il faut bien accepter le fait que les WWOOFers ne remplacent en aucun cas des potentiels salariés et que le temps de travail ne doit pas excéder 25 heures par semaine.

Les démarches administratives à effectuer avant de partir

En général, il n’est pas nécessaire d’avoir un visa travail pour faire du WWOOFing à l’étranger, étant donné qu’il ne s’agit pas d’un travail rémunéré. Un simple visa de tourisme est suffisant dans la plupart des cas. Les personnes âgées de moins de 30 ans peuvent profiter du visa vacances-travail qui leur permet de rester jusqu’à un an dans certains pays comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Il est essentiel de se renseigner auprès des ambassades des pays concernés avant le départ afin d’obtenir le visa adéquat. Il est également conseillé d’être bien assuré avant de partir, pour faciliter le rapatriement en cas d’accident.

 Assimil vous accompagne …

Soyez prêt pour votre futur voyage à l’étranger grâce à Assimil. Anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, ou encore arabe : Assimil vous propose de nombreuses méthodes d’apprentissage de langue.

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